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16/08/2012

Un bel hommage à l'artiste catalan, Antoni Tapies au musée d'art moderne de Céret

antoni tapies, ceret

Le musée d'art moderne de Céret consacre son exposition d'été intitulée " Image, Corps, Pathos"  à Antoni Tapies, un artiste catalan qui vient de disparaître.

 Le musée d’art moderne de Céret rend hommage à l’artiste catalan Antoni Tàpies, dont le nom est lié à la collection et à l’identité du musée. Né à Barcelone en 1923, disparu le 6 février 2012, Antoni Tàpies fut l’un des plus fervents défenseurs de la culture catalane, tout en s’affirmant dans son langage et ses intentions comme l’un des plus universels et des plus grands créateurs du XXe siècle.
Antoni Tàpies s’initie à la peinture pendant une période de convalescence, en copiant des œuvres de Van Gogh ou Picasso.
Sa carrière de peintre débute pendant la Seconde Guerre mondiale et l’avènement du franquisme. En révolte contre l’art officiel, les atrocités de la guerre et la civilisation occidentale belliqueuse, mercantile et pressée, l’artiste se tourne vers les philosophies orientales, les arts primitifs et s’engage progressivement dans un mode d’expression très personnel, caractérisé par l’emploi de matériaux bruts, une gamme de couleur restreinte et l’utilisation de nombreux signes et symboles.
L’œuvre, dont la puissance évocatrice et presque magique s’apparente à celle d’un talisman ou d’une icône, est conçue comme « un simple support de la méditation, un artifice servant à fixer l’attention, à stabiliser ou à exciter l’esprit ».
"Image, Corps, Pathos" présente 44 peintures et sculptures réalisées par l’artiste entre 1945 et 2008. Articulée autour d’une thématique essentielle à la compréhension de la démarche de l’artiste, celle de la matière, du corps de l’oeuvre, elle est aussi la rétrospective de cinquante années de recherche et de création.
Un autoportrait de facture classique réalisé en 1945, au sortir de la guerre, ouvre le parcours de l’exposition qui s’achève sur une Tête rouge peinte en 2008, à l’expressionnisme exacerbé. Entre les deux se déploie le travail de l’artiste au fil de cinq décennies : tableaux/objets composés des matériaux les plus inattendus, papier, textile, fil de fer ; surfaces gravées, incisées, gardant l’empreinte des corps sous la toile de leurs vêtements ; Têtes et Nus dessinés dans les coulures d’un vernis couleur miel. Le corps est le fil conducteur de l’exposition.

antoni tapies, ceret



30/06/2012

Antoni Tapies, rétrospective de ce grand peintre catalan à Céret (Musée d'art moderne)

antoni tapies

Du 30 juin au 14 octobre, le musée d’art moderne de Céret rend hommage à l’artiste catalan Antoni Tapies, disparu en février de cette année à l'âge de 89 ans, à travers une rétrospective intitulée "Image, corps, pathos" 
Né à Barcelone en 1923, disparu le 6 février 2012, Antoni Tàpies fut l’un des plus fervents défenseurs de la culture catalane, tout en s’affirmant dans son langage et ses intentions comme l’un des plus universels et des plus grands créateurs du XXe siècle. Antoni Tàpies s’initie à la peinture pendant une période de convalescence, en copiant des œuvres de Van Gogh ou Picasso. Sa carrière de peintre débute pendant la Seconde Guerre mondiale et l’avènement du franquisme. En révolte contre l’art officiel, les atrocités de la guerre et la civilisation occidentale belliqueuse, mercantile et pressée, l’artiste se tourne vers les philosophies orientales, les arts primitifs et s’engage progressivement dans un mode d’expression très personnel, caractérisé par l’emploi de matériaux bruts, une gamme de couleur restreinte et l’utilisation de nombreux signes et symboles. L’œuvre, dont la puissance évocatrice et presque magique s’apparente à celle d’un talisman ou d’une icône, est conçue comme « un simple support de la méditation, un artifice servant à fixer l’attention, à stabiliser ou à exciter l’esprit.
Pratique:
-  Musée d'Art moderne de Céret 8, Bd Maréchal Joffre, Céret
- Tel.  04 68 87 27 76

antoni tapies

 

24/04/2012

Fabien Boitard et son étendue des possibles à Céret (Galerie Omps)

 

fabien boitard, galerie omps, céret

fabien boitard, galerie omps, céret


Fabien Boitard présente à la galerie Omps à Céret (Pyrénées-Orienales)  une étonnante et séduisante exposition; A voir  jusqu'au 2 juin.

