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18/11/2010

Catherine Lopes-Curval à Montpellier: Alice et des élites, de l'humour et des symboles

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       P1040058.JPG                                                                                                                                                                                                        Pour la cinquième exposition personnelle de Catherine Lopes-Curval  à la galerie Hélène Trintignan une sélection d'œuvres récentes  sur toile et papier est présentée jusqu'au 17 décembre. A voir
Catherine Lopes-Curval vit et travaille à Paris, depuis 1972. Peintre de compositions animées, à tendance symboliste, elle expose ses œuvres très régulièrement depuis 1983 au sein d'expositions personnelles ou collectives.
Des hommes et des femmes chapeautés de têtes d'animaux déambulent dans un embouteillage. Un peu plus loin, des cadres en costume trois pièces semblent s'interroger face à un empilement de déchets. Une manière pleine d'humour de montrer du doigt les élites dépassées par les problèmes environnementaux. Un tigre écrase du regard un carrefour toujours embouteillé. Des pingouins dérivent sur des morceaux de banquise.
Les tableaux de Catherine Lopes-Curval sont figuratifs. Mais tout est  dans la symbolique. L'artiste installe son monde.  "Je travaille à partir de textes et de ce que je vous dans la presse, d'où les ressemblances de certains de mes personnages avec des hommes politiques", précisent Catherine Lopes-Curval qui dans ses toiles installe son monde où elle revisite les personnages à Lewis Carrol.
Représentée par de nombreuses galeries dont la galerie Patrice Trigano, à Paris, qui suit entre autres Arman, César, Clavé, Hélion, de Staël, Zao Wou Ki, l'artiste s'internationalise exposant en Belgique, en Suisse, au Portugal, au Japon, aux Etats-Unis ou en ChineDe plus, après une acquisition par le fonds national d'art contemporain, une œuvre de Catherine Lopes Curval, "La mise aux carreaux", vient d'être achetée par le Centre Georges Pompidou. Une sacrée reconnaissance du travail de l'artiste.

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 Pratique:
-21 rue Saint-Guilhem, Montpellier
-Tél. 04 67 57 18

14/11/2010

Galerie Vasistas à Montpellier : le charme désuet d'une maison de ville pour une exposition d'art contemporain

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Une maison de ville avec une petite cour et une pièce toute blanche au rez-de-chaussée ! Le décor de la galerie Vasistas à Montpellier.  Une galerie d'art contemporain qui accueille une exposition collective d'artistes trentenaires. Une exposition baptisée "Weekender" à voir jusqu'au 18 décembre.
Serge Agoston, Cyril Chartier-Poyet, Guillaume Eymenier, Xavier Gautier, Laurent Hopp, Thomas Olivier, Julien Rodet, Sylvain Rousseau, Arthur Schalit : ces artistes, trentenaires, se connaissent et se fréquentent même s'ils ne travaillent pas les mêmes médiums ni les mêmes concepts. L'exposition, co-organisée par chacun d'entre eux, est l'occasion de faire se croiser pour la première fois leurs oeuvres ; une surprise pour eux et pour nous dans cette étonnante galerie.
Allumettes de bois, platre, vidéo, photos, installations... ces jeunes artistes ont du talent. Mais on ne sait pas qui est qui et qui a fait quoi. Une petite présentation s'imposerait , ne serait que pour connaître leur parcours.  

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Pratique :

- Galerie Vasistas, 37 avenue Bouisson Bertrand, Montpellier
- Du mercredi au samedi de 15h à 18h30
- Tél galerie 06 75 49 19 58

13/11/2010

Pedro Cabrita Reis au Carré d'art de Nîmes : tubes, néons, fenêtres... l'art avec du quotidien

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pedro Arte der Schweiz, 2001.jpgLe Carré d'art à Nîmes présente jusqu'au 23 janvier un des plus importants artistes portugais. Il s'agit de Pedro Cabrita Reis. Les principaux matériaux utilisés par cet artiste  viennent de l'architecture : tubes néons, portes, éléments de fenêtres et de façades, câbles électriques.  Composée à partir d'une trentaine d'oeuvres pour la plupart issues de l'atelier ou des collections portugaises, cette exposition monographique établit clairement le dialogue d'une technique à l'autre : de la sculpture à la photo, du dessin à la peinture tels qu'il s'établit dans les deux dernières décennies de son travail.

pedroOs últimos 1, 1999.jpgS'il utilise incontestablement l'espace tridimensionnel, Pedro Cabrita Reis n'est pas seulement sculpteur. Le catalogue qui accompagne l'exposition se répartit en grands domaines : dessin, peinture, photographie, sculpture. L'oeuvre peut à juste titre convoquer tour à tour chacune de ces catégories car les tubes fluorescents, l'un des matériaux de prédilection de l'artiste, s'ils font naître un halo de lumière, déterminent une ligne comme celle que le crayon trace sur la feuille. Les cadres de façades en aluminium, le plâtre, les panneaux de verre securit, les briques, le simple câble électrique, tous ces matériaux concourent à un système de représentation sans rien perdre de leur mystérieuse quotidienneté d'objet, brouillant la limite entre intérieur et extérieur, entre construction et objet.

pedro Olhar, olhar sempre, 2000.jpgL'exposition à Carré d'Art rassemble vingt-trois oeuvres datées des dix dernières années. A Nîmes, Pedro Cabrita Reis s'approprie l'espace dès l'escalier monumental dont les murs sont peints en orange, une couleur rare, abstraite car difficile à associer aux éléments naturels du paysage. En 2009, le travail de Pedro Cabrita Reis a été très remarqué par ses deux installations dans le cadrede la Biennale de Lyon, notamment à l'Entrepôt Bichat. Loin de la mélancolie de ce lieu désaffecté, l'exposition de Nîmes confronte cette oeuvre à l'abstraction de la salle blanche de musée. L'exposition remodelée dans chacune de ses présentations, apparaît comme une succession d'actions qui mettent en tension l'espace. A plusieurs reprises dans le parcours s'effectue un retournement : de l'oeuvre comme volume autonome dans l'espace, à l'espace devenu oeuvre.
Presque minimaliste par l'utilisation de poutres, de cadres en aluminium, symbole de l'architecture moderne, presque Arte Povera par l'utilisation d'éléments quotidiens, portes, fenêtres, chaises patinées par le temps, l'oeuvre de Cabrita Reis rajoute une voix singulière à cette histoire de l'art récente. Elle porte aussi une empreinte méditerranéenne et les traces d'une pensée ancienne dont l'homme est le paradigme. Attention, l'oeuvre n'est pas pour autant confortable. La complexité des reflets et des faux espaces suscités par l'utilisation de vitrages peut parfois confronter le visiteur à un monochrome presque mutique.
Pedro I dreamt your house was a line, 2003.jpgLes titres travaillés, souvent poétiques, formulés dans de multiples langues, portugais, français, anglais..., développent ce lien au lieu et au territoire, en écho également à la carrière de l'artiste qui a dû inclure le mouvement de la périphérie vers le centre, question impossible à éluder pour la première génération d'artistes de la démocratie portugaise. En contraste avec cette géométrie poétique, Muito Tempo, 1989, l'oeuvre la plus ancienne de l'exposition joue le rôle de point d'origine : la marque de l'informe.
Pedro Cabrita Reis est né en 1956 à Lisbonne. Il vit et travaille dans cette ville. Ayant reçu une large reconnaissance internationale, il a participé à de nombreuses et importantes expositions internationales. Entre autres, il a exposé à Documenta IX Kassel en 1992, aux 22e et 24e Biennales de São Paulo en 1994 et 1998, à la section Aperto de la Biennale de Venise en 1997. En 2003, il a représenté le Portugal à la Biennale de Venise.

