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25/07/2010

Photographies à Masillargues-Atuech : le festival des potiers vus par Emmanuel Perrin

Remarqué pour ses portraits, reconnu dans la région à travers sa collaboration pour le magazine Terre de Vins, Emmanuel Perrin est un photographe free-lance installé dans la région depuis 15 ans. il présente une soixantaine de photos en noir et blanc, et en couleur  à la cave coopérative de Marsillargues-Atuech (Gard). Ces images ont été réalisées durant le festival de la céramique d'Anduze.

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L'exposition raconte avec émotion, ironie, tendresse ou complicité, des moments forts de la préparation du festival, la cuisson monumentale d'Emmanuel Arel, la découverte des oeuvres exposées, les ateliers de création pour enfants et adultes, l'enthousiasme du public, les performances artistiques et techniques de Gilbert Serres ou de Thierry Sivet. « Le travail que j'ai réalisé m'a permis de concilier plusieurs approches qui sont tour à tour les miennes dans ma démarche de photographe »,  explique Emmanuel Perrin. C'est ainsi que l'on peut découvrir aussi bien des portraits, que des vues rapprochées sur une oeuvre sculptée, ou des images de reportage.
Avant d'arriver à Massillargues, cette exposition a été présentée dans le cadre du Fifav (Festival International du Film sur l'Argile et le Verre) à Montpellier, Lodève et Pézenas, où elle a rencontré un vif succès.
L'exposition est accrochée dans un lieu insolite et magnifique : les chais de vieillissement de la Carthagène de la cave coopérative de Massillargues-Atuech. Ces deux immenses caves circulaires semi-enterrées ont en effet été aménagées en galerie d'exposition.
En partenariat avec l'association Planète Terre, le directeur de la cave, Christian Vigne, a relevé le défi et décidé d'aménager ces espaces pour ouvrir ces lieux à des expositions artistiques tout au long de l'année. Et c'est une réussite ! 
Des céramiques présentées dans cette galerie pas comme les autres font écho au photos d'Emmanuel Perrin.

Exposition jusqu'au  1er août 2010
ouverte tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 19h
Cave coopérative, route plaine, 30140 Massillargues-Atuech
www.vin-sud.com

 

08/07/2010

Rencontres photographiques : six promenades et soixante expositions dans la ville d'Arles

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Les Rencontres d'Arles 2010 proposent six promenades : une argentine, une rock, une argentique, une avec les amis de la Fondation LUMA, une en forme de passage de témoin, et une autre autour des prisons françaises. La 41e édition bénéficie de l'expertise d'une vingtaine de commissaires qui sont responsables de grandes institutions internationales, directeurs artistiques ou collectionneurs. Chaque promenade débute par des invités d'honneur ou une exposition emblématique. Au total plus de 60 expositions à voir jusqu'au 19 septembre. Avec « Du lourd et du piquant », précise François Hébel, directeur des Rencontres d'Arles.

haas.jpgPromenade argentique.- Ernst Haas est indiscutablement un des photographes les plus connus du XXe siècle. Célèbre dans le monde entier, son travail en couleur est depuis quelque temps souvent tourné en dérision par des critiques et des commissaires qui le jugent « trop commercial ». Parallèlement aux travaux de commande, Haas n'a cependant jamais arrêté de faire des images pour lui-même -pour ainsi dire - et celles-ci révèlent un aspect de sa sensibilité entièrement différent : elles sont beaucoup plus nerveuses, libres et ambiguës, en un mot elles sont beaucoup plus radicales. Du vivant du photographe, ellesn'ont pas été publiées ou montrées dans une exposition, à une ou deux exceptions près. Il est possible que Haas ait pensé qu'on ne les comprendrait ou apprécierait pas. Il reste que ses oeuvres sont d'une grande complexité et rivalisent avec tout ce qu'on a pu voir par la suite. Cette exposition en présente une sélection.
www.ernst-haas.com

Exposition présentée au cloître Saint-Trophime.

jagger.jpgPromenade Rock.-  Mick Jagger, l'artiste le plus photographié, a accepté que les Rencontres d'Arles créent la première exposition retraçant sa carrière à travers l'oeil des plus grands portraitistes. Pendant près de cinquante ans, la physionomie de la rock star universelle a beaucoup joué dans l'admiration de ses fans. Son visage, comme sa façon de semouvoir ont participé à la création du mythe de la star masculine la plus sexy. Il n'a pas pour autant accordé beaucoup de rendez-vous aux photographes et seuls les plus grands l'ont croisé pour une séance portrait. "C'est, à travers cette personnalité, une histoire de l'évolution du portrait des années 1960 à nos jours, telle que peu de célébrités peuvent en proposer", explique François Hebel, le directeur des Rencontres.

