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10/03/2012

Yves Bélorgey présente ses "façades" à Sérignan (Musée régional d'art contemporain)

yves bellorgey, mrac, sérignan
Yves Bélorgey, Les Avanchets à Genève, architectes Steiger Partner AG, Benjamin Förderer, Franz Amrhein, construction 1973-1977,février-mars 2011. Huile sur isorel, 240 x 240 cm.

 

Grande exposition monographique consacrée à Yves Bélorgey du 11 mars au 10 juin au musée régional d'art contemporain de Sérignan. Sur 1000 m², les peintures viennent dialoguer avec les grands dessins au même format, invariablement 240 x 240 cm, installés sur les deux niveaux du musée. Vernissage le samedi 10 mars 2012 à 18h30.



Le Musée Régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon à Sérignan organise une grande exposition monographique consacrée à Yves Bélorgey. Sur 1000 m², les peintures dialoguent avec les grands dessins au même format, invariablement 240 x 240 cm, installés sur les deux niveaux du musée.
Yves Bélorgey parcourt les banlieues des grandes métropoles, de Marseille à Mexico, en passant par Varsovie ou Istanbul, pour en ramener des photographies d’immeubles qui, plus tard à l’atelier, deviendront des peintures et dessins de grandes dimensions. Ses peintures cadrent et tendent à faire entrer l’objet représenté dans sa globalité.
La construction est donnée par la facture, proposant au regardeur la même monumentalité que lorsque l’on se situe devant l’immeuble lui-même. Les dessins sont plus resserrés, représentant souvent des entrées d’immeubles ou des détails particuliers. Ils ne sont pas des esquisses mais proposent un autre cadrage, davantage dans la quotidienneté.
Les représentations de paysages urbains d’Yves Bélorgey portent un regard sur les édifices de l’architecture moderne. Il les représente dans une frontalité brutale et exhibe l’organisation sociale qui conditionne le système urbain des banlieues. 
Le regard n’est à la fois ni pessimiste, ni optimiste, mais se positionne plutôt sur le mode documentaire.  Ce n’est pas une préoccupation sociologique qui mène Yves Bélorgey à décliner façade après façade mais une fascination pour ce motif, l’immeuble, tant pour sa valeur symbolique de construction universelle que pour ses qualités plastiques, à la fois picturale et sculpturale. Il observe ces immeubles comme les monuments d’un projet social révolu, comme les représentants des ruines d’une certaine époque dont l’ambition - aujourd’hui remise en question - était d’offrir un confort minimum pour tous. Il envisage la peinture comme un enjeu politique et lui donne un sens militant : réaliser des peintures d’immeubles signifie travailler le nombre, la densité et le paysage actuel de la ville ; c’est une façon de faire le pont entre le tableau et l’immeuble, deux oeuvres autonomes isolées. Yves Bélorgey nous amène « à regarder frontalement et sans états d’âme la ville ».

 

yves bellorgey; mrac,sérignan

Yves Bélorgey, Vue des entrepôts de la SERNAM à Pantin, octobre-novembre 2010. Huile sur toile, 240 x 240 cm

 

 

yves bellorgey; mrac,sérignan

 

Yves Belorgey,

Quartier Daugiaaukstis, architecte C. Mazuras, construction 1973 1974 à Vilnius. Avril 2004. Graphite et pastel, 240 x 240 cm (format image), 250 x 270 cm (format papier).

yves bellorgey; mrac,sérignan

Yves Bélorgey, Immeuble de la porte de Pantin, Architecte Paul Chémétov, Construction 1980,Octobre 2010. Huile sur toile, 240 x 240 cm.

 

 

 

 

 

 

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