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31/07/2011

Art contemporain à Nîmes: admirable abstraction avec Albert Oehlen

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Etonnante exposition au Carré d'art à Nîmes! Le centre d'art contemprain présente trente-cinq peintures, toutes de grand format d'Albert Oehlen. Cette présentation fait suite à l’acquisition par le musée en 2009 d’un grand diptyque en coin daté de 2008. L'exposition fait le point sur la création récente de l’artiste et sa relation revendiquée à l’abstraction américaine des années 50-60, en particulier l’œuvre de Willem De Kooning, une de ses grandes admirations.  voir jusqu'au 9 octobre

Né en 1954 à Krefeld, étudiant de Sigmar Polke à Hambourg, Albert Oehlen a été associé à la « Bad painting » tout au long des années 80 aux côtés d’artistes tels que Werner Buttner, Martin Kippenberger, Georg Herold. Contrairement à ses contemporains issus de l’Ecole de Düsseldorf, Albert Oehlen fait dès ses débuts le choix de la peinture.
C’est au début des années 90 qu’il se tourne vers l’abstraction. Chaque tableau apparaît comme un univers complexe où se mêlent et luttent couleurs, effets de flou, pixels informatiques, tracés au doigt, éléments figuratifs ou abstraits.
Toutes ces œuvres ont pour point commun les recherches menées sur la peinture comme un champ, une « mixture » où émergent (ou sombrent) d’innombrables signes plastiques, transformant quelque chose de totalement impur en une étonnante réalité abstraite. Oehlen établit de nouvelles règles à chaque série, parfois le choix d’une couleur, du collage ou certains formats.
Les peintures les plus récentes, réalisées sur bois, s’attaquent à des paramètres formels plus anciens tels que la relation de la forme au fond, la spontanéité opposée à la précision, le « all over » et la question de la composition. Le choix s’organise autour de 4 ensembles : œuvres abstraites du milieu des années 90, peintures grises (1998-2008), Computer Paintings, un groupe de Finger Malerei (peinture aux doigts) qui sera présenté pour la première fois.
Albert Oehlen souligne le parcours qui mène de ses abstractions des années 90 aux réalisations récentes. Aux questions qui lui sont fréquemment posées à ce sujet, il répond qu’il ne peut guère être plus explicite et reconnaît toutefois ceci comme le moteur de sa création, définissant une sorte d’Art pour l’Art où tout ce qui se passe est ce qui se passe sur le tableau. Loin de toute chronologie, l’accrochage mêlera les œuvres des différentes périodes.

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30/07/2011

Alexandre David expose à Villeneuvette dans l'Hérault

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Alexandre David expose à Villeneuvette dans l'Hérault. A voir jusqu'au 7 août. Vernissage lundi 1er août à 18heures.
Peinture, dessin, gravure ou monotype, Alexandre David explore le monde des images. Il lui semble important de ne pas chercher l'intention mais plutôt de laisser sortir les images qui parlent d'elles-mêmes car seules ou entre elles, selon ce jeune artiste installé dans la vallée de la Castellane, elles ont plus à raconter que lui.

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 Pratique:  Villeneuvette au 15 , Grand Rue , Cercle philosophique Jules Verne Association L'Alizarine le Lundi 1er Août 2011 à 18h L'exposition aura lieu du 1er au 7 Août 2011, de 10h à 18h.

 

 

29/07/2011

Arts23 à Pézenas: un verre festif et artistique pour finir en beauté!

Avant de refermer les portes de l'exposition collective à Pézenas, arts23 a le plaisir de vous inviter à partager un verre festif et artistique : Vendredi 29 juillet, de 19 à 22 heures Galerie arts23 8 rue du Château / 3 rue du Four à Pézenas (tél. 07.70.61.03.25) Dégustation des vins des Côteaux du Salagou, domaine Veuve Michel.

 

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Quatorze artistes exposent jusqu'au 31 juillet prochain dans la galerie arts23 à Pézenas, au 8 rue du Château / 3 rue du Four de la Ville : Karim Blanc, Jean-François Caudry, Claire Degans, Marie-Cécile Distinguin, Michel Feugère, Delphine Joseph, Cécilia Makhloufi, Stanislas Mazuy, Mattia Polli, Caroline Poulet, Gérard Saëz, Eliane Soa, Stéphane Szendy, Prune Thuillez.
Venez découvrir le talent de ces artistes qui proposent des oeuvres de qualité à des prix abordables et déguster une balade dans la vieille ville de Pézenas, cité d'art et d'histoire. La galerie est ouverte tous les jours de 10 à 12 heures et de 15 à 18 heures

 

Au 3e Festival des Métiers d’Art en Cévennes, 78 artistes venus de France et d’Europe ont accueilli près de 8000 visiteurs.