 

Pratique:
-Jusqu'au
au 23 janvier 2011
-
Carré d'Art - Musée d'art contemporain ouvert tous les jours sauf le lundi de 10h à 18h.
- 5 euros, tarif réduit: 3,70 euros
- Place de la Maison Carrée
30000 Nîmes

Crédits Photos :  Os últimos 1, 1999,  José Manuel Costa Alves,  Olhar, olhar sempre, 2000   Photo Paolo Pellion, Arte der Schweiz, 2001,  PCRSTUDIO / Tania Simões;  I dreamt your house was a line, 2003, Collection de l'artiste

12/11/2010

Julien Bouissou, un artiste contemporain au château d'Assas près du Vigan

Le Conseil général propose du 19 novembre au 30 janvier au Vigan, au Château d'Assas, une exposition d'art contemporain de Julien Bouissou. Né en 1975, Julien Bouissou fait partie des jeunes artistes trentenaires qui tentent de conserver une identité dans la production de l'art contemporain. Intéressé par la nature, créatrice d'une diversité infinie, il façonne en peinture ou en sculpture des formes qui nous paraissent tout d'abord reconnaissables parce qu'issues du monde naturel.

Loin d'adopter toutes les tendances et les modes de la création actuelle, Julien Bouissou a réalisé plusieurs expositions personnelles dans divers lieux dont la galerie Philippe Pannetier à Nîmes ainsi qu'un très beau livre chez Fata Morgana en 2009, Des pierres de la Chine sur un texte déjà ancien de Roger Caillois.
Via son oeuvre, Julien Bouissou invente une autre nature, une cosmogonie dont il ne livre que peu à peu, comme par détail, l'incroyable découverte. Pris entre nature et culture, entre artefact et création, le jeu de Bouissou incite à comprendre ce qui en art relève de l'illusion et ce qui relève de l'imagination. Le dialogue qu'il a instauré entre sculpture et peinture le place à un niveau d'exception car peu de plasticiens sont capables d'enchaîner une expression unique par des moyens différents. Très soignées dans le rendu, ses oeuvres marquent une originalité et une qualité d'invention manifeste. Tout cela très simplement, bien à la manière d'une génération désinhibée et sans renier ni son savoir ni ses connaissances.

Les images que nous montrent Julien Bouissou sont évidentes : corps couleurs, sexes liquides, vanités séchées ; soit des vecteurs artistiques naissant du désir de transmuter, la perception, et, son action, en constructions tangibles. L'utilisation du banal en art comme sujet  lui permet d'investir le hors champ de la représentation pour donner en partage l'intime d'un « vivant fécondable », qu'il véhicule jusqu'à le rendre : apparence

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Pratique:
- Pôle culturel du Château d'Assas 11 rue des Barris,  Le Viganµ
- Entrée libre
-Jusqu'au 30 janvier
- Horaires :
Mercredi: 9h/12h; Samedi : 10h/12h, présence de Julien Bouissou; Lundi mardi jeudi vendredi : 9h/12h - 14h/17h.

Toreador à l'Imperator à Nîmes : une exposition géante autour de la tauromachie

toreador1.jpgC'est dans le luxueux et mythique hôtel Imperator quatre étoiles de la ville de Nîmes que va être inaugurée l'exposition Toreador. Idée complètement folle à la hauteur de cet évènement, les oeuvres vont être présentées dans les chambres du premier niveau de cet établissement. Ainsi les visiteurs vont voguer d'habitation en habitation et découvrir en même temps leur patrimoine hôtelier. Il faut associer l'idée que c'est dans cet hôtel que tous les grands toreros séjournent avant d'aller combattre dans l'arène. Une chambre sera emmenagée comme si son maestro habitait les lieux, son costume de lumière prêt à être habiller, sa chapelle attendant les prières.
Durant ce mois de réjouîssances, du 12 novembre au 12 décembre 2010, des animations culturelles, les samedis soirs viendront, sous forme de rencontres, animer les oeuvres, des visites guidées seront proposées aux visiteurs le dimanche matin à 11 heures et sur rendez vous. L'entrée est gratuite et ouverte à tous sous réserve d'acceptation du mardi au dimanche de 12 à 19 heures.

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Les plus grands artistes (130 au total)  sont là, venus des quatre coins de France, mais aussi d'Espagne, d'Italie, du Portugal, de Grèce, de Suisse, d'Europe de l'Est ou d'Outre-Atlantique. Véritable événement en soit, cette exposition est une première car elle met en scène des artistes spécialistes de la tauromachie face à des néophytes qui ne traitent généralement pas ce sujet et qui réalisent, pour cette occasion, une oeuvre dont la qualité exulte, bien au-delà de toutes les espérances.
Faisant ainsi la plus grande exposition jamais réalisée sur ce thème, cette manifestation dépasse le cadre identitaire taurin pour devenir un évènement artistique sans précédent et la liste n'est pas complète loin s'en faut. lus grands sont là, venus des quatre coins de France, mais aussi d’Espagne, d’Italie, du Portugal, de Grèce, de Suisse, d’Europe de l’Est ou d’Outre-Atlantique, ce rassemblement d’artistes vaut tant par la quantité que par la qualité. Véritable évènement en soit, cette exposition est une première car elle met en scène des artistes spécialistes de la tauromachie face à des néophytes qui ne traitent généralement pas ce sujet et qui réalisent, pour cette occasion, une oeuvre dont la qualité exulte, bien au-delà de toutes les espérances. Faisant ainsi la plus grande exposition jamais réalisée sur ce thème, cette manifestation dépasse le cadre identitaire taurin pour devenir un évènement artistique sans précédent. 


toreadolivre.jpgLivre d'art.- Tout aussi innovant que la réunion des plus grands artistes contemporains autour de la tauromachie, un catalogue sous forme de livre d'art est réalisé.
 Pour la première fois des textes originaux de tous les artistes présents dans l'exposition sont illustrés par leurs oeuvres. Un livre événement à la hauteur de l'exposition présentée. En format carré de vingt-deux centimètres, ce livre de deux cent soixante et dix pages est tiré à deux mille exemplaires.
Une série numérotée de 1 à 99 comportant une sérigraphie sur tissus de Claude Viallat signée ouverte en souscription a permis de financer l'impression complétant ainsi l'édition.  Ce catalogue sera découvert lce soir vendredi 12 novembre, jour de l'inauguration de l'exposition à l'hôtel Imperator-Concorde de Nîmes et sera à la vente sur place au prix de 20 euros

 




Pratique :
- Hôtel Imperator,15 Rue Gaston Boissier, Nîmes
- Du 12 novembre au 12 décembre

 

 

11/11/2010

Helga Stüber-Nicolas à la galerie de la Salamandre à Nîmes : le crayon de couleur devient oeuvre d'art

 

salamandre4.jpgHelga Stüber-Nicolas développe, depuis des années, un travail autour d’un médium exclusif, le crayon de couleur, dont elle expérimente toutes les possibilités au travers de procédés parfois complexes, visant à faire apparaître dans ses oeuvres les traces des états successifs et des différents constituants de cet objet/outil. Née à Hanovre en Allemagne, vit et travaille à Montpellier. Elle expose à la galerie de la Salamandre à Nîmes jusqu'au 20 novembre.

Si Helga Stüber-Nicola utilise le crayon de couleur, elle ne s'adonne pas au coloriage. Elle se sert de la mine,  bien sûr, mais aussi du bois, du vernis coloré qui le recouvre et des déchets rejetés par le taille-crayon. Le crayon n'est pas un outil d'écriture ou de dessin, ce n'est pas simplement non plus de la couleur à étendre sur du papier : c'est un matériau en soi, qui se façonne, se modèle et se sculpte. Du reste, du tableau en léger relief jusqu'au volume en ronde-bosse, l'œuvre ici cède volontiers à la tentation de la troisième dimension.
Ce sont des compositions fines, minutieuses, délicates. Il y a là d'imposants monochromes entièrement recouverts d'une couche de minuscules lamelles de mines, de somptueuses sphères construites en dentelles de copeaux de bois sorties du taille-crayon, des frises de crayons usés dressant leur restant de pointe comme des tuyaux d'orgue, des lignes d'infinitésimales brisures de mines sinuant sur le papier blanc à la manière d'une onde ; et encore des espèces de petits personnages gesticulant et en guenilles, taillés dans une mince pellicule composée de poudres de mines agglomérées avec de la colle. Les dégradés, le chromatisme fondu, les tons extrêmement denses confèrent une ambiance toute particulière à ces œuvres, qui postulent que de la couleur peut atteindre à la tangibilité de l'objet. Sur un registre léger, allègre, apparemment fantaisiste, Helga Stüber-Nicolas mène, en archéologue de son propre travail, une méditation en réalité empreinte de gravité sur la précarité des choses et l'inconsistance des traces que nous laissons.

