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24/09/2012

Marseille : "le champ de bataille" du photographe Julien Friedler

 

La Galerie Gourvennec Ogor (Marseille) présente la première exposition personnelle en France de l’artiste belge Julien Friedler. L’exposition a ouvert le samedi 1er septembre. A voir vjusqu’au 3 novembre.

Né en 1950, Julien Friedler vit et travaille entre Bruxelles (Belgique) et Monaco. Avec Les disparus, l’artiste belge Julien Friedler signe sa première exposition personnelle à la Galerie Gourvennec Ogor à Marseille.
Confrontant le spectateur à une série de photographies prises ce printemps dans son atelier bruxellois, l’artiste nous emmène aux confins intimes de son oeuvre, dans le cercle privé de sa mémoire d’homme et d’artiste.
En dévoilant les marques d’un processus créatif ardent, irradiant l’espace de matériaux et de pigments, de corps et de signes ; l’artiste dévoile son champ de bataille intérieur. Un lieu où les forces s’entrechoquent, où les idées et la matière se travaillent à même les murs, où les souvenirs de l’homme et l’activité de l’artiste se confrontent dans un mouvement violent, dont l’espace porte les stigmates.
Il est à remarquer qu’aucune peinture réelle n’apparaît sur les photographies. Seules des traces de leur existence sont visibles, tels les vestiges d’une oeuvre dont on ne sait si elle est réellement achevée ou non encore terminée.
L’artiste non plus n’apparaît pas, il n’est présent que par sa propre absence.
Ce que les disparus nous donne à voir, c’est la disparition comme phénomène. Disparaître n’est pas mourir. La disparition est le sentiment confus d’une perte sans explications, la sensation d’un effacement incontrôlable de ce qui n’est plus là, mais dont on ressent vigoureusement la présence. Disparaître, c’est sortir du temps. Il est utile de savoir que Julien Friedler est né dans une famille juive en 1950. Il a passé son enfance dans un environnement psychologique et familial bouleversé par l’expérience traumatisante de la Shoah. Il s’est construit dans les séquelles de l’histoire, confronté depuis toujours au poids du vécu, aux cicatrices de la mémoire.

julien friedler

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