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Au 3e Festival des Métiers d’Art en Cévennes, 78 artistes venus de France et d’Europe ont accueilli près de 8000 visiteurs.
Les artistes, qu’ils façonnent le bois, le textile, la pierre, la terre ou les mots, ont à peine eu le temps d’installer leurs échopes que déjà les premiers visiteurs prenaient d’assaut Pont-de-Montvert, l’ouverture officielle étant pourtant programmée à 14h30!
En quête d’authenticité et de qualité, ces festivaliers venus de Lozère, des Bouches-du-Rhône, du Gard tout proche, de Hollande ou encore d’Angleterre ont vécu sur ce long week-end du 14 Juillet une escapade singulière en Cévennes… à bien des titres. Des animations originales, entre magie des sons et plaisir des yeux... Une singulière poupée de chiffons, confectionnée par quelques couturières féeriques, animée par les rencontres et les sons, enchanta les visiteurs dans des performances dansées s’égrenant dans les différents pôles du village. Mariant le classique au modern jazz, Céline, poupée d’un jour, a joué avec le public dans une complicité drôle, touchante, tendre et rassurante.
Au détour d’une ruelle, les festivaliers ont pu aussi rencontrer les Playmobiles, musiciens Géo-Trouvetou transformant des sons du quotidien en véritables symphonies. Ou encore Fabrice Bony et ses litophones, percussions de grès, calcaires et autres schistes aux sonorités organiques, aux vibrations élémentaires, n’hésitant pas à emmener avec lui petits et grands dans des improvisations en «Lauze bémol majeur». L’environnement sonore fut également sublimé par les installations acoustiques de Jean Poinsignon, égrenant entre les pierres ces «boîtes acoustiques», dans une création musicale par biodiversité sonore renversante.
A Pont-De-Montvert, même l’heure de la pause était une expression artistique, puisque de confortables fauteuils disséminés dans tout le village attendaient les festivaliers pour s’évader, casque sur les oreilles, à l’écoute des textes suaves et ciselés de la Compagnie théâtrale «Hiver Nu», tombée récemment amoureuse de la région. Près de l’église, à quelques encablures d’une yourte dressée spécialement pour l’occasion, les jeux d’Ophélie, essentiellement fabriqués avec des matériaux de récupération, furent un passage obligé pour bien des festivaliers venus relever le défi d’un tournoi de palet ou d’un puzzle original et éducatif.
Et si nous parlions d’argent ? Nouveauté pour 2011 : deux ventes aux enchères ont été organisées au profit de l’AMAC, mettant à prix des œuvres uniques réalisées par les créateurs, en lien avec la feuille d’argent, en l’honneur de Roland Daraspe, orfèvre Maître d’art. Outre le parrainage de ce 3e festival, Roland Daraspe exposait dans l’enceinte du Temple des pièces exceptionnelles (coupes, couverts, rafraîchissoirs à caviar sertis de verrerie fine…). Le créateur bordelais a également animé la conférence «Être artisan d’art aujourd’hui», au cours de laquelle il a raconté son parcours professionnel, son travail et sa technique, images à l’appui, auprès d’une assistance attentive, admirative et conquise par l’œuvre du Maître. Pont-De-Montvert : « l’île aux trésors »...vivants! A l’instar de Robert Louis Stevenson, c’est par les routes étroites et sinueuses des Cévennes que les amoureux de l’art se sont retrouvés en ce long week-end du 14 juillet, à la confluence du Tarn et du Rieumalet.
Matteo Bonnafede, Président d’Art In Fiera (association italienne jumelée avec l’AMAC) et bijoutier, a souligné : «l’importance de ce type d’évènement pour promouvoir ces talents, héritages souvent millénaires se devant d’être transmis et reconnus à leur juste valeur. Tels des « trésors vivants ». Eva Roelofsen, Présidente de l’AMAC et créatrice textile, de conclure, au nom de tous les adhérents de l’AMAC que : «cette fête des Métiers d’Art de Pont-de-Montvert constitue en elle-même une expression artistique collective, faite d’échanges et de savoir-faire. Il est essentiel, pour les créateurs, des Cévennes ou d’ailleurs, de se réunir, de mutualiser leurs énergies, de créer des temps aussi forts pour s’épauler. Mais, aussi, bien sûr, pour présenter leur production et pouvoir en vivre».
Le 3e Festival des Métiers d’Art en Cévennes a fermé ses portes dimanche soir. Et chaque acteur de cet évènement avait la même sensation : celle d’avoir contribué à la réalisation d’une création collective magique, faite de joie, de partage et d’échanges. A l’heure des adieux, les derniers cartons chargés, parfois épaulés par quelques visiteurs déjà nostalgiques, tous se sont fait la promesse de revenir, et tracer ensemble l’ébauche, l’esquisse, puis la toile, d’une édition 2012 prometteuse.

