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30/06/2011

Montpellier: les nouveaux horaires du muse Fabre

musee-fabre.jpg A compter du 1er juillet 2011, le musée Fabre de Montpellier agglomération change ses horaires d’ouverture. En unifiant ses heures d’ouverture, il permet une meilleure lisibilité de son offre au public.
De plus, les expositions temporaires estivales bénéficieront d’une amplitude élargie. Le musée reste fermé au public les lundis.
Nouveaux horaires :
- Ouverture du musée : du mardi au dimanche, 10h-18h, et jusqu’à 19h pour l’exposition temporaire estivale Odilon Redon, Prince du Rêve, 1840-1916 à partir du 7 juillet.
- Hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran, département des Arts décoratifs du musée Fabre : du mardi au dimanche, 14h-18h.
- Fermé le lundi.
- Fermeture les 1er janvier, 1er mai, 1er novembre et 25 décembre. Ouvert le 14 juillet.
Ces modifications portent à 48h l’ouverture hebdomadaire des collections permanentes, contre 47 actuellement, et à 54h l’ouverture hebdomadaire des expositions temporaires d’été. www.montpellier-agglo.com/museefabre

"Jean-Baptiste Pillement et son temps" à Pézenas : du rococo et de magnifques séries de dessins

pillement, PézenasA Pézenas, le musée de Vulliod Saint-Germain propose jusqu’en octobre à ses visiteurs, une exposition temporaire “Pillement et son temps”, réalisée à l’initiative des Amis de Pézenas. L'oeuvre du peintre Jean-Baptiste Pillement (1728-1808), qui s’est installé à Pézenas après 1789, ainsi que le courant artistique qui a animé l’Europe des lumières de la fin du XVIIIe siècle; est présentée  dans cette exposition.
Jean-Baptiste Pillement ets un des plus grands représentants du mouvement “rococo”, à travers l’Europe. Il a obtenu en 1778, le titre de peintre de la reine Marie-Antoinette, pour laquelle il a exécuté de nombreuses peintures décoratives au Petit Trianon.
Son oœeuvre constitue un témoignage de l’art du XVIIIe et comprend surtout des éléments décoratifs, fleurs naturelles et de fantaisie dans le goût chinois, propre aux manufactures de soie, et indienne.
Ouverte jusqu’en octobre, l’exposition sur Pillement peintre de paysages au XVIIIème siècle, permet de découvrir de magnifiques séries de dessins, peintures, costumes, accessoires et de nombreuses œuvres autour de ces thèmes et de la vie bourgeoise à Pézenas au XVIIIème siècle.
  En 2010, le Musée a acquis deux dessins de Pillement qui sont venus enrichir le fonds mis à l’honneur pour l’exposition temporaire 2011.
A voir absolument en famille. Musée de Vulliod Saint-Germain, Juin - octobre 2011 3 rue Albert-Paul Alliès Pézenas (34) Du mardi au dimanche de 10h à 12h et de 15h à 19h. Tarif : 2,50€

pillement, Pézenas

 

29/06/2011

Marché de l'art à la Cigale, ce samedi, à Montpellier

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A ne pas rater, ce samedi 2 juillet, le marché de l'art de la Cigale à Montpellier! Isabelle Marsala, Pascal Mamol, Fée de soie, 500°, Vogel Singher, Label Hélène, Véro Lhomet, Frédérque Azaïs-Ferri et Denis Lheenard sont à l'affiche. Au programme également : à partir de 19 heures, Olaketal Ukélélé et une dégustation des vins du Domaine de Rieucoulon.
Braserie des Cigales, 7 bd des Arceaux, Montpellier

 

Musée archéologique de Lattes : avant l'expo d'été, réception du linteau de Glanum

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Le site archéologique Lattara-musée Henri Prades de Montpellier Agglomération accueillera, à partir du 9 juillet, sa première grande exposition d’été : Des Rites et des Hommes, les pratiques symboliques des Celtes, des Ibères et des Grecs. Montpellier Agglomération présente aujourd’hui une des pièces maîtresses de l’exposition, un linteau originaire de Glanum (Saint-Rémy-de-Provence), mesurant 2,50 mètres pour un poids d’1,3 tonne. Magnifiquement conservé, ce vestige antérieur à la fin du IIe siècle avant J.-C. n’était plus visible par le public depuis 7 ans.

