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19/12/2011

Montpellier : Hans Hartung et Gérard Schneider dans les sujets de l'abstraction au musée Fabre

Montpellier Agglomération propose au public de découvrir, pour la première fois en France, "101 chefs-d’œuvre de la Fondation Gandur pour l’Art", illustrant la peinture non-figurative de la Seconde École de Paris. Par la forte présence dans ses collections permanentes d’artistes majeurs de ce mouvement artistique d’après-guerre, le musée Fabre de Montpellier Agglomération constitue une étape incontournable pour l’exposition, qui offrira un dialogue avec ces tableaux et tout particulièrement l’exceptionnel fonds Soulages. A découvrir une oeuvre par jour : après Pierre Soulages, Jean Fournier, Jean Bazaine et Jean Fautrier. Aujourd'hui Hans Hartung

 

Tout comme Hans Hartung, avec lequel il est lié d’une profonde amitié, le peintre d’origine suisse Gérard Schneider (1896-1986) est sans doute l’un des plus grands maîtres de l’abstraction lyrique. Jusqu’à la veille de la guerre de 1939-1945, il travaille en perfectionnant sa connaissance de la peinture, et compose ses premières oeuvres abstraites. En 1947, Gérard Schneider expose pour la première fois avec Hans Hartung et Pierre Soulages au Salon des Surindépendants, en présentant avec eux des oeuvres très sombres. Pour fixer ses sensations, Schneider peint vite, déployant les masses dans des directions variées qui dynamisent la composition. Les superpositions donnent une impression de fonds multiples et, ainsi, de profondeur.
Hans Hartung (1904-1989) se révèle dès les années 1930, avec l’autonomie de la couleur et le graphisme noir comme premier point d’appui, et explore la ligne et la tache en réduisant à sa plus simple expression le point d’animation de la composition. Sa peinture s’attache à traduire les mouvements et ébranlements intérieurs grâce à une instantanéité du geste pictural, ou tout au moins qui donne l’impression de cette spontanéité puisque les nombreux dessins préparatoires révélés à sa mort traduisent une rigoureuse élaboration.
Hartung se plaît à expérimenter des techniques nouvelles. Dans les années 60, il gratte, griffe sa peinture fraîche et fabrique des pinceaux démultipliés sur un seul manche, ou prolongés de bouts en mousse. Il se munit également de pistolets pulvérisateurs, une manière d’adoucir la géométrie parfois sévère de ses tableaux par des explosions de couleur aux contours flous et des entrelacements de lignes laissés à la responsabilité du hasard.

Cette peinture a été réalisé en 1964 lors de son premier voyage aux Etats-Unis et dédicacée au collectionneur milanais Cesare Tosi. Elle constitue une nouvelle passion du noir dans les peintures de l’artiste, et lui permet de créer des zones de noir opaque sur lesquelles il laisse s’échapper des faisceaux de ligne creusés. évoquant un phénomène météorologique, ces symboles renvoient à l’enfance d’Hartung, et à sa passion pour la foudre, souhaitant « saisir le zig-zag de l’éclair pendant l’orage. 

hans hartung

T 1964-R8, Hans Hartung (1904-1989) 1964, acrylique sur toile Fondation Gandur pour l’Art, Genève © ADAGP 2011 © Fondation Gandur pour l’Art, Genève/ Photographie Sandra Pointet

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