 

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Pratique :
- Galerie de la Salamandre  3, place de la Salamandre, Nîmes
- Ouverture du mardi au samedi de 15h à 19h
- Tél. : 06 20 80 62 66 / 04 66 76 23 90
- E.mail. : galeriesalamandre@wanadoo.fr

 

10/11/2010

Guy de Rougemont à la Galerie Hambursin-Boisanté : une rétrospective "pastel" colorée, moderne et tonique

 

 

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La Galerie Hambursin-Boisanté présente une remarquable rétrospective de Guy de Rougemont sur le thème des pastels. Des formes des volumes, des couleurs éclairent l'espace blanc de la galerie avec une série d'oeuvres modernes, toniques et joyeuses. Guy de Rougemont : un artiste qui a aboli la frontière entre la sculpture, la peinture et le design. A voir jusqu'au 11 décembre.

Après avoir suivi les cours de Gromaire à l'Ecole nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, Guy de Rougemont séjourne deux années à la Casa de Velazquez (1962-1964). En 1965, il participe à la Biennale de Paris et l'année suivante au Salon de Mai. Vient ensuite l'aventure chez les minimalistes , époque où le peintre se fait remarquer à New-York. Rougemont s'est très vite singularisé au sein du mouvement de création des années soixante-dix ; dès son retour des États-Unis, l'artiste, après un long travail d'atelier, engage ses recherches sur l'insertion des formes et couleurs à l'environnement.
Abolissant la frontière entre sculpture et peinture, il intervient en géomètre de la couleur, sur de nombreux sites où ses oeuvres monumentales sont implantées en permanence ; espaces publics, places, parvis, rues, autoroutes...
Parmi ses nombreuses réalisations, citons celles de l'Hôpital Saint-Louis, la station du R.E.R. de Marne-la-Vallée, le parvis du Musée d'Orsay, l'Hakone Open Air Museum au Japon ou encore la place Albert-Thomas à Villeurbanne, l'Hofgarten de Bonn, le Parc Métropolitain de Quito en Équateur, le Centre d'Accueil et de Soins de Nanterre où il réalise une peinture murale de 300 mètres de long...
Parallèlement à ses réalisations monumentales, Rougemont poursuit son oeuvre picturale et participe à de nombreuses expositions tant en France qu'à l'étranger.
La curiosité de l'artiste va l'amener également à faire des incursions dans d'autres domaines le conduisant à dépasser encore une fois certaines frontières entre la peinture et les autres arts. Il se lance notamment dans la lithographie et la production d'objets tels que mobilier, lampes et autres objets design redonnant ainsi une place de choix aux arts dits « mineurs «, exprimant par là-même son entière liberté de création et son souci de rattacher l'art au quotidien.
Préfaçant l'un de ses derniers catalogues, Guy de Rougemont rappelle : « On ne passe pas impunément du plan au volume, de l'objet au monumental, sans qu'un jour tout cela ne se fonde en une seule et même pratique. Je suis peintre : ma sculpture, mes meubles, mes tapis sont d'un peintre... "

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 Pratique :
-Jusqu'au 11 décembre
- Galerie Hambursin-Boisanté, 15, bd du jeu de paume, Montpellier

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09/11/2010

Daniela Montecinos à la galerie du Chapitre: des instants de vie sur les chemins de l'exil

A la galerie du Chapitre à Nîmes, exposition d'une jeune artiste innovante et talentueuse ! Daniela Montecinos présente ses dernières créations. Entre tendresse et nostalgie, blessures et souvenirs... une exposition forte et lumineuse. A voir jusqu'au 27 novembre.

Etonnant parcours que celui de Daniela Montecinos : études d'architecture et de graphisme à l'Université Catholique de Valparaiso, bourse d'études aux Etats Unis, études supérieures à New York où elle continue ses études, retour au Chili où elle  travaille dans l'enseignement à l'Université Finis Terrae et dans son atelier. Exposition aux Etats-unis, au Chili, en Amérique centrale en France et en Allemagne. Et puis, une arrivée à Nîmes où elle a posé son atelier
Dans ses compositions tout en effacement, Daniela Montecinos, se lance dans une quête identitaire. Déracinée, exilée, elle évoque son histoire et celle douloureuse de son Chili natal. Avec sa mémoire blessée, elle propose des instants de sa vie. Un peu comme dans les rêves les images se mêlent.  des chiens fantomes symbolisent l'errance. Des bicyclettes fatiguées évoquent des départs. Chaussures rouges, draps froissées, silouhettes sans visages. Daniela Montecinos nous embarque dans des mondes enfouis, dans des destinations à la fois proches et lointaines, réelles et imaginaires. Sa peinture est figurative, moderne, sensible et fulgurante. A ne pas rater!

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Pratique:
- Jusqu'au 27 novembre.
- Galerie du chapitre, rue du Chapitre à Nîmes. 
-  Ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h30 à 19h.

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06/11/2010

Alberto de Udeata et Manel Marzo Mart : deux catalans enchantent la galerie 13

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Inviter un scultpteur et un peintre, tous deux de renommée internionale à exposer ensemble, relève d'un sacré pari. Un pari  pourtant réussi par la galerie 13 à Montpellier. Témoins :  le succès du vernissage de vendredi et les propos enthousiastes entendus devant 
les oeuvres d'Alberto de Udaeta et de Manel Marzo Mart.  

La réussite de cette expostion au-dela du talent d'Alberto de Udaeta et de Manel Marzo Mart réside dans la véritable harmonie qui résulte de la présentation des oeuvres de l'un et de l'autre. "On dirait que leurs oeuvres se parlent", soulignait une invitée. "J'ai l'impression qu'elles se prolongent", rajoutait un autre visiteur.
Les sculptures d'Alberto de Udaeta (Photo de gauche) relèvent d'une alchimie. Ses morceaux de fers sont modernes tout en ressemblant à des cités antiques. L'artiste transforme le fer, le bronze et l'acier en des morceaux de poésie. des bouts de rêve, des symboles de liberté.
Juste au-dessus de ses formes projetées dans l'espace, il y a les tableaux de Manel Marzo Mart (Photo de droite) avec leur esprit catalan à la manière de Miro. Cet artiste graveur a son style bien à lui. Ses tableaux respirent une constante recherche de l'équilibre autant par les lignes que les couleurs. Il joue sur les formes et les textures. Tout est suggéré dans des lignes. Ces compositions accrochées aux cimaises semblent dialoguer avec les sculptures posées un peu plus bas. L'esprit catalan souffle sur cette exposition... à ne pas rater, c'est jusqu'a 5 décembre.

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05/11/2010

Alberto de Udaeta et Manel Marzo-Mart à la Galerie 13 : l'esprit catalan soufflle sur Montpellier

 Evénement à la  galerie 13 à Montpellier avec la venue de deux artistes catalans.! Vernissage ce soir vendredi à paritr de 18heures. A voir jusqu'au 5 décembre

catalan1.jpgAlberto de Udaeta : la poésie des volumes
Après une période d'intense activité comme dessinateur industriel en Europe et aux USA, il s'installe à Sant Felix de Guixols en Catalogne et se consacre à la sculpture. Souvent l'oeuvre d'Alberto de Udaeta peut faire penser à Bake quand il disait :"que l'imagination n'est pas un état mais qu'elle est le propre de l'existence humaine".
Son passage par le dessin industriel, l'a préparé sans aucun doute à une meilleure compréhention des formes du monde d'aujourd'hui, mais il a conscience que l'art ne peut s'enfermer dans le présent, mais seulement partir de lui comme un bagage historique le plus large et le plus dense possible,et projeter l'oeuvre dans l'inconnu.
Alberto de Udaeta  provoque une conjugaison presque alchimique qui transforme le bronze, l'acier, le fer ou tout autre matériau, en poésie des formes,des volumes,de l'espace. Il réussit a réduire la matière à ses lignes de force, qui bougent à un rythme déterminés. Davantage que des volumes,ce sont des formes projetées dans l'espace.
Alberto de Udaeta se situe dans cette tradition, usant presque exclusivement du fer, léguée par d'illustres prédécésseurs:Pablo Picasso,Julio Gonzalez,Eduardo Chillida. Il expose depuis 1985 en Europe, Espagne, Suisse, Belgique, France, USA. Il a plusieurs sculptures monumentales sur les places de Barcelone et dans plusieurs villes de Catalogne, à St.Herbain en France, à Riyadh Arabie Saoudite et aux USA.