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Un linteau gaulois d’1,3 tonne Cette pièce monumentale, présentée à l’occasion de l’exposition Des Rites et des Hommes, provient de l’agglomération gauloise de Glanon (Glanum, Saint-Rémy-de-Provence) et est antérieur à la fin du IIe siècle avant J.-C. A cette époque, l’agglomération voit se développer, à l’extérieur de l’enceinte de la ville, un espace marqué par des édifices et des pratiques rituelles en lien avec la dimension publique voire politique de la ville. Cet espace se matérialise sous la forme d’une quinzaine de piliers et de linteaux épars qui, à l’origine, formaient un portique, dont le linteau mis en place aujourd’hui faisait partie.
Magnifiquement conservé, il mesure 2,50 m pour 1,3 tonne. Mis en place par la société Bovis Fine Arts, il sera placé à 2 mètres de hauteur sur un socle métallique, spécialement dessiné pour cette pièce par un bureau d’ingénieurs. Invisible au public depuis 7 ans suite à la fermeture de l’hôtel de Sade (Saint-Rémy-de- Provence) où il est conservé, ce sera l’occasion d’une magnifique redécouverte. Cette pièce rejoint deux thématiques fortes de l’exposition : les restes monumentaux dans les villes gauloises de l’âge du Fer, mais aussi la pratique de l’exposition des têtes coupées. Ce linteau orné comporte, en effet, des alvéoles céphaloïdes permettant d’exposer des crânes.
La pratique d’exposition de crânes, encloués cette fois, est aussi connue à Glanum au niveau du portique intérieur d’un édifice interprété comme le « prytanée » (bâtiment des magistrats de la communauté glanique). Des statues de guerriers assis en tailleur ont également été découvertes à côté de ce « prytanée ». Elles avaient été disposées sur des blocs et font penser à un hérôon, tombes symboliques de personnages ayant joué un rôle fondateur dans l’histoire de Glanum.
Une d’entre elles, prêtée par le Centre des monuments nationaux, site de Glanum, comme le linteau, est également installée aujourd’hui dans l’exposition. L’agglomération gauloise de Glanon (Glanum, Saint-Rémy-de-Provence) apparaît au VIe siècle avant J.-C. Une zone de captage d’eaux de ruissellement semble avoir joué un rôle fondamental dans la fondation de la ville. De nombreux vestiges de pratiques rituelles y ont été découverts, notamment un culte des eaux.

Gérard Garrouste et La Source : double exposition au Carré Saint-Anne et à la galerie Saint-Ravy à Montpellier