 Comme d'autres artistes avec d'autres médiums, Fabien Boitard cherche dans la peinture et se déplace à travers elle, en elle. Il nous assène cette vérité que nous avions trop souvent fait mine d'oublier : l'étendue des possibles est telle qu'il n'y a aucune chance pour qu'on en rencontre un jour les limites. Le territoire du médium est infini.
Et c'est l'échelle du peintre même qui se heurte à cet espace esthétique et historique sans fond. Fabien Boitard malgré sa fécondité, ses trouvailles ou même ses retrouvailles avec tant d'expériences anciennes, ne déroge pas à un style, son style, vif, emporté dont il ne saurait faire l'économie.
Qu'il torde un châssis, qu'il colle, qu'il recouvre, qu'il arrache, qu'il repeigne, qu'il s'épuise à de lancinantes techniques, qu'il jette, racle, sa personnalité et son style s'affirment sans concession. A ces techniques sans cesse revisitées s'ajoute en plus l'étendue des sujets, des figures et Fabien Boitard ne manque pas d'inspirations, elles pleuvent, que se soit devant sa porte, autour de lui, dans le monde des médias ou dans celui des virtualités numériques ou autre nouveaux mondes.
Au "tout a été fait" ressassé jusqu'à plus soif, Fabien Boitard pourrait répondre : tout est à faire aujourd'hui pour demain parce que nous sommes vivants. Sa peinture est tantôt douce, tantôt brutale ou carrément piégée, elle est à la confluence de nos paradoxes et, si elle est parfois séduisante, elle l'est très vite à la racine étymologique de ce mot même, du latin seducere : pourrir. Insatiables vanités.

Pratique :
- Galerie Odile Oms à Céret jusqu'au  au 2 juin
- 12 Rue du Commerce, Céret
- Tél; : 04 68 87 38 30

fabien boitard, galerie omps, céret

fabien boitard, galerie omps, céret

11/02/2012

Céret : Jean-Louis Vila à la galerie Omps entre symboles et références

 

jean louis vila

La galerie Odile Omps à Céret présente les denières oeuvres de Jean-Louis Vila. A voir jusqu'au 31 mars
A ses débuts son travail est marqué par l’influence du mouvement Supports-Surfaces dont il se sent proche. Dans cette remise en cause de l’expression picturale traditionnelle son travail restera pourtant nourri de « mémoire ». L’espace abstrait de sa peinture est jalonné de symboles et de références à ses souvenirs et son vécu
 jean-louis Vila

 

05/07/2011

Joëlle Mariou à Céret : tauromachie et peintures anciennes

joelle mariou 5.pngLa tauromachie est à la source des créatins de Joël Mariou qui expose à la Capelleta, à Céret (Pyrénes-Orientales). A voir jusqu'au 31 juillet.

Joëlle Mariou est née en 1957 à Lourdes. Elle a suivi l'enseignement de l'école des Beaux-Arts de Toulouse, et est titulaire d'une licence de philosophie. Elle vit et travaille à Lagrasse, un petit village des Corbières audoises.
"Quand on me demande de parler de mon travail, d’éclairer en   somme le discours logé à l’intérieur de mes tableaux, je suis tentée   de dire qu’il y a pour chacun d’eux, à l’origine, un intérêt vif pour   une ou plusieurs peintures « anciennes ».    
Ces peintures, dans une énonciation et des références précises   - Jugement dernier, Apocalypse, Vanités, Vierges de la protection -   disent en fait ce qui me touche profondément : les ombres sous   des dehors lumineux, les abîmes, les peurs obscures.     Heureusement peut-être, dans chaque peinture, le sens se disloque,   le discours ou la volonté de dire, pris dans la matérialité du tableau,   laissent le champ libre à d’autres lectures.   C'est pour cette raison que je ne donne aucun titre à mes tableaux."
explique Joëlle Mariou sur son site.