28/07/2011

Castelnau: Michel Audouard à l'Arpac, entre noir et blanc, chaos et sens

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L' ARPAC  accueille pour le mois d'août le  travail de Michel  Audouard A voir jusquau vendredi 27 août. Vernissage vendredi 5 août à partir de 19heures

 Le travail de cet artiste né à Béziers s’organise à partir d’une cellule de base qui est le carré de mouchoir en papier. Ce papier industriel avec ses qualités et ses défauts constitue une contrainte de départ librement consentie. Il est en même temps un matériau, un outil, un support et une unité de mesure. Il recueille d’infinies variations d’empreintes et de dessins à l’encre de Chine. (monotype).
 Selon divers modes, ces traces sont ensuite assemblées ou plutôt arrangées comme on le dit pour une pièce musicale au moyen d’une colle vinylique très diluée qui traverse et soude le tout. A chaque étape sont définies des règles de jeux qui sont transgressées quand la peinture l'impose. Un parcours entre équilibre et déséquilibre, entre absence et présence, entre rigueur et hasard, entre blanc et noir, pour une recherche permanente de l'ivresse de cette tension qui va du chaos vers le sens.

Arpac: Allée Marie Banégas 511, route de la Pompignane, Castelnau le Lez. Tel. +33 (0)467 794 111;Ouvert de mai à octobre tous les jours sauf le lundi: 15h-19h

 

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27/07/2011

Le Perthus: Martin Hamel au Fort de Bellegarde, une peinture lumineuse et généreuse

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Après des expositions à la Galerie de l'Olympe à Perpignan et au Domaine de la Fauvelle à Thuir en 2009, Martin Hamel expose de nouveau en Languedoc-Roussillon: au Fort de Bellegarde au Perthus .

Lumineuse, généreuse, dictée par les impulsions de l’intuition et de l’inconscient.: voilà comment pourrait se définir la peinture de Martin Hamel. Son œuvre est un dialogue ouvert, une convergence de voies : De Miro à de Kooning, ou Bram van Velde, et Sam Francis. Il s’appuie et se concentre sur le geste pictural, les couleurs vives. La lumière tient une place majeure dans sa peinture qui d"borde d'énergie et de couleurs.

 Exposition: du 27 mai au 30 septembre 2011, les salles d'exposition sont ouvertes tous les jours de 10H30 à 18H30

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25/07/2011

Art contemporain: Le réel dépasse la fiction à Cabestany

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Le Centre de sculpture romane de Cabestany (Pyrées-Orientales) propose de découvrir l’art contemporain par le biais de divers supports : peinture, sculpture, photo, vidéo, installation. A voir juqu'au 27 septembre.
La différence entre le réel et la fiction n'est pas si radicale qu'on peut parfois le prétendre. Ne dit-on pas souvent que le réel dépasse la fiction?
A travers les œuvres de dix artistes de la collection du Frac Languedoc-Roussillon : Fiona Banner, Nina Childress, François Curlet, Luc Deleu, Graham Gussin, Véronique Joumard, Jacques Julien, Fiorenza Menini, Lisa Milroy, Jens Wolf, l’exposition Real Fiction témoigne et raconte l’histoire contemporaine, sans doute la confusion n’a jamais été aussi forte. Ateliers, spectacle et conférence sont programmés durant l'exposition
Pratique:
-Centre de Sculpture Romane, Parc Guilhem, Cabestany
-Tel. 04-68-08-15-31

24/07/2011

Art contemprain à la Bambouseraie d'Anduze avec Phet Cheng Suor, Bob Verschueren et Sophie Lavaux