la source.pngLa Ville de Montpellier, à travers deux expositions, rend hommage à Gérard Garouste et à l’association La Source qu’il a créée voilà vingt ans, en 1991.
Le Carré Sainte-Anne accueille du 1er juillet au 11 septembre treize oeuvres spectaculaires de l’artiste. Neuf peintures, trois Indiennes et six toiles issues d’une prestigieuse collection privée, inconnues du grand public, témoigneront de son travail des années 1986-1991.
Elles seront mises en relation avec trois sculptures de bronze, Les anges gardiens et L’arbre ange, à la parenté formelle troublante. Quant à la Dive Bacbuc, arène de six mètres de diamètre peint (acrylique sur toile et fer forgé), elle prendra sa place dans le choeur de l’église.
Cet ensemble exceptionnel inspiré des textes fondamentaux de notre littérature, Dante et Virgile, Cervantès et Rabelais, va revètir sans doute dans le cadre néo-gothique de Sainte-Anne une dimension spirituelle toute particulière.
La galerie Saint-Ravy présentera pendant la même période une sélection d’oeuvres réalisées en commun par artistes et enfants au sein de La Source. Grâce à cette association ce sont près de 2500 enfants et adolescents confrontés à des difficultés d’ordre social, familial, scolaire, qui pratiquent chaque année des ateliers conduits par des artistes en résidence. Le projet développé par La Source, pour reprendre l’expression de son Directeur général Robert Llorca, « correspond à un réel besoin d’accompagnement de l’individu par l’intermédiaire de l’art et de la culture ».
Le public y croisera en particulier les noms de Robert Combas, Clément Bagot ou Hugo Miserey. L’anamorphose Gargantua, installation émouvante réalisée par Gérard Garouste et les enfants, se placera naturellement à Sainte-Anne comme trait d’union entre deux expositions qui en réalité n’en sont qu’une.

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Gérard Garouste, Manto, 1986, huile sur toile, 235 x 200 cm,
collection Bernard Macini, Nice. Photo Pierre Scwartz

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Gérard Garouste, Sans titre, 1990-1991, huile sur toile , 300 x 270 cm
 collection Bernard Macini, Nice. Photo Pierre Scwartz

28/06/2011

La "Tempesdad" de Stéphane Pencréac'h à Perpignan

Stéphane Pencréach investit le centre d'art contemporain Àcentmètresducentredumonde à Perpignan pour une grande exposition de tableaux, sculptures, fresques et dessins. Le travail de cet artiste, imprégné d'érotisme et de sensualité, très sensible aux autres cultures et aux contradictions de l'époque, se situe aux frontières d'un expressionnisme revisité de façon très personnelle.

Un an après son exposition au carré Sainte-Anne à Montpellier, "La Passion", l’artiste nous plonge, et c’est le mot, cette fois dans une grande tempête, un déluge de formes, de corps, de vent et d’eau… "Tempestad" est une exposition conçue autour de l’idée de l’eau, de l’élément liquide présent depuis toujours dans le travail de Stéphane Pencréac’h, et qui cette fois déborde et occupe tout l’espace.
La peinture est cette matière liquide, glissante, qui s’insinue, créant des courants, des tempêtes parfois. Elle est ici mise en scène, littéralement, dans un espace gigantesque devenant une mer, une plage, une île.

Le naufragé, 2011. Technique mixte et huile sur toile (200 x 200 cm) de Stéphane Pencreach.JPG

La Sirène, 2011. Technique mixte et huile sur toile (200 x 200 cm) de Stéphane pencreach.JPG

Pratique:
- Centre d’Art Contemporain "Acentmetresducentredumonde" 3, av de Grande Bretagne, Perpignan
- Tel. 04 68 34 14 35 www.acentmetresducentredumonde.com
- Dates: du 2 Juillet au 2 Octobre 2011 
- Ouvert tous les jours (dimanches et jours fériés inclus) de 15h à 19h
- Tarifs: 3 euros / 1,5 euros (étudiants, enseignants et demandeurs d’emploi) TEMPESTAD Contemporain

Le musée Fabre présente trois pastels inédits d'Odilon Redon

Après les Galeries nationales du Grand Palais, à Paris, l’exposition Odilon Redon, Prince du Rêve, 1840-1916 s’installe au musée Fabre de Montpellier Agglomération, du 7 juillet au 16 octobre 2011. L’étape montpelliéraine de l’exposition sera l’occasion d’approfondir la connaissance de l’artiste, au travers d’une salle consacrée aux liens qu’il entretenait avec les amateurs d’art de la région et notamment Gustave Fayet, son plus fidèle soutien.