Pratique: Ouvert de 10h à 18h

joelle mariou 4.png

12/03/2011

Patrick Loste au musée d'art moderne de Céret : questions de frontières avec des policiers, des clandestins et des prostituées

 loste1.jpg                                                                                                                                                 Le musée d'art moderne de Céret présente Patrick Loste. Cet artiste, né en 1955 à Perpignan, vit et travaille dans le massif des Albères. "Cave Canem" , des oeuvres sur le thème des frontières. A voir jusqu'au 22 mai.

Depuis de longues années, Patrick Loste  travaille sur toile libre de grand format, sur  panneaux de bois, sur papier fait main.
Ces supports confèrent une très grande liberté à son oeuvre qui s’exprime dans une force et une puissance sans limites, et à la fois comme par superposition émerge une sensualité gouleyante voire délicate.
Son travail ne supporte pas d’être contraint à l’intérieur d’un encadrement, d’un élément convenu, rapporté. Il respire la liberté et a besoin d’un support lui-même libre, qui laisse filer l’œuvre à sa guise. Ainsi se caractérise aussi l’homme Patrick Loste, libre de ses mouvements, de ses idées, proche d’une relation forte avec les éléments de la nature qu’il a choisi comme référents, dans lesquels il est immergé et avec lesquels il fait corps.
L’exposition présentée au Musée de Céret rejoint son travail sur les questions sociétales. « Question de Frontière », propose une incursion et exploration de cette ligne abstraite qu’est la frontière, entre deux pays à travers trois éléments concrets que sont :  les policiers  et qu’il intitule « les hommes du milieu, cerbères de notre monde idéal -les clandestins, ces hommes de nulle part, fantômes fugitifs, sans bagages, sans papiers, sans avenir très précis et les demoiselles de l’autre côté, variante des demoiselles d’Avignon, en réalité, les prostituées de la Jonquera ».
Les œuvres qui figurentt dans cette exposition sont totalement conçues et pensées  pour les salles du musée de Céret, avec de très grands formats de  plus de quatre mètres de haut pour certaines.

loste2.jpg


 Pratique:
-
Musée d’art moderne de Céret 8, bd Maréchal Joffre, Céret
- Tél. : 04 68 87 27 76
- Ouvert tous les jours de 10h à 18h sauf le mardi
- Tarifs : Plein tarif : 5.50 € - Tarif réduit : 3.50 € - Gratuit jusqu’à 12 ans. 

31/10/2010

Dominique Gauthier au musée d'art moderne de Céret : sonorité du rond et archictecture poétique

ceret6gauthier.jpgLe musée d'art moderne de Céret présente les toutes dernières séries peintes ces derniers mois par Dominique Gauthier. Ces pièces s'inscrivent dans le musée comme une véritable architecture, en utilisant pour certaines et d'une manière très spectaculaire le sol et les murs.
Près de quarante oeuvres seront données à voir, comme dans une promenade poétique, avec une résonnance toute particulière dans la sonorité du rond et dans une homogénéité de couleur. Grands formats éclatants et majestueux. Dominique Gauthier nous fait pénétrer au plus intime de son travail, au coeur même de sa réflexion philosophique, et continue son exploration dans la densité de l'hostinato.
Dominique Gauthier qui vit et travaille à Assas (Hérault) évoque son travail pour l'exposition de Céret par le texte suivant :
"Il s'agit de penser l'exposition comme un poème, comme une architecture (sol, mur, plafond) et de négocier un site comme si l'espace du monde se délivrait de sa propre peine.
Exposer l'espace où vivent les idées, où je les réalise et à ce moment-là dans ce principe, dans un de ceux par lesquels je dois passer, je note, je rédige à même l'activité de l'atelier des intentions et des constats afin de suggérer la possibilité d'un mode stylistique, d'une écriture, l'ouverture d'un passage..."
Pratique:
- 8 bd du maréchal Joffre 
-Ouvert de 10h à 18h tous les jours sauf le mardi
Jusqu'au 20 février 2011

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21/08/2010

A la maison du patrimoine à Céret : Pierre Assemat, fantastique, humour et mythologie

assematune.jpgLa Maison du Patrimoine de Céret accueille l'exposition "Mythes et Conciliabules" de Pierre Assémat jusqu'au au 27 août. La peinture de Pierre Assemat provient d’un univers fantastique où l’humour est souvent sous-jacent. L’inspiration de la mythologie sert de base au tableau dans un style au trait puissant.