Exposition présentée à l'église des Trinitaires

 

ferrari.jpgPromenade Argentine. Le grand artiste plasticien León Ferrari est l'invité d'honneur des Rencontres d'Arles.  "Ses détournements de photographies ou de cartes postales sont le prétexte pour cette rétrospective", explique François Hebel, direteur des rencontres d'Arles. Installée dans la chapelle Sainte-Anne. L'exposition regroupe ins tallations, dessins, sculptures qui expriment son anticléricalisme, et sa défiance vis-à-vis des dictatures.
La photographie argentine contemporaine est représentée par cinq autres artistes au pavillon des Forges du Parc des Ateliers : Terra, Marcos Adandia, Gabriel Valansi, Marcos López et Sebastiano Mauri, et dans d'autres promenades : Oscar Bony et Augusto Ferrari (Argentique), David Lamelas (Rock).

 

luma.jpgPromenade de la fondation Luma.- Depuis 1979, Peter Fischli et David Weiss collaborent à une oeuvre qui associe, réorganise et retouche leurs expériencesdu quotidien, en produisant quelque chose de nouveau et de surprenant.
Les petites photographies monochromes de cette exposition - on en compte 375 sur les tables et 18 au mur - on tété prises il y a quelques années dans des fêtes foraines et des parcs d'attractions. Avec un format intime et un style ténébreux, ces images au contenu banal revêtent un aspect plus personnel, sombre et humoristique.
Les sujets des photographies sont profondément ancrés dans la culture occidentale ; leurs scènes mythologiques,contes de fées, animaux, paysages et vaisseaux spatiaux seraient insignifiants et banals dans leur contexte original.. 

 Exposition présentée parc des ateliers, ateliers mécaniques

 A voir aussi  : le free-cinéma de  Luke Fowler et les portraits de Petere Hutton  (Hôtel du cloître)

temoins.jpg Le cinéaste Marin Karmitz présente pour la première fois sa collection de photographies, avec la complicité de Christian Caujolle dans l'église des Frères-Prêcheurs. Faisant le pont entre différentes époques et pratiques, sa démarche a la particularité d'accompagner notamment une douzaine d'artistes sur le long terme, plutôt que de balayer une période ou un genre. Marin Karmitz, qui s'est lié d'amitié avec ceux qu'il collectionne, complète pas à pas le corpus de chacun, les aidant ainsi à produire.
Cette collection emblématique préside à cette promenade qui présente de jeunes artistes. France 14, projet de production né à Arles, à l'initiative de quatorze photographes invités du programme de Raymond Depardon en 2006, présentent à l'abbaye de Montmajour leur propre regard sur la France, en écho à la Bibliothèque nationale de France qui présentera à l'automne la mission de cinq ans réalisée par Raymond Depardon sur la France. L'église Saint-Blaise et le couvent Saint-Césaire, nouveau lieu magnifiquement restauré regroupe de jeunes artistes dans l'exposition reGeneration2, fruit d'une sélectiondes écoles d'art et de photographie du monde entier. Ce projet débute simultanément au musée de l'Élysée de Lausanne et à Arles, célébrant la passation de pouvoir entre deux directeurs de cette institution, de William Ewing à Sam Stourdzé, amis des Rencontres.

 

prisonbis.jpg Promenade en prison.- Arles présente une exposition sur les conditions de vie des 60.000 détenus des prisons françaises, basée sur le rapport de l'Inspecteur général des prisons. 60 000 détenus dans les prisons françaises. Le problème ne devrait pas être si dur à régler ! Les Rencontres étant à leur façon un média, cette exposition basée sur le rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté en France, Jean-Marie Delarue, montre combien l'univers carcéral français est loin d'être un lieu d'aide à la réinsertion, mais plutôt une insulte à la condition humaine et invite à dépasser les idées reçues sur la prison.
Cette exposition montre aussi les limites de la photographie, qui ne dit pas les nuances qui font le drame des misères du quotidien. Une télévision, un atelier de travail, une bibliothèque sur une photo semblent offrir des possibilités aux prisonniers qui, en fait, n'existent pas pour la plupart d'entre eux et en tout cas pas sur une base régulière. L'hygiène et la sécurité sont bafouées quotidiennement, les misères morales le lot quotidien, les lois comme le salaire minimum ou l'accès à la santé sont transgressées par l'État lui-même, tout cela ne se voit pas sur une photo. "Loin d'un reportage, cette exposition est une alerte sur un outil trop mal connu de notre démocratie", insiste  François Hébel, commissaire de l'exposition