odilon redon,musée fabre,montpellierLe musée Fabre de Montpellier Agglomération a présenté lundi  trois pastels inédits d’Odilon Redon, portraits de membres de la famille de Gustave Fayet, qui seront montrés au public lors de cette exposition, labellisée d’intérêt national par le ministère de la Culture et de la Communication. Les pastels inédits Séduit par la lithographie du Pégase captif (1889), Gustave Fayet acquiert dès 1901 ses premiers Noirs d’Odilon Redon. Sa collection devient progressivement la plus importante réunion d’oeuvres de l’artiste.
Une sincère amitié lie les deux hommes, la générosité et le charisme de Fayet égayant la personnalité timide et réservée de Redon. Preuve éclatante de l’amitié qui unissait le peintre au mécène, une remarquable série de portraits familiaux est réalisée à partir de 1906. Fayet commande à l’artiste le portrait de sa femme et ses deux filles : Le Portrait de Simone Fayet à la poupée, daté de 1906 et exposé la même année au Salon d’Automne, celui de sa femme Madeleine (née d’Andoque de Sériège) l’année suivante, puis ses deux filles Yseult et à nouveau Simone en 1908.
Trois de ces pastels inédits (Portrait de Simone Fayet à la poupée, Portrait d’Yseult Fayet et Portrait de Madeleine Fayet), considérés par l’artiste lui-même comme emblématiques de son art, ne sont présentés qu’à Montpellier, dont ils constituent un temps fort de l’exposition.
odilon redon,musée fabre,montpellierSi le Portrait de Simone Fayet à la poupée s’inscrit dans la tradition picturale du portrait d’enfant au jouet, l’expression du modèle est pleinement originale. Redon nous livre une vision intériorisée et méditative de l’enfance avec cette fillette aux yeux baissés qui assise de trois quarts dans l’espace indéfini de la toile, retient à peine de la main une poupée qu’elle regarde avec indifférence.
Objet de jeux qui incarne l’insouciance et la naïveté de l’enfance dans la peinture, la poupée devient chez Redon un symbole de la féminité : s’écartant de la tradition, il se rapproche de l’esthétique des Nabis avec ce modèle entouré d’une exubérance décorative – flore et germinations au chromatisme subtil – associée à l’impression d’intimité. Deux ans plus tard, Yseult, soeur cadette de Simone, portera la même robe de tulle léger gansé de noir pour prendre la pose devant l’artiste. 
 Le Portrait d’Yseult Fayet marque un tournant dans le parcours d’Odilon Redon. Il coïncide avec ses travaux à la manufacture des Gobelins. Redon fait ici le choix de représenter la flore réelle, mais aussi des fleurs imaginaires matérialisées par des formes sombres qui rappellent l’univers de ses Noirs et scandent l’ensemble de la composition.
À cette exubérance florale s’opposent le hiératisme et l’expression de rêverie un peu triste d’Yseult. Elle est coiffée de motifs végétaux flottant derrière sa tête, qui symbolisent ses pensées : ils témoignent de l’intérêt de Redon pour la photographie dite « spirite », en vogue dès la fin du XIXe siècle dont les trucages permettaient de reproduire les émanations psychiques du modèle.
odilon redon,musée fabre,montpellier Ce très beau portrait, aux couleurs vaporeuses du pastel, reprend une composition très prisée par Redon dans ses portraits intimes ou mondains : un modèle figé, comme désincarné, sur un fond décoratif très animé.  Portrait de Madeleine Fayet En 1907, c’est au tour de Madame Fayet, de poser devant l’artiste dans une grande robe sombre rehaussée d’un catleya mauve très proustien.
Ce portrait fut réalisé dans une sobre harmonie de gris, de blancs et de noir. On retrouve alors dans ce magnifique portrait la modernité de Redon : tout en s’inscrivant dans la tradition du portrait depuis le XVIIIe siècle, il apporte une dimension intime à ses sujets. Ces modèles se détachent sur fonds abstraits, comme toujours dans les portraits féminin et enfantin de l’artiste. Madeleine Fayet, née d’Andoque de Sériège, épouse Gustave Fayet en 1893. Dès 1908, le couple se consacre à la restauration et à la décoration de l’abbaye de Fontfroide afin de lui rendre son authentique grandeur et d’en maintenir la beauté.
Soutien précieux de son mari, elle accueille chaleureusement les artistes qui séjournent à Fontfroide.