 
Assemat3.jpgA l'entrée de la maison du patrimoine, le visiteur peut admirer une série consacrée à la mythologie. minotaures, centaures et femmes très  rondes côtoient des représentations du dieu Bacchus. Un hymne à la vie ! Dans la salle jaune, changement d'ambiance. Les créatures mythologiques laissent la place a une série de toiles dédiées au chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les formes des femmes restent rondes et les paysages lumineux.
Dans la salle principale de la maison du patrimoine, Pierre Assémat a choisi d'accrocher des tableaux illustrant l'expression "découvrir le pot aux roses". "C'est un petit clin d'oeil à l'environnement du musée et à tous ces vases anciens", précise-t-il.
La dernière série est constituée de cinq toiles librement inspirées de gravures de Goya mais toute profondément imprégnées du style bien particulier du peintre tarnais.
(Photo L'Indépendant)

 

 

Exposition "Mythes et conciliabules" par Pierre Assémat.
A découvrir jusqu'au 27 août à la maison du patrimoine 
Place Picasso à  Céret
Tous les jours sauf le samedi, de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h.

 

23/07/2010

Céret : rétrospective Jean-Pierre Pincemin, quand l'art est synonyme de découverte et d'invention

pincemin6.jpgLe musée d'art moderne de Céret (Pyrénées-Orientales) en collaboration avec le musée La Piscine de Roubaix et celui d'Angers présente une grande exposition rétrospective de Jean-Pierre Pincemin (1946/2005). A travers un choix important d'œuvres majeures de toutes les périodes, les trois musées tentent de construire une synthèse complète de l'art produit par Jean-Pierre Pincemin. Des toiles libres de 6 mètres de large et sculptures de 2 mètres de haut, aux peintures sur bois de 30 cm, les œuvres aux aspects très divers et de différents caractères seront présentées au public. Une des belles expos de l'été. A voir abssolument!

Jean-Pierre Pincemin a expérimenté l'utilisation de matériaux les plus divers : planches, tôles, grillages carrés de toile trempés dans la peinture (série des Palissades et des Portails). Artiste autodidacte, il commence sa carrière de peintre sous l'encouragement du galeriste Jean Fournier. Celui-ci lui présente Claude Viallat, alors que les deux artistes partagent les mêmes méthodes. Ils éliminent le pinceau et rapportent sur toile libre des empreintes de matériaux divers (briques, tôles ondulées, grillages etc.). Ils adoptent également l'assemblage par agrafage ou collage. Pincemin découpe et colle des carrés, des losanges, des échelles de toiles préalablement passés dans un bain de teinture. Jean-Pierre Pincemin s est fait connaître en participant aux principales expositions du Support-Surface. Mais il s'éloigne bientôt de ses condisciples. Au milieu des années 1970, il revient au châssis et au pinceau, poursuit son travail sur les harmonies et les contrastes colorés avec des œuvres de plus en plus monumentales. Dans les années 80, il modifie sa manière de peindre et sa conception de l'espace. Il réalise alors des sculptures polychromes à l'aide de morceaux de bois.

Sous différentes influences, il modifie ensuite sa manière de peindre et sa conception de l'espace. Il réalise alors des sculptures polychromes à l'aide de morceaux de bois. Le changement brutal survient en 1985 sous diverses influences, dont le choc produit par les avant-gardes allemande, italienne, américaine, et le déplacement des intentions de la peinture. Dès lors, parallèlement à des formes géométriques comme cercles et damiers, les formes végétales affleurent, Pincemin modifie sa manière de peindre et sa conception de l'espace. Jean-Pierre Pincemin, un artiste pour qui l'art étant synonyme de découverte et d'invention.

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Pratique :

- Adresse : 8 bd du Maréchal Joffre

- Horaires : ouverture 10h/19h

-Tarifs : 8 euros; réduits 6 euros; gratuit : moins de 12 ans.

- Site internet : musée d'art moderne de Céret