manelbisbis.jpgManel  Marzo - Mart: l'artiste polyforme
A la suite de solides études d'art et un travail déjà remarqué, Manel Marzo-Mart obtient la très prestigieuse bourse de la Fondation Juan March, qui lui permet de s'installer à Paris en 1973 pour perfectionner son art auprès de l'un des plus grands maîtres de la gravure européenne du XXe : J.Friedllander et fréquenter l'atelier d'estampes de Leblanc. Tout au long des années 70, Manel Marzo-Mart voyageur infatigable,va parcourir des pays et des villes à forte tradition chalcographique et recueillir l'expérience des plus grands maîtres : Henry Goetz,Hayter,Friedrich Meckseper,le japonais Asada,le lituanien Zibuntas. En 1977, il choisi de s'installer à Bâle ou il partage son atelier avec d'autres artistes tout en se consacrant à l'enseignement de la gravure.
En 1987 il transfère son atelier à Barcelone où il continue à enseigner tout en répondant à plusieurs demandes de pays d'Amérique latine ou son enseignement est très apprécié.
Cet artiste polyforme : gravure, peinture, mobiles, sculpture, dont le travail est dans une recherche constante de l'équilibre : équilibre entre l'espace et tous ses plans, le mouvement et  le statisme, la matière et la couleur, s'attache à donner seulement ce que la forme seule avait suggéré la dépouillant de l'anecdote. Manel Marzo-Mart a sa place actuellement parmi les artistes graveurs les plus reconnus en Europe. Il incarne, incontestablement, la suite renouvellée de " L'Esprit Catalan" de Chillida à Miro.

 

Pratique :
-Galerie 13, 13 rue du Jeu de Paume à Montpellier
- Jusqu'au 5 décembre

              

04/11/2010

Philippe Roussel au Vintage à Nîmes : une exposition clin d'oeil en forme d'accroche coeur

roussel.jpgPhilippe Roussel est sorti de sa galerie pour présenter une expo au Vintage Café, rue de Bernis, à Nîmes jusqu'au 27 novembre. Une expo clin d'oeil en forme d'accroche coeur.

Peintre autodidacte, Philippe Roussel vit et travaille à Nîmes. Il réalise ses premières œuvres dés l'âge de 10 ans. Passionné d'archéologie et des civilisations antiques méditerranéennes, il suit les chantiers de fouilles de la région et croque sur papier les détails des mosaïques et bas-reliefs découverts. Cela affirme définitivement son coup de crayon.
Dés l'âge de 20 ans, son style, jusque là proche du figuratif, commence à s'effacer au profit de l'abstraction. Son cheminement intellectuel et les références aux écritures et lettres antiques entraînent l'insertion de signes, lettres et symboles dans ses peintures.
Voilà, c'était le Philippe Roussel que l'on connaissait. Avec l'exposition du Vintage, un super petit restaurant nîmois, c'est un autre qui apparaît. Oubliés les tubes de gris. Le rouge le bleu et le jaune éclate dans ses toiles où l'on entendrait un coeur battre. C'est bien de coeur et d'émotion qu'il est question avec ce style new look.
Tout, en effet,  a commencé par une intention : celle d'offrir un bouquet de fleurs  à sa bien aimée. En route, le peintre prend le dessus sur l'amoureux et décide de lui offrir... un tableau. Des pétales en forme de coeur virevoltent sur la toile et flirtent avec des mots doux. Ce premier tableau a, on s'en doute, séduit l'élue son coeur. Mais pas seulement. Les amateurs de belle peinture ont aussi adoré. D'où une série sur le même thème qui font l'objet de cette amour d'exposition. A voir. 

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03/11/2010

Adrien Seguin au Carré-Saint-Anne : hommage à un artiste voyageur et à un coloriste exubérant

seguin.jpgFasciné par les ports, les côtes, les barques et les étangs, Adrien Seguin peintre montpelliérain (1926/2005) était toujours en partance vers de nouveaux horizons. 68 de ses toiles sont présentées au Carré-Saint-Anne à Montpellier jusqu'au 20 novembre.
L'artiste voyageur, qui fut un temps parisien, avait son atelier dans le quartier de  Celleneuve à Montpellier.  Etudiant à l'école des Beaux-Arts de Montpellier, puis de Paris, il a suivi les cours de l'académie André Lhote, peintre cubiste. A Paris, dans les années 50,  il intègre les influences du fauvisme. Ses couleurs deviennent éclatantes. Ce coloriste exubérant mélange les techniques et les  matériaux. L'huile et l'acrylique. Il peint la Méditerrannée, multiplie les auto-portraits.  Considéré comme un artiste inclassable proche de l'art brut, en 60 ans de carrière,  il aura peint plus de 4 000 toiles. Avec cette exposition, la ville de Montpellier rend hommage à son oeuvre. 
Pratique:
- Carré Saint-Anne
- Ouvert du Mardi au Dimanche de 10h à 18h

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01/11/2010

Hervé Fischer au musée d'art moderne de Céret : la nature et les codes barres d'un artiste multimédia

Le musée d'art moderne de Céret présente les toutes dernières séries peintes ces derniers mois par Dominique Gauthier et une étonnante exposition d' ceret3hisher.jpgHervé Fisher, un artiste multimédia.

Artiste-philosophe, né à Paris, France, en 1941. Double nationalité, canadienne et française. Hervé Fischer est ancien élève de l'École Normale Supérieure (rue d'Ulm, Paris, 1964). Il a consacré sa maîtrise à la philosophie politique de Spinoza (sous la direction de Raymond Aron), et sa thèse de doctorat à la sociologie de la couleur (Université du Québec à Montréal). Pendant de nombreuses années il a enseigné la sociologie de la culture et de la communication à la Sorbonne-Paris V (Maître de conférences en 1981). A Paris il a aussi été professeur à l'École nationale Supérieure des Arts décoratifs (1969-1980). On lui doit de nombreux articles spécialisés, participations à des ouvrages collectifs et conférences dans le domaine des arts, de la science et de la technologie, en rapport avec la société. Parallèlement il a mené une carrière d'artiste multimédia.

Mais de quel art pourra-t-il s'agir?  Voici la réponse d'Hervé Fisher : "Nous avons déjà exploré notre rapport à la nature dans la peinture de paysage, la sculpture environnementale, le land art, ou des performances écologiques, panthéistes, sociologiques, ou dénonciatrices. Les artistes négligent le thème de l'économie, jugée à tort inesthétique et triviale, mais ils ne peuvent bouder plus longtemps l'écologie. Celle-ci a certes motivé l'engagement politique de nombreux artistes, mais pas l'exploration de son nouveau langage. Or c'est l'écologie aujourd'hui, qui détermine de plus en plus notre conscience et notre perception de la nature, et qui nous sensibilise aux causes et aux effets des bouleversements climatiques. Or l'écologie est une science, dont les modes de représentation numérique suggèrent une nouvelle expressivité artistique de la nature et une nouvelle esthétique....Le défi est spécifique à l'âge du numérique. Pourtant, il demeure comparable à celui que relevèrent jadis les Impressionnistes, esthétique et politique. Et de même que les sensations de lumière et la conscience politique n'étaient pas dans les tubes de peinture ni dans la toile ou les pinceaux, mais bien dans la vision nouvelle des artistes, de même l'exploration et l'expression des défis du numérique ne sont pas davantage aujourd'hui dans les ordinateurs, ni dans les logiciels, mais bien dans la tête des artistes. L'expressivité du numérique ne se traduit pas nécessairement avec des outils numériques. Loin de là. Mais les thèmes et le défi, eux, s'imposent."  Ses codes barres à lui sont des oeuvres d'art.