 

Un partenariat exceptionnel avec l’abbaye de Fontfroide

 Les séjours que va faire Redon chez les Fayet, à partir de 1908, dans l’abbaye cistercienne de Fontfroide, près de Narbonne, vont encore intensifier ses liens avec la région. Il retrouve à Fontfroide toute une colonie d’artistes et d’amis enthousiasmés par l’oeuvre de restauration entreprise : Maurice Fabre, Déodat de Séverac, Maillol ou encore Richard Burgsthal.
En 1910, Redon entreprend la décoration de la bibliothèque spécialement aménagée par Fayet pour recevoir son exceptionnelle collection de livres montrant la variété de ses centres d’intérêts. Il réalise deux panneaux intitulés Le Jour et La Nuit, marqués tant par les étoffes byzantines que l’artiste a pu admirer au musée des tissus de Lyon, sur le chemin du Midi, que par le Char d’Apollon de Delacroix au Louvre.
Ces lieux, miraculeusement préservés aujourd’hui, seront accessibles exceptionnellement au public pendant toute la durée de l’exposition à Montpellier du 7 juillet au 16 octobre, dans le cadre d’un partenariat entre le musée Fabre de Montpellier Agglomération et l’abbaye de Fontfroide.

27/06/2011

Castelnau-le-Lez: détournement de signalisation avec Marina Duhamel-Herz

A Castelnau-le-Lez, L' ARPAC accueille pour le mois de juillet le travail de Marina Duhamel-Herz. Une artiste qui détourne les panneaux de signalisation routière.Vernissage le vendredi 1er juillet à partir de 19 heures Exposition du 2 au 23 Juillet de 15h à 19h. Fermé le lundi.

Marina Duhamel-Herz travaille sur le détournement des panneaux de signalisation routière depuis l’obtention d’une Mmaîtrise d’art plastiques en 1990 à la faculté des Lettres et d'Art d' Aix en Provence. C’est en 2006 que le détournement va s’orienter et s’accompagner d’un retour à la peinture. Ses peintures acryliques sur toiles sont des hommages aux artistes du passé dont les créations originales sont un héritage.
L’objectif est de revisiter par l’image et le signe les grands peintres et oeuvres majeures de l’histoire de l’Art. Les panneaux sont une invitation au voyage sémantique, une petite révision humoristique des mouvements artistiques novateurs. Les toiles de maîtres détournées par un code connu de tous ont des cadrages, des couleurs, voire une symbolique réinventée, cependant le jeu table sur la reconnaissance des visuels, du nom ou du style du peintre évoqué…
D’abord représentée dans toute son intégrité dans les toiles (panneau avec pied, listel, symbole et couleur d’origine) l’appropriation va progressivement déformer le panneau, le fondre dans la peinture, inventer de nouveaux signes, multiplier les symboles de notre époque, afin de construire des tableaux "inspirés de" que les maîtres n’ont jamais réalisés.duhamel1.jpg

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Au musée Fabre à Montpellier : déballage d'Orphée, une oeuvre d'Odile Redon

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Le musée Fabre de Montpellier Agglomération présente un tableau inédit du peintre symboliste Odilon Redon, Orphée, grâce à une donation de Mme Englert-Marchal en 2009. Cette généreuse donation permet également au musée Fabre de Montpellier Agglomération d’accueillir au sein de ses collections permanentes une première oeuvre de l’artiste, à l’occasion de sa grande exposition d’été Odilon Redon, Prince du Rêve, 1840-1916, labellisée d’intérêt national par le Ministère de la Culture et de la Communication.