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Le Land Art investit La Bambouseraie avec Phet Cheng Suor, Bob Verschueren et Sophie Lavaux. A voir jusqu'au 15 novembre.
Ces trois artistes de renommée internationale offrent aux visiteurs la chance de découvrir ce parc à travers un oeil différent : celui d’un artiste.
Phet Cheng Suor investit ce lieu magique à travers une approche très originelle : utiliser les gaines de bambou et le palmier de Chine comme des matières premières précieuses, spirituelles et symboliques des lieux. « Les êtres bambous, un peuple rêvé et poétique du bambou » - tel est le titre de sa performance au coeur du Parc - représentent deux êtres-sculpture (un homme et une femme). Ils sont les traces et mémoire d’une société primitive imaginaire, mythologique, comme un peuple rêvé et poétique du bambou. A la découverte de ce vaste domaine végétal, Bob Verschueren est inspiré par les espaces que lui propose cet îlot d’Orient dans les Cévennes. Trois installations verront alors le jour : l’artiste investit le gingko de 32m de haut avec deux échelles s’enroulant autour de l’arbre ; l’allée des palmiers l’incite à proposer des chaises hauts placées dans les bambous, laissant l’imagination embrasser la vue du domaine entier ; enfin, la clairière qu’il utilise comme une explosion de bambous.
Sophie Lavaux, quant à elle, nous transporte dans son univers à travers des sculptures tout en douceur et finesse qu’elle pose sur l’eau tels des nénuphars… Cette artiste travaille la porcelaine comme une matière naturelle qu’elle aime toucher, modeler et mettre en forme à l’infini.

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Renseignements : La Bambouseraie Domaine de Prafrance - 30 140 Générargues France (à 2 km d’Anduze) Tel : +33 (0)4 66 61 70 47 - Fax : +33 (0)4 66 61 94 94

23/07/2011

Lunel: "Hypermetaphysique" avec le peintre italien Virgilio Del Guercio

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A Lunel, l'espace Louis Feuillade accueille Virgilio Del Guercio. "Hypermétaphysique", c'est le titre de cette superbe exposition regroupant une sélection de ce grand peintre italien. A voir jusqu'au 4 septembre

 Si au début de sa carrière d’artiste,  Virgilio DEl Guercio s’est inspiré de l’expressionnisme allemand, il a, par la suite, pris des libertés pour aller à la rencontre du neuf et  de l’imaginaire. "Dans mes tableaux, explique le peintre dans une interview à Midi Libre, il y a des signes à déceler. Chacun y trouve des choses différentes selon son imagination."
En 1980, le décès de sa mère dans un séisme dans le sud de l’Italie va changer sa peinture. "Je suis allé vers un style plus sauvage, plus brutal. La peinture était un exutoire à la violence", raconte Virgilio Del Guercio.
Au fil des années, sa peinture s’est un peu adoucie vers des œuvres abstraites figuratives.
Amoureux de l'Expressionnisme Nordique, après avoir obtenu en 1965 un prix de peinture contemporaine à Ravenne (Italie), il part pour Augsburg (Allemagne) où il fait la connaissance du peintre Wolfgang Letti et des Jumeaux Gartner, artistes éclectiques de l'école viennoise.
Outre des expositions en Italie, Virgilio Del Guercio a aussi beaucoup d'expériences : en tant que scénographe-réalisateur, il a participé et réalisé plusieurs spectacles en Italie qu'en Allemagne. Il a même fondé la « Compagnie théâtrale italienne à Munich ». Entre théâtre, opéra et peinture, Virgilio Del Guercio est un touche-à-tout de genie.

 

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Nus, gitans et paysages: le photographe Lucien Clergue expose à Florac en Lozère

 

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Lucien Clergue, photographe élu à l'Académie des Beaux-Arts et fondateur des Rencontres d'Arles, expose à Florac, 80 de ses plus beaux clichés. Un événement pour cette petite commune de Lozère. A voir jusqu'au 21 août.
Après Claude Viallat l’an dernier, c’est au tour de Lucien Clergue de venir prendre ses quartiers d’été dans la commune cévenole. Le photographe présente une exposition de près de 80 clichés, répartie dans trois sites symboliques : le château, la salle des mariages à la mairie ainsi que le temple. Un travail ancrée dans les paysages locaux. Pour l’occasion, Lucien Clergue a réalisé une vingtaine de clichés de Florac et de ses environs. "Je n’étais jamais venu dans ce village. J’ai tenté de m’approprier les lieux et de rendre en photo ce qui m’avait ému ici", a confi confie l’artiste à Midi Libre.
Sont également présentées à Florac des images du chemin de Stevenson à travers la région. L'exposition ne se limite pas à des paysages lozériens. Elle aborde des thèmes comme les gitans et une série de nus réalisés tout au long de sa carrière par Lucien Clergue. Dans le temple de Florac, ce sont des scènes de piété et de ferveur qui sont présentées.

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