Pratique :
8 bd du maréchal Joffre, Céret
- De 10h à 18h tous les jours sauf le mardi
 - Jusqu'au 6 février 2011

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31/10/2010

Dominique Gauthier au musée d'art moderne de Céret : sonorité du rond et archictecture poétique

ceret6gauthier.jpgLe musée d'art moderne de Céret présente les toutes dernières séries peintes ces derniers mois par Dominique Gauthier. Ces pièces s'inscrivent dans le musée comme une véritable architecture, en utilisant pour certaines et d'une manière très spectaculaire le sol et les murs.
Près de quarante oeuvres seront données à voir, comme dans une promenade poétique, avec une résonnance toute particulière dans la sonorité du rond et dans une homogénéité de couleur. Grands formats éclatants et majestueux. Dominique Gauthier nous fait pénétrer au plus intime de son travail, au coeur même de sa réflexion philosophique, et continue son exploration dans la densité de l'hostinato.
Dominique Gauthier qui vit et travaille à Assas (Hérault) évoque son travail pour l'exposition de Céret par le texte suivant :
"Il s'agit de penser l'exposition comme un poème, comme une architecture (sol, mur, plafond) et de négocier un site comme si l'espace du monde se délivrait de sa propre peine.
Exposer l'espace où vivent les idées, où je les réalise et à ce moment-là dans ce principe, dans un de ceux par lesquels je dois passer, je note, je rédige à même l'activité de l'atelier des intentions et des constats afin de suggérer la possibilité d'un mode stylistique, d'une écriture, l'ouverture d'un passage..."
Pratique:
- 8 bd du maréchal Joffre 
-Ouvert de 10h à 18h tous les jours sauf le mardi
Jusqu'au 20 février 2011

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29/10/2010

Georges Coulomb à la galerie Jean-Claude Réno : de l'exubérance et un feu d'artifice de couleurs !

coulomb.jpgToujours du très classique, mais du classique de bonne facture à la Galerie Jean-Claude Réno à Montpellier! En ce mois de novembre, la galerie de la rue San-Firmin présente le peintre marseillais Georges Coulomb. Paysages, natures mortes et souvenirs d'enfance ! Une palette où le jaune, le rouge et le bleu explosent. A voir jusqu'au 13 novembre.

"Je fixe des images, je trace des croquis et ensuite je les recompose dans mon atelier". Ainsi travaille Georges Coulomb. Cet artiste de Port-de-Bouc excelle dans les natures mortes et les paysages. Sa fougue, son  lyrisme, une audace colorée, font de Georges Coulomb un peintre exceptionnel. Né en 1947 à Port-de-Bout, où il vit toujours, Georges Coulomb s'est d'abord essayé à la sculpture puis se met à peindre dans les années 70.
Classé parmi les peintres de l'école de Marseille pour ces  dons de coloriste, cet autodidacte fait exploser les couleurs dans sa vision de la nature. Ses toiles connaissent un gros succès au Japon. L'expo de Montpellier ressemble à un feu d'artifice. Une peinture exubérante avec d'habiles mélanges., Dommage l'encadrement des toiles donne un peu trop dans la sobriété.

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26/10/2010

Alain Clément à la galerie Hélène Trintignan : des rubans de couleurs colorés

P1030976.JPGL'exposition,  à la galerie Hélène Trintignan à Montpellier, d'Alain Clément livre le fruit de travail d'une année écoulée. Gouaches sur papier, montages avec photographies, huiles sur toile, petits et grands formats, et sculptures en tôles d'acier, murales ou en ronde bosse...une peinture colorée et optimiste. A voir jusqu'au 6 novembre

Alain Clément trace sur la toile des lignes souples, des rubans colorés qui ressemblent à ceux des gymnastes. Joyeux, lumineux, ces tableaux donnent ou redonnent le moral.
Au début des années 90, Alain Clément, alors qu'il commençait à travailler la sculpture, testait aussi dans son atelier quelques peintures sur des photographies, des portraits grands formats qu'il rehaussait de larges traits colorés. Le motif était tout à tour accentué, nié, dissimulé par la peinture, traité à la fois comme sujet et comme objet.
"Avec cette dernière livraison, peut-on lire sur le site de la galerie, on retrouve ces recherches différemment abouties. L'effet est troublant. Pour les peintures sur toile tout autant que celles sur papier, les couches de peinture/couleur, les écrans tramés, les fins lacets creusés dans le frais, traversent les plans, les interpénètrent. Et c'est encore une fois l'ambivalence des genres : une peinture au goût d'instantané photographique, une sculpture d'un trait de crayon...
La palette va du bleu, au blanc en passant par le rouge et le vert. Le mouvement est partout. Le rythme aussi.

25/10/2010

Musée Paul Valéry à Sète : derniers jours de l'exposition "Les lumières des rivages de la Méditerranée"

dufyorchestrebis.jpgLe musée Paul Valéry de Sète (Hérault) présente une séduisante exposition consacrée à Raoul Dufy. Ce grand peintre français du vingtième siècle qui fut aussi graveur, illustrateur de livres, créateur de mode, décorateur aimait l'univers méditerranéen et sa lumière.
"Dufy et la Méditrerranée", thème de l'exposition, met en lumière les liens qui, durant toute la Vie de Raoul Dufy, ont uni l'oeuvre de l'artiste à l'univers méditerranéen. Un sujet qui n'avait jamais été traité, jusqu'à maintenant.  Dans un premier temps, ce fut dans les paysages marins de sa Normandie natale qu'il trouva cette qualité de lumière. Il la découvrit aussi très tôt dans le Midi de la France et les rivages méditerranéens: l'Italie, la Sicile, le Maroc ou l'Algérie.
A ne pas rater, dans le parcours, le volet sur l'installation de Dufy à Perpignan, au début de la deuxième Guerre Mondiale en 1940. Une ville où il va demeurer une dizaine d'années et réaliser sa série fortissimo sur les musiciens et les grands orchestres. Il réalise également dans son atelier de Perpignan des peintures de la série Cargos noirs, représentés dans la baie de Sainte-Adresse, en Normandie. Un élément qui démontre que Dufy ne choisissait pas forcément ses sujets en fonction de l'endroit où il se trouvait.
L'exposition sétoise, analyse la rencontre incessante avec la lumière du sud et le rôle qu'elle a joué dans l'oeuvre du peintre. "Son apport est en effet essentiel dans toute sa peinture, y compris dans les gouaches et les aquarelles. Les recherccches menées par Dufy pour donner à l'huile la transparence de l'aquarelle ne sont pas étrangères à cette lumière qui en a fluidifié la matière", explique la guide durant la visite. Une visite passionnante comme le petit film qui retrace la vie et l'oeuvre du génial Raoul Dufy.

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Pratique :
-Musée Paul Valéry, 148 rue François Dunoyer à Sète (Hérault)
- Jusqu'au 31 octobre, ouvert tous les jours de 9h30 à 19h
-Tel. 04 99 04 76 16
- Site Internet : Musée Paul Valéry

 

 

24/10/2010

Musée de Lodève : de Gauguin aux Nabis ou le droit de tout oser.

lodeve 1.jpgLe Musée de Lodève présente, jusqu'au 14 novembre, une importante exposition consacrée à l'invention de l'art moderne, de Gauguin aux Nabis. Une des plus belles expositions de cet été. A ne pas rater.

Les décennies qui vont des années 1890 aux années 1930 offrent un curieux paradoxe ; elles sont tout à la fois réputées pour les grands mouvements qui la structurent (Postimpressionnisme, Fauvisme, Cubisme), mais elles restent encore méconnues en bien des aspects.
La part que va prendre l'Ecole de Pont-Aven et le groupe des Nabis (Bonnard, Vuillard, Denis, Ibels, Vallotton, Ranson, Lacombe...), dans ce passage entre le XIXe et le XXe siècle, est, de ce point de vue, déterminante. Le parcours de ces artistes est toutefois mal connu du grand public et certains d'entre eux  - Georges Lacombe, Henri Gabriel Ibels et Ker-Xavier Roussel par exemple - sont même délaissés par l'histoire de l'art académique.

Il n'y a pas eu, en France, d'exposition des Nabis depuis le dernier hommage rendu à ce groupe, au Grand Palais, en 1993. Par ailleurs, les années de maturité des Nabis durant lesquelles ceux-ci réactivent avec brio la grande tradition classique, sont très rarement exposées. Ainsi, le propos de cette exposition est de faire découvrir, ou redécouvrir, de ces périodes qui vont de Gauguin aux années 1930.