Orphée, d’Odilon Redon Fruit des recherches et des contacts établis pendant la préparation de l’exposition Odilon Redon, Prince du Rêve, 1840-1916 que le musée Fabre accueille cet été après le Grand Palais, cette donation d’Orphée est en tous points de vue remarquable.D’abord par l’importance de cette peinture sur carton, de belle taille, complètement aboutie, dans une production où abondent les compositions de petit format et les techniques sur papier, tel le pastel. Ensuite par son caractère inédit. Achetée en 1911, du vivant d’Odilon Redon, par Georgine Englert-Vermeer, belle-mère de la donatrice, auprès d’un marchand néerlandais, cette oeuvre était restée depuis dans la famille.
Elle n’avait jamais été prêtée à une exposition depuis la fameuse exposition de l’« Armory Show » de New York, en 1913, pendant laquelle ce tableau figura aux côtés d’oeuvres de Cézanne, Van Gogh, Gauguin, Seurat ou encore Matisse. Enfin, par l’apport majeur que constitue cette donation pour les collections du musée Fabre de Montpellier Agglomération, qui ne possédait pas encore d’oeuvre d’Odilon Redon. Cette lacune, d’autant plus forte que l’artiste entretenait des liens très forts avec la région, est désormais comblée. Cette donation marque donc une étape décisive pour la collection de la fin du XIXe siècle, dont elle est aujourd’hui l’une des oeuvres emblématiques.

Expo Redon à partir du 7 juillet 

Après L’Impressionnisme, de France et d’Amérique en 2007, Gustave Courbet en 2008, Alfons Mucha en 2009, Alexandre Cabanel, la tradition du beau en 2010, le musée Fabre de Montpellier Agglomération accueille, après le Grand Palais à Paris, l’exposition Odilon Redon, Prince du rêve, 1840-1916, du 7 juillet au 16 octobre 2011.
Labellisée d’intérêt national par le Ministère de la Culture et de la Communication, l’étape montpelliéraine s’attarde sur les liens que le peintre entretenait avec le Languedoc, notamment au travers de son amitié avec Gustave Fayet, propriétaire de l’abbaye cistercienne de Fontfroide près de Narbonne, qui lui confia le décor de la bibliothèque à partir de 1910.

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Légende : Michel Hilaire, Directeur du musée Fabre de Montpellier Agglomération et commissaire de l'exposition Odilon Redon, Prince du Rêve, 1840-1916, a déballé ce matin l'oeuvre d'Odilon Redon Orphée, qui rejoint les collections permanentes du musée grâce à une donation privée.

Au musée de Bouzigues : les femmes de l'étang de Thau

Le musée de Bouzigues présente une trentaine d'images de femmes de l'étang de Thau. Une exposition de signée par le sociologue Pierre Sécolier et la photographe montpelliéraine Sylvie Goussopoulos.
Quand Pierre Sécolier rencontre la photographe montpelliéraine Sylvie Goussopoulos, il lui popose de braquer son objectif vers l’étang de Thau. Pendanyt plus de six mois, tous deux ont le duo a ainsi sillonné les ports, poussé la porte des mas, et relevé des filets avec des femmes.
"Travailler avec quelqu’un qui écrit est toujours un plus. Et puis Pierre avait déjà défriché pas mal de pistes. " Pistes qui ont conduit photographe et sociologue à rencontrer une cinquantaine de femmes, "généralement heureuses de leur sort malgré la pénibilité du travail, le froid et l’humidité qui règne, l’hiver, dans les mas comme sur l’étang..." a confié la photographe à Midi-Libre.
Et même les deux seules femmes “pêcheuses” de l’étang : Claudia et Marlène. Des femmes d’exception amenées à accomplir un travail d’homme ponctué de crises sévères et régulières, dont quelques portraits sensibles sont donc à découvrir au musée de Bouzigues.

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Photo S.G (Midi Libre)