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05/07/2012

Une "Sainte Face" au Musée d’art sacré du Gard

sainte face

Le Conseil général vient d’acquérir, pour son musée départemental d’art sacré à Pont-Saint-Esprit, une œuvre étonnante, une Sainte Face, copie de celle qui passait pour être le visage authentique du Christ. Les pèlerins venaient la vénérer dans l’église Saint-Sylvestre de Rome.
Cette pièce, datée de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, est rare et précieuse, notamment en raison de son support : du cuir travaillé en relief par estampage à froid ou par gaufrage, comme cela se faisait traditionnellement pour la reliure des ouvrages précieux à la fin du Moyen Âge. La Sainte Face provoquait à l’époque des manifestations enthousiastes de dévotion et les pèlerins les plus riches repartaient chez eux avec une copie de cette insigne relique.
Pratique:
- Musée d’art sacré du Gard Maison des Chevaliers, 2, rue Saint-Jacques, Pont-Saint-Esprit
-  Entrée gratuite
- Tél : conservation : 04 66 90 75 80
- Accueil : 04 66 39 17 61
- Ouvert tous les jours sauf le lundi, de 10 à 12h et de 14 à 18 h
- Parkings gratuits à proximité

24/08/2010

A l'Imperator à Nîmes : Jose Pires ose l'aventure de la gravure avec ses minotaures

Dans ce monde du consommable, du va vite et du déchet où les copies se font aussi vite que les photos, rares sont les artistes qui osent encore l’aventure de la gravure. Il faut dire que la sérigraphie et le tirage offset mettent à mal cette noble technique souvent incomprise du grand public. Lorsqu’un artiste, nîmois de surcroît, s’y tente en travaillant la linogravure on se doit d’en faire un événement.
C’est le cas,  ce jeudi 26 août à partir de 19 heures dans les jardins de l’hôtel Imperator-Concorde de Nîmes où la première d’une série de rencontre qui animera tout au long de l’année ce lieu mythique et qui s’appelle « Une soirée avec…. » mettra en avant une série de gravures sur le Minautore par le plus artiste des nîmois, José Pirès.
L’espace de cette soirée, une présentation d’un porte-folio de quatre estampes vendues au prix de 600 € au lieu de 760 € et tirée seulement à 10 exemplaires numérotés seront accompagnés de peintures et de sculptures sur ce thème au combien mythologique auréolant le fond du jardin de l’hôtel dont l’espace est déjà occupé par une exposition de sculptures.
Un bel hommage rendu à cet artiste qui a souvent animé de sa culture les salons de l’hôtel Imperator-Concorde (15 rue Gaston Boissier) à Nîmes

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15/08/2010

Aigues-Mortes : José Pirès entre mythologie et figures du sacré à la chapelle des Capucins

pires24.jpgAprès avoir exposé au  le musée de l'Armée de Paris sur un le thème chargé de symboles du guerrier du Moyen-âgen José Pirès retrouve la Camargue et s'installe à la chapelle des Capucins à Aigues-Mortes (Gard) . Les toiles de cet artiste contemporain permet au grand public de découvrir son œuvre colorée et figurative. Dans la série présentée, intitulée Couleurs/Croisé,  se mélangent la mythologie et les figures du sacré. A voir jusqu'au 12 septembre.