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Diaporama : >>>>>>>>>>>>>>>

Pratique :
Ouvert tous les jours, sauf le lundi, de 10h à 18h.
Tarif normal : 3,50 €, réduit : 2 €
Musée de Lodève
Tel : 33 (0)4 67 88 86 10

23/10/2010

Au musée de l'Arles antique : Jules César et les trésors du Rhône

"Jules César" a déjà attiré plus de 200 000 personnes au musée départemental Arles antique.  Gros succès pour cette exposition ! Statues, bijoux, sculptures, vaisselles, amphores restituent des pans entiers de la vie romaine à Arles il y a vingt siècles. A voir jusqu'au mois de janvier 2011.

"César, le Rhône pour mémoire", vingt ans de fouilles dans le fleuve à Arles présente au public, en un parcours didactique, près de 700 pièces illustrant la multitude des produits que redistribuait la cité romaine. Le Rhône est omniprésent ! Dans ses eaux tumultueuses, à l'aide de petits écrans, le visiteur est entrainé, à la découverte d'objets témoins d'une splendeur passée que vingt ans de fouilles ont patiemment mis au jour.

Les amphores, poids de balance et autres objets du commerce font renaître l'antique Arelate dans son rôle de plateforme relais pour les échanges entre le bassin méditerranéen et l'Europe. Les statues et les fragments d'architecture permettent quant à eux d'envisager l'existence d'un important quartier monumental sur la rive droite du Rhône, que le visiteur découvre au travers d'aquarelles.  La dernières salle livre au public les plus belles pièces du Rhône, qui témoignent de la richesse que la cité devait à son fleuve. Parmi ces nombreux objets exceptionnels : une victoire en bronze doré, une statue de Neptune, un captif en bronze et bien sûr le buste de Jules César...découvert dans le Rhône presque au pied du musée.
Après avoir admiré ces merveilles, difficile de se plonger dans l'exposition "Un autre regard" de Mark Dion. Une présentation, composée d'objets empruntés au musée ou collectés sur des marchés aux puces. Ses cabinets de curiosités contemporains se veulent des réflexions sur les frontières entre art et sciences. Pas évident et un brin ennuyeux !Pour en prendre plein les yeux, il faut repasser la semi-pénombre de la salle de César...où brillent des trésors.

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Voir le diaporama :>>>>>>>>>>>>>>...

Pratiques :
Le musée départemental Arles antique est ouvert tous les jours de 10h à 18h, sauf le mardi, et jusqu'à 20h le premier vendredi du mois.
Accès gratuit le premier dimanche du mois.
Visite des collections permanentes + l'expo « César » : 7,5 € et 5,5 € tarif réduit
Visite des collections permanentes uniquement : 6 € et 4,5 €
Abonnement à l'année (accès illimité) : 15 €

Visites guidées des collections, en juillet et août, tous les jours à 15h.

Visites guidées de l'exposition « César, vingt ans de fouilles dans le Rhône à Arles », en juillet et août, tous les jours à 11h et 16h30 sauf mardi et dimanche. Tarif : 3 € en plus du billet d'entrée.

 

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21/10/2010

Derniers jours de l'exposition de Pierryl Peytavi à Castelnau : un regard sur le monde entre poésie et mélancolie

Si vous n'avez pas encore vu, les photographies de  Pierryl Peytavi exposées à l'Arpac, dépêchez-vous ! Ce sont les tout derniers jours. Ce photographe pose  un regard  poétique sur le monde...  Avec de la couleur certes, mais aussi des fenêtres de mélancolie et de la grisaille des écrans auxquels forcément nous sommes assujettis. A voir jusqu'au 23 octobre. (15h/19h)
ARPAC, Fondation du Pioch Pelat, Allée Marie Banégas,  511 route de la Pompignane, Castelnau-Le-Lez  (Tel.04 67 79 41 11)

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20/10/2010

Marie-Anne Casel à la galerie 49 à Perpignan: des cellules, la vie et des forces primitives

La galerie 49 à Perpignan présente  des pièces des deux cycles de Marie-Anne Casel, Les Métamorphoses et La Danse des Cellules. "Naissance" c'est le titre de cette exposition. A voir jusqu'au 6 novembre.


Née à Strasbourg en 1961 où elle fait ses études et devient architecte DPLG, Marie-Anne Casel s’installe dans le Tarn en 1996 et habite Perpignan depuis 2008. Sur différents supports allant de la toile brute tendue sur des châssis ovoïdes de sa création au papier recyclé, sa peinture gestuelle et personnelle peut être reliée aux peintres d’univers intérieurs tels que Sam Francis, Jackson Pollock ou Zao Wou Ki.
Pour Marie-Anne Casel, " Le cycle de La Danse des Cellules" représente le patrimoine génétique inscrit au cœur des cellules. "Un châssis circulaire ou ovoïde représente, dit-elle, une cellule et la peinture projetée exprime le contenu physique et symbolique qui s'y trouve et son mouvement perpétuel. Sur d'autres œuvres, des formes peintes rondes, ou ressemblant à des yeux évoquent des cellules et la vie sous toutes ses formes qui bouillonne en leur sein.
Dans Les Métamorphoses, l'artiste utilise souvent de la cire et du pigment pur directement appliqué sur le support par frottement ou raclement avec une spatule ou les mains. Parfois quelques coups de pinceaux rapides et du dripping complètent le processus.
Le support est en toile, souvent d'anciens draps de lin, carton, papier recyclé ou d'emballage. "Les Métamorphoses, expliquent Marie-Anne Casel, sont en rapport direct avec des forces primitives inconscientes qui s'expriment et affleurent à la conscience en lien avec une germination très ancienne. Les plis du papier ou la toile brute sans apprêt expriment matériellement ce rapport au temps, aux strates de l'inconscient et à quelque chose de primitif."

Pratique:
- Galerie 49, 49 place de l'Arago
-Ouvert du mardi au samedi

Béatrice Hunckler et Nathalie Matheudi à Aigues-Mortes : des mandalas à la recherche de la vie et de joyeuses sculptures

La galerie Europ'art à Aigues-Mortes expose "les Mandalas" de Béatrice Hunckler et les sculptures (Argiles rakus) de Nathalie Matheudi. A voir durant le tout lemois d'octobre et novembre

Béatrice Hunckler propose des figures géométriques sans haut ni bas. Ses tableaux ressemblent à la fois à des signes tournés vers  l'infini et à des vitraux de cathédrales. Ils sont entre science et spiritualité. "La démarche de Béatrice Hunckler témoigne d'un certain sens de la spiritualité picturale, enrichie de son intérêt profond pour les sciences de pointe, ce qui n'exclut pas une réflexion sur la symbolique religieuse venue d'extrême orient ou sur les quatre éléments.",  souligne un critique. A travers ses oeuvres, Bééatrice Hunclkler cherche à percer le mystère de la Création.
Nathalie Matheudi a commencé son initiation artistique en travaillant la peinture avec ses doigts. "L'argile, dit-elle,  c'est tout naturellement imposé à moi. J'aime redonner vie à cette terre en travaillant les formes, les textures et les couleurs. De la conscience à l'inconscience, je laisse aller mes mains en parfaite connexion avec toutes mes sensations et ma sensibilité créative. J'aime jouer avec la matière et le feu (Raku), faire émerger mes ressentis émotionnels par les rondeurs et la sensualité de la féminité." Il y a de la  joie dans ses sculptures.

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Béatrice Hunckler: "Happy Bing(s) Bang(s) "
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Pratique:
- A la Galerie Europ'art
 - 6 rue Marceau   30220 Aigues-Mortes 06 11 42 92 38
 - Ouvertures Vendredi Samedi et Dimanche de 12 H à 18H 30   
 - Plan - informations - et pour toute question entrez dans :   http://www.galerie-europart.com/galerie_Europart/contact....
-Visitez virtuellement cette  exposition :  http://www.galerie-europart.com/galerie_Europart/doc_en_s...