      

 

        

11/05/2010

Boutographies de Montpellier (suite) : Entre intimité et silence avec Christophe Collas

P1020925.JPGNée, il y a dix ans, dans le quartier Boutonnet, les Boutographies, s'affichent depuis l'an passé, dans le centre de Montpellier.
Après un première série de coups de coeur pour les photographies d 'Anna di Prospero, et les Instants de vie de Pierre Pédelmas en voici un autre pour les : "Les silences" de Christophe Collas.

collas2.jpgAvec Silences, Christophe Collas cherche à exprimer une certaine conscience du temps. "Le temps qui s’écoule lentement, le temps qui fuit ou le temps qui s’arrête" dit-il. Autant d’images différentes qu’il y a de temps : celui du corps, celui des âges, celui des lieux, celui de la ville ou encore celui du silence. Chaque image puise sa matière dans le quotidien ou dans l’intime. Pas de mise en scène dans ces images carrées et colorées. Simplement l'instinct.
"Mes images sont immobiles et muettes, c’est dans les interstices, dans l’ombre ou dans le hors-champ que leur sens se révèle", explique le photographe.


Lieu
Pavillon Populaire à Montpellier jusqu'au 22 mai
11h > 19h
Fermé le lundi
Programme : www.boutographies.com

 

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Boutographies (Suite) : les instants de vie de Pierre Pédelmas, photographe de la ruralité

 P1020925.JPGNée, il y a dix ans, dans le quartier Boutonnet, les Boutographies, s'affichent depuis l'an passé, dans le centre de Montpellier. Avec ce festival de l'image, Montpellier veut rivaliser avec Perpignan et son Visa pour l'image et Arles et ses Rencontres photographiques. Après Anna di Prospero et Christophe Collas, notre troisième coup de coeur : Pierre Pédelmas, photographe de la ruralité.

Pierre Pédelmas est né dans une famille de paysans. "Mes parents avaient une petite propriété de 23 ha (Près de Carcassone). Ils cultivaient les céréales et produisaient du lait. Seul enfant du village, je jouais essentiellement avec les chats... Très jeune, je gardais les vaches avec un chien très doué. Puis, parallèlement à mes études, j'aidais mes parents aux travaux très pénibles. C'est à cette école de la vie que j'ai très vite compris la valeur, la richesse, du mot Paysan..." Vous avez compris, ce photographe adore le monde rural et il aime photogaphier les gens, les scènes de rue,  et de campagne. "J'essaie, dit-il de donner des images vraies". Il suffit de regarder ses photos pour s'ne convaincre. Au pavillon populaire, il en propose vingt,  issues de son livre "Instants de vie".. Vingt moments de vie  à savourer entre nostalgie et lumière.

Lieu
Pavillon Populaire à Montpellier jusqu'au 22 mai.
11h > 19h
Fermé le lundi

Programme : www.boutographies.com

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Montpellier et les Boutographies : les mondes merveilleux d'Anna di Prospero

P1020925.JPGNée, il y a dix ans, dans le quartier Boutonnet, les Boutographies, s'affichent depuis l'an passé, dans le centre de Montpellier. Avec ce festival de l'image, Montpellier veut rivaliser avec Perpignan et son Visa pour l'image et Arles et ses Rencontres photographiques. Signe de cette nouvelle notoriété : plus de 350 photographes voulaient participer cette année aux Boutogaphies.

Première visite au pavillon populaire et premier coup de coeur pour les auto-portraits de la belle Anna di Prospero. Ses photos semblent tout droit sorties d'un magazine. Ses images ressemblent des pubs. La pub, les magazines ce sont des références visuelles dont elle se sert pour se mettre en scène dans un environnement coloré.
Cette jeune étudiante italienne offre sa silhouette d'adolescente à l'objectif pour créer des mondes parallèles et imaginaires, sensuels et troublants, mystérieux et oniriques.
Il y a dans chacune de ses créations de la fantaisie, des émotions, de la beauté et du plaisir. Elle redessine avec précision un monde merveilleux et propose un voyage poétique. A la manière d'Amélie Poulain.

Lieu
Pavillon Populaire à Montpellier jusqu'au 22 mai
11h > 19h
Fermé le lundi

Programme : www.boutographies.com

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Biographie
Née en 1987, Anna di Prospero réside à Rome, où elle est étudiante à l'Institut Européen de Design, après avoir suivi un cursus d'Histoire de l'art à l'Université Sapienza. Elle a obtenu le prix "Riccardo Fauttilli" (section "Home-Encounter-Travel) en 2003.