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18/01/2012

Nîmes : Morgane Adawi, Marion Baldi, Emilie Saubestre, Charlotte Navio... des photos "Evidem(m)ent" au Lac Gelé

 

charlotte navio

 

La galerie le Lac Gelé à Nîmes présente une exposition de Morgane Adawi, Marion Baldi,  Emilie Saubestre, Charlotte Navio, quatre étudiantes en classe préparatoire au concours de l'école d'Arles. Leur exposition a pour titre "Evidem(m)ent" et occupera nos murs du 18 au 28 janvier. Vernissage ce mercredi 18 janvier à 18h30.

"Nous sommes quatre étudiantes en deuxième année de photographie à l'Institut Saint Stanislas et nous préparons les concours d'entrée des écoles ENSP (Arles) et Louis Lumière (Paris). Si nous sommes étudiantes, et donc encore dans une approche "scolaire, nous avons le désir de sortir du cadre de cette institution en ayant une démarche plus indépendante. Nous sommes de régions, d'âges, de formations et d'éducations différents. Alors, au fond, tout nous éloigne. Cependant, ces différences deviennent un atout dans ce travail en commun et offrira au spectateur quatre regards, quatre personnalités.
Nous avons toutes un univers très personnel, qui s'étend du portrait au reportage en passant par la mode. C'est en ce point que l'expérience se révèle enrichissante. Cette exposition est une manière de nous pousser à élargir nos horizons au delà de notre travail artistique habituel. Nous avons développé chacune une série de six images qui abordent un thème commun, mais traité de manière personnelle. Une image qui se joue de l’évidence pour offrir une vision improbable de la réalité. Evidement. Une absence, un vide physique ou ressenti. Images silencieuses, corps dépeuplés. Emilie Saubestre « Mon idée de départ a été celle d'abandonner les repères visuels dans l'image photographique. Les images simplement retournées invitent à rentrer dans un nouvel univers.
Cet espace nouveau, pourtant ancré dans le réel, semble désormais être une autre réalité. Il s'agit de mises en scènes d'une ville monochrome vidée d'humain qui se rapproche de l'abstraction. Les architectures renversées viennent troubler notre regard en faisant référence à des certitudes qui n'en sont plus. Un retournement de situation qui laisse à chacun la possibilité de se projeter dans ces paysages, et de s'évader dans son propre imaginaire», explique les quatre étudiantes. 

Emilie Saubestre découvre la photographie en Australie où elle suit une formation à l’Ecole Centrale TAFE de photographie de Perth pendant trois ans, de 2007 à 2009. Elle réalise sa première exposition intitulée « mémoires de France » au Novotel de Perth en Septembre 2009 et obtient son premier prix « best fine art award » à la suite de l’exposition de fin d’année intitulé « RAW » en Décembre 2009. Elle participe à la biennale FOTOFREO 2010 avec sa camarade de classe Amy Vinicombe et ensemble proposent « The traveling trees », une exposition de 60 photographies de voyage suspendues dans les arbres. A la recherche d’aventures, en réponse à son goût pour les voyages et les découvertes culturelles, elle passe l’année 2010 sur les routes d’Océanie, d’Asie de l’est et d’Europe. De retour en France fin 2010, elle rejoint l’équipe de Frédéric Ballester au Centre d’Art de Cannes dans le cadre de sa participation au projet ART Hôpital, relatif aux actions culturelles entreprises dans le cadre de l’ouverture au nouvel hôpital de Cannes programmée en 2011. Elle expose à l'espace Miramar à Cannes pendant les mois de juin et de Juillet 2011 avec Lionel Gauci. Une cinquantaine de photographies sur le Nouvel Hôpital de cannes sont présentées.

Charlotte Navio « Créer et amener le doute. C'est ce que j'ai voulu mettre en place avec un univers de faux‐semblants. La photographie comme un doux mensonge. Un de ceux dans lesquels on se laisse volontiers sombrer. Lorsqu'il devient difficile de discerner le vrai du faux, L'image semble nous tromper. Pendant un instant éphémère, on se laisse aller à y croire. Seulement le temps de réaliser, L'évidence», explqiue Charlotte Navio.  Après avoir eu son BAC Scientifique en juin 2009, elle se dirigée vers des études d'Arts plastiques et d'Histoire de l'art a l'université d'AixenProvence. "J'avais alors, poursuit-elle,  déjà l'envie de faire de la photographie mon métier."
A l'issue de cette année, elle intégre une classe préparatoire sur deux ans à l'institut Saint Stanislas dans le but de présenter les concours des Écoles Nationales Supérieurs de Photographie (ENSP et Louis Lumière). Elle a eu la chance de pouvoir exposer l'ensemble de son travail durant le mois d'octobre 2010 a Marseille.
Quelques mois plus tard, deux de ses photographies ont été présentées, à l'occasion d'un concours sur "La femme et son corps", à l'Université de Lettres d'Aix-en-Provence. Puis en 2011, elle participe à une exposition, en présentant un portrait, pour le festival de photographie de la ville de Dax. Très vite attirée par le monde de la mode, les différentes commandes qu'elle a pu avoir n'ont fait que confirmer son envie d'évoluer professionnellement dans ce milieu. "Mon travail, dit-elle encore, se constitue essentiellement de portraits. Les gens m'attirent ; leur manières d'être, ce qu'ils donnent d'eux et ce qu'ils retiennent. Je vois le médium photographique comme un moyen de créer un monde qui échappe a la réalité, ou du moins, a ma réalité. La photographie comme un "doux mensonge". Ceux dans lesquels on se laisse volontiers sombrer."

 Morgane Adawi « J’ai 23 ans, et voilà maintenant sept ans que la photographie m’accompagne dans ma vie. J’envisage aujourd’hui la photographie comme un langage, un journal, intime mais pas toujours, afin de garder une trace d’un vécu, de mettre l’indicible en lumière, comme témoin d’un passage à l’autre. La photographie pour dire, pour illustrer des états intérieurs, pour questionner sur l’extérieur."

Marion Baldi « La présente absence. Etre là, s’offrir aux regards sans expliquer leur présence. C’est ce que font les différents corps qui apparaissent comme des masses, se liant sensiblement à l’environnement. L’homme et la nature, plutôt que face à la nature. Ces images suggèrent une manifestation d’une harmonie où les corps humains deviennent la nature, et s’estompent doucement. » Actuellement en deuxième année de Prep’Arts, dans la perspective d’intégrer l’Ecole Nationale Supérieure de Photographie d’Arles, son choix d’utiliser le support de la photographie, aujourd’hui évident, s’est fait de manière indirecte.
Depuis sa petite enfance, elle éprouve le besoin d’extérioriser ses sentiments, sa vision. Cela a commencé par le dessin puis elle choisit d’autres expressions telles que la danse, la musique ou le théâtre.
Tous ces supports lui laissent un goût d’insatisfaction et elle les abandonne pour se tourner versla photographie. "Par ses capacités, ajoute-telle, et notamment celle de représentation extrêmement proche du réel, la photographie me fascine et se définit comme le moyen parfait pour mon expression personnelle. Tout en même temps, je sais conserver le fruit du travail de mes différentes expériences passées. En musique, notamment, je photographie les différents groupes de musique nîmois et autres."

 Pratiques :
- Exposition Evidem(m)ent du 18 au 28 Janvier
- Vernissage, le mercredi 18 janvier 2012 à 18h30 en présence des artistes.
- Le Lac Gelé 3, Grand rue, Nîmes
- Ouvert du mercredi au samedi de 15h à 19h
- Entrée libre

morgane adawi



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