 

 

18/10/2010

Maurice Matieu au musée d'art moderne de Collioure : histoire d'un puzzle à assembler

matieu1.jpgExposition des dernières oeuvres (2005/2009)de Maurice Matieu au Musée d'art moderne de Collioure (Pyrénées-Orientales). A voir jusqu'au 31 janvier

Maurice Matieu (né en 1934) débute sa carrière de chercheur en mathématique au prestigieux Collège de France. Il se rend rapidement compte qu'il se trompe de voie. Une boîte de peinture, reçue en cadeau, va l'entraîner sur le chemin de la création artistique. C'était en 1959. "La peinture me va comme un gant, elle petmet d'apporter son corps dans son travail", déclarait-il à l'époque dans un entertien avec J-C Meunier. (1)
Aussi bien pour les dessins que pour les tableaux monumentaux l'oeuvre de Maurice Matieu est en étroite liaison avec sa grande culture. La peinture, la littérature, la philosophie et les sciences restent, pour lui,  autant de repères.
Ses créations sont fortes et imagées, colorées et puissantes. Collages, poupées de chiffons abandonnées, soldats morts au combat... autant d'éléments d'un puzzle. Au visiteur de l'assembler. A chacun de trouver le sens. Maurice Matieu interpelle le visiteur et le pousse à réfléchir à la société qui l'entoure. Son écriture de peintre mêle "l' histoire picturale et quotidienneté politique".
(1)Maurice Matieu a publié, chez Actes-Sud : Dissonance (1985), Maurice Matieu, l'insoumission
(1995), La Banalité du massacre (2001), Maximilien Robespierre : pour Maurice Matieu (2001), Sous X (2003), Autobiographie par la forme (2009).

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Pratique:
- Musée d'art moderne, villa Pams, route de Port-Vendres, Collioure
- Tél. 04 68 82 10 19
-Jusqu'au 31 janvier

 

17/10/2010

Dominique Andrier, un chatoyant récit de voyage à la galerie de l'Ecusson à Montpellier

do1.jpgDe retour du Rajasthan Dominique Andrier a repris sa palette de couleurs. Résultat: une série de toiles toutes en nuance. Un joli récit de voyage. A voir à la galerie de l'Ecusson à Montpellier jusqu'au 6 novembre.

Le Mali, l'Afrique du Nord, la Toscane : autant de pays qui ont inspiré Dominique Andrier. Sa nouvelle exposition nous emmène en Inde, au Rajasthan exactement. "J'ai essayé de vivre ce pays de l'intérieur, de me fondre dans le décor... de retour dans mon atelier je me suis mise au travail devant mes toiles. J'avais envie de donner ma vision de cette terre de contraste", explique cette ex-étudiante des Beaux-arts de Paris. Dominique Andrier a réussi à saisir la vie au quotidien. Des enfants, des femmes, des hommes, des scènes de la vie des campagnes, rites ancestraux, la vie dans ce qu'il y a de plus naturelle revivent dans ces toiles. 
Sobriété et raffinement, douceur et fluidité, couleurs saturée et douceur des paysages, léger tremblé des contours... cette exposition chatoyante installe un univers de paix. De la belle peinture et un joli voyage a savouré en attendant le prochain départ. Pour Dominique Andrier ce sera New-York. Avec de nouveaux tons de nouvelles émotions. 

 

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Pratique: 
- Galerie de l'Ecusson, 11 rue de l'ancien Courrier, Montpellier
- Tel. 04 67 52 80 14

16/10/2010

Raymond Attanasio à la galerie 31 à Frontignan : passeur de lumière et déclencheur d'émotions

P1030948.JPGPremière exposition à la toute nouvelle galerie 31 de Frontignan! Dans cet espace blanc qui ressemble à un loft, Daniel Mourre a invité Raymond Attanasio. Un artiste-peintre qui se définit comme un passeur de lumière. A voir jusqu'au 16 novembre.
Très jeune, Raymond Attanasio souhaite suivre des études artistiques. Mais la vie l'oriente vers une filière technique
"pour apprendre un métier ". Ainsi, il devient conducteur offset dans l'imprimerie de son père avec au fond de lui une indélébile envie de peindre.
Un professeur d'arts plastiques croise sa route, un peu par hasard. Il lui enseigne différentes techniques et lui fait découvrir le monde de l'art. Deux ans de doute devant la toile suivent. Il y a eut ensuite une introspection, des rencontres artistiques, des plongeons dans l'histoire de l'art, et des visites de musée. Et puis, sur les conseils d'une amie maître yoga, Raymond Attanasio s'imprègne de la pensée bouddhiste. De ce parcours initiatique est né sa technique picturale.
Ses tableaux sont des abstractions spirituelles. Ses glacis ressemblent à des poésies. "Je tente de transmettre des émotions en travaillant la matière. Je voudrais être un déclencheur d'émotion", explique Raymond Attanasio dont les tâches de clarté invitent le visiteur à se retrouver, à se connaître.

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Pratique:
- Galerie 31, 131 avenue des vignerons à Frontignan
- Jusqu'au 16 novembre

"Les objets racontent Lattara" au musée Henri Prades de Lattes, étonnante vision d'une ville antique

A partir d'aujourd'hui 16 octobre et jusqu'au au 30 avril prochain, le site archéologique Lattara, musée Henri Prades de Montpellier-Agglomération présente une perception renouvelée de l'agglomération antique de Lattara et de ses environs. Proposée en partenariat avec l'Institut National de Recherches d'Archéologies Préventives (INRAP) et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), l'exposition temporaire « Les objets racontent Lattara » permet d'appréhender l'histoire d'un site fréquenté pendant plus de 700 ans par les Gaulois, les Etrusques, les Grecs et les Romains, entre la fin du VIe siècle avant J.-C. et le début du IIIe siècle après J.-C.

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    Michel Py, commissaire scientifique et directeur de recherche au CNRS,  Lionel Pernet, di du musée et conservateur du patrimoine, Isabelle  Grasset, coordinatrice administrative, et Josette Claverie, vice-présidente à  Montpellier Agglomération déléguée à l'archéologie, site archéologique Lattara  et culture occitane, devant la maquette de la ville antique de Lattes en  200 avant J.-C."  Copyright Montpellier  Agglomération.
 

Au carrefour des cultures antiques, Lattara, ancien port de commerce lagunaire, est l'un des seuls sites à pouvoir témoigner de quatre grandes civilisations successives. Lorsque, vers 500 avant J.-C., les Etrusques arrivent sur les rives de l'actuel étang du Méjean, le site de la future Lattara n'est qu'une plage très anciennement occupée au Néolithique (4 000 av J.-C.). Sur ce terrain vierge, les colonisateurs érigent une fortification de 700 mètres de long, enserrant des maisons bâties en pierre et en briques crues. Très vite, Lattara devient le troisième port de la région, derrière Marseille et Ampurias (Espagne).
Mais en 475 avant J.-C., les Grecs de Massalia s'emparent de la ville. Ils chassent les Etrusques tout en laissant les Gaulois, qui se tenaient jusqu'alors en dehors des remparts, occuper Lattara. à la fin du IIe siècle avant J.-C., les Romains prennent le contrôle de la région jusqu'à l'abandon du port au IIIe siècle après J.-C., complétant la riche histoire de ce site. Les dizaines de milliers d'objets récoltés lors des fouilles, réalisées entre 1963 et 1983, sur le site archéologique mitoyen au musée constituent l'essentiel des collections du musée de site ouvert en 1986.
La nouvelle exposition temporaire « Les objets racontent Lattara » renouvelle la vision de ce qu'a pu être la cité antique de Lattara. Les pièces présentées, tour à tour anodines, exceptionnelles et fondamentales pour la compréhension du site, proposent une vision toujours plus précise des résultats de ce qui a été extrait depuis près de 50 ans des fouilles, sur le site archéologique mitoyen au musée et sur les pays lagunaires (Port Ariane, site de la Céréide à la limite des communes de Montpellier et Lattes, et aux alentours de la Lironde).
Des pièces inédites et restaurées sont présentées aux visiteurs. Aux côtés d'une statue de guerrier restaurée, d'une mosaïque découverte en 1968 et jamais montrée à Lattes, de trésors monétaires grecs et gaulois en argent, d'une céramique étrusque et de nombreux autres objets, le public découvrira une maquette de la ville et la reconstitution d'une maison en terre des années 200 avant J.-C.
Des découvertes ponctuelles du XIXe aux résultats les plus récents des fouilles du CNRS, de l'INRAP et d'Oxford Archéologie, le parcours de cette exposition propose un voyage dans l'histoire de Lattes, de ses origines étrusques à la disparition du port romain, mais aussi dans l'histoire de la recherche de ce site lagunaire.
Modernisée, la scénographie mise en place pour « Les Objets racontent Lattara » renouvelle une vision de la ville antique qui avait pris le parti de mettre en avant essentiellement les objets romains. Plus vivante, elle propose au public une véritable immersion dans la vie quotidienne des habitants de Lattara et l'accompagne par de nombreux dispositifs (ambiance sonore, reconstitutions,...).
La première partie de l'exposition propose au visiteur une série d'une vingtaine de clichés des années 1960 à 2009, et des extraits de films. Depuis 1960, c'est plus d'un millier de personnes qui se sont succédé sur les fouilles, des dizaines d'étudiants qui s'y sont formés. Vues aériennes du site et photographies de fouille en cours permettent de se faire une idée des conditions parfois difficiles des premières recherches.
Dans cette première partie, Lattara est reconstituée à travers une maquette de la ville en 200 avant J.-C. et une grande aquarelle de Jean-Claude Golvin Au détour de l'exposition, le public pourra découvrir de nouvelles découvertes archéologiques issues de fouilles réalisées dans les années 2000, ainsi que des pièces anciennes jamais montrées à Lattes, voire en France, et aujourd'hui restaurées. De même, la mosaïque découverte en 1968 a quitté le site dès sa découverte. Exposée pendant 30 ans dans une cour du musée Fabre de Montpellier Agglomération, elle a passé ces 10 dernières années en réserve. Des nasses de pêche jamais exposées, une maie de pressoir exceptionnelle par son état de conservation, ou encore un enduit peint romain, sont autant de pièces uniques proposées par « Les Objets racontent Lattara.

Pratique:

Horaires : Lundi, mercredi, jeudi et vendredi : 10h-12h et 13h30-17h30; Samedi, dimanche et jours fériés : 14h-18h, et 14h-19h lors d'expositions temporaires. Fermé le mardi..

Tarifs: Plein tarif : 3,50 euros; Pass'Agglo : 3 eurosTarif réduit : 2 euros ; Entrée gratuite le premier dimanche de chaque mois.

Visites guidées: pour les groupes, centres aérés et scolaires. Inscription au 04 67 99 77 24 ou 04 67 99 77 26 Tarifs : 3,50 e par personne.

Site archéologique Lattara, musée Henri Prades : 390, route de Pérols 34970 Lattes

Tél. : 04 67 99 77 20 - Fax : 04 67 99 77 21

Email : museelattes.educatif@montpellier-agglo.com

15/10/2010

A la médiathèque de Florensac : photos de Daniel Coulaud, peintures de Michèle Philippe-Arellano et sculptures de d'Hélène Rosset

Photographie, peintures, scultpture, confèrences... expositions en série, durant ce dernier trimestre, à la médiathèque de Florensac (Hérault).  

coulaud.jpgJusqu'au au 23 octobre : exposition de photographies de Daniel Coulaud
Urbaniste, docteur en géographie et photographe, a rapporté de ses très nombreuses expéditions dans le monde des centaines de photos. Il nous proposera ici un panaché de ces deux rives. Cette exposition sera accompagnée de la présentation d'objets récents ou anciens collectés au cours des voyages. Daniel Coulaud parlera par ailleurs de cet espace méditerranéen sous tous ses aspects, dans une conférence-causerie, qui aura lieu le 19 à17h30.


michele.jpgDu 26 octobre au 16 novembre : exposition de peintures et gravures de Michèle Philippe-Arellano
Exposition sur le thème des traces, des empreintes, de la mémoire collective. Cette artiste a animé régulièrement des ateliers, en Palestine, au Liban, à Jérusalem. « Traces, empreintes seraient-elles des poèmes que les calames du vent inscrivent sur le sable ? »    (Adonis)
C'est dans ce cadre que Michèle Bergougnoux-Weil, Doyenne de la faculté des Lettres de Montpellier, viendra nous parler d'une jeune fille grecque, Athénaïs, fille d'un professeur célèbre en son temps, devenue impératrice de Byzance.  Occasion d'évoquer la vie autour de cette mare nostrum au 5e siècle. Le 9 nov. à 17h30.


rosset03.jpgDu 18 au 27 novembre 2010 : exposition d'Hélène Rosset.
Exposition d'un travail Textes / Sculptures, sous l'égide de l'artiste Lodèvoise Hélène Rosset, qui aura été fait au cours d'ateliers à la Maison de retraite de Pomérols, en lien avec des enfants du Centre de loisirs de Florensac. Une intiative financée par le Conseil général.
Décembre 2010 : projections de documentaires du Centre national de la Cinématographie.
Projection sur des sujets aussi divers que l'archéologie, la migration, la cuisine ou la vie des femmes en Méditerranée. Le mois sera aussi agrémenté de lectures de textes d'auteurs des deux rives.

09/10/2010

Vincent Merand à Lamalou-les-Bains : "Lumières d'Hérault", des photographies d'ici et d'ailleurs.

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La Gare-Expo de propose Lamalou-les-Bains propose une exposition du photographe Vincent Merand  qui présente "Ses Lumières de l'Héraut", une série de clichés qui, s'ils saisissent un instant et un lieu précis, délocalisent et aident au voyage dans le temps. Héraultais d'adoption, cet enseignant est un passionné d'art aux talents multiples que le public prendra plaisir à venir découvrir.
"Il s'agit bien de lumières ici, et aussi d'Héraut", explique sur son site  Vincent Merand qui ajoute "vu que toutes les photographies ont été prises dans cette entité territoriale que l'on dit menacée en ce moment."
C'est bien la lumière qui domine dans les images, lumière sensible, lumière fragile. C'est elle qui dicte sa loi à la composition rigoureuse et au sujet. Pourtant, cette lumière, Vincent nous la propose comme une occasion de s'éveiller à l'autre, de l'autre côté de la terre, ou pas très loin, l'autre qui souffre ou qui lutte. Une occasion de se souvenir, de ne pas oublier les luttes et les injustices du passé.

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Du 8 au 17 octobre à la Gare-Expo de Lamalou les Bains. Ouvert de 15h à 19h. Entrée libre.

08/10/2010

Estelle Contamin à la galerie du Chapitre : entre magie et fantastique, douceur et poésie

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Nouvelle exposition à la galerie du Chapitre à Nîmes ! Estelle Contamin, une jeune peintre née à Joinville et installée à Nimes présente ue dizaine de ses toiles. Entre magie et fantastique, douceur et poésie. A voir
Beaucoup de ses tableaux fonctionnent en dyptique. Entre transparence et chevauchement  des scènes de la vie émergent, des gestes et attitudes familières se devinent. Ici, un enfant joue devant deux pots de plantes. Là, des jambes laissées dans l’abandon de la détente ou de la fatigue symbolise un apéritif entre amis. Dans un autre scène, une mère porte sa fille sur les genoux derrière une imposante plante verte. Un enfant court vers un oiseau géant. Entre tendresse et fragilité réalisme et intimité, Estelle Contamin installe un monde qui semble éphémère. Un univers semblable  à celui de l'enfance.

Pratique;
- Galerie du Chapitre, place du Chapitre à Nîmes
-Jusqu'au 30 octobre

 

06/10/2010

A la galerie Hambursin-Boisanté : de Cabanel à Bordarier, une exposition collective de dessins

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Stéphane Bordarier, acrylique sur papier déchiré

Toujours aussi étonnante et originale les expositions de la galerie Hambursin-Boisanté ! Témoin celle présentée depuis le début de la semaine et jusqu'au 31octobre. Elle s'intitule "Les petits papiers". Il n'y a que des dessins. 
 Le gris, le noir, les pastels jonglent avec des esquisses colorées. Le classique côtoie l'abstrait et le moderne. Des oeuvres de jeunes talents se mêlent avec de grands noms du dessin et de la peinture. C'est assez gonflé mais le résultat est étonnant et bougrement intéressant. Cette exposition rassemble des dessins de : Carole Benzaken, Stephane Bordarier, Christophe Boursault, Benoit Chaléas, Daniel Dezeuze, Thibault Franc, Eva Guionnet, Shirley Jaffe, Bernard Pagès, Stéphane Pencréac'h... A voir

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Eva Guionnet. Fusain sur papier
Pratique:
- Galerie Hambursin-Boisanté, 15, Bd du jeu de Paume à Montpellier
- Du mardi au samedi de 10h30 à 14h30 et de 14h30 à 19h