José Pirès naît à Nîmes en 1955. Après un bref détour par Lyon, il passera ensuite la plus grande partie de sa jeunesse, période constructive, sur un autre continent :  le Brésil, pays d'origine de son père. Sa mère, d'origine lorraine est attentive à ses débuts mais c'est son père qui  prendra l'initiative d'inscrire son fils à l'institut technique Oberg de Rio de Janeiro. Un  pas décisif pour la construction du futur artiste.
Le succès vient vite, très vite avec le retour en Europe et l'inscription à l' Ecole des Beaux Arts de Nîmes où, dès 1971 Pirès suit l'enseignement de Jean Marie Granier. Maître graveur de renom, Granier est un virtuose de la ligne claire. Les gravures qu'il produit retracent avec ferveur et poésie, l'esprit  identitaire de la ville qu'est Nîmes. Il trouvera en Pirès un terreau d'expression fertile à qui transmettre la vision ludique d'un monde méditérranéen, construit sur le mythe du taureau, en temps que symbole d'iconographie populaire. Le jeune Pirès  développera rapidement une capacité poétique d'expression nouvelle  et un regard novateur sur la symbolique de l'amphithéâtre qui le fera connaître dès 1973.
Les années 80 représente une période extrêmement faste également pour Pirès qui entre en contact avec Viallat. Pirès  qui n'a alors pas trente ans, décide de reprendre le chemin de l'école des Beaux Arts et de se remettre en question. Il développera peu à peu un oeuvre basé sur les techniques mixtes à partir de collages, découpages, cartons, pochoirs. « ... je travaille dans un grand désordre... en conjuguant des éléments très différents, tant par leur matière que par leur manipulation, ce qui a pour effet d'  obtenir une peinture en zi-zag. Ca rend le propos difficile mais assure la conservation d'  une notion de jeu sans règle véritable... », rgue (Aigues Mortes puis Les Saintes Maries) où apparaissent les premières tentatives de déconstruction  par le biais d'intégration de collages et une explique José Pirès à cette époque.
L'artiste se retire, ensuite en Camargue  (Aigues Mortes puis Les Saintes Maries) où apparaissent les premières tentatives de déconstruction et réorganisation des mises en page de par l'utilisation d'un graphisme au service de la couleur.
Pirès commence à installer dans ses tableaux impressions et sensations affinées de manière quasi inconsciente, permettant de ressentir le sacré.
Parallèlement l'artiste développe des recherches sur la matière picturale elle même et reprend une activité dans les domaines connexes de la gravure et de la sculpture.
Le retour à Nîmes autour de 1993 verra entre autre l'apparition des «  Boucliers », travail charnière où Pirès démontre que s'il  a intégré la leçon de Viallat, il s'en démarque désormais par une démarche très personnelle, en maintenant l'esprit  figuratif symboliste de l' oeuvre.
Depuis 1997, les recherches évoluent depuis sur un rythme ternaire où l'artiste fragmente sa production en registres apparemment sans lien entre eux tels les Minotaures, les Paysages du sud et les grandes compositions allégoriques du Cycle de Mithra. Dans un élan d'humilité et de retour sur soi, l'artiste souhaite désormais communiquer la vision d'un monde mystérieux et profond, suscitant le sentiment du vrai et du spirituel.

 

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Photo William Truffy (Midi Libre)

-Aigues-Mortes, Chapelle des Capucins, place Saint-Louis,
-entrée libre
-Tel 04 66 53 73 00 

08/08/2010

Galerie du Chapitre à Nîmes : Béatrice Matet, une photogaphe hôtesse de l'air et des joujous extras!

P1030692.JPGOuahh!!! Complètement décalée, un brin provoc même, mais drôlement originale l'exposition de photos, signée Béatrice Matet, que présente la galerie du Chapitre à Nîmes jusqu'à la fin du mois d'août.


Petites voitures, dinosaures en caoutchouc, legos, figurines, personnages héros de BD ou de films sont les acteurs de cette '' Toy's Story'' un peu particulière sortie tout droit de l'imagination de Béatrice Matet, photographe Toulousaine et hôtesse de l'air à mi-temps.
"Ce jour-là, un jour un peu sombre, un jour de pluie ou de déprime, je suis entrée dans la chambre de mon fils. Je n'ai pas eu comme je le fais habituellement l'idée de ranger, de redonner un sens à ce joyeux désordre ambiant tout en couleurs, mais plutôt de rester là et observer pendant un long moment cet univers d'enfant à la fois étrange et réconfortant... Devant ce drôle de spectacle, j'ai eu moi aussi envie de m'amuser en imaginant tous ces objets et personnages qui nous sont familiers dans des situations encore plus improbables et de les photographier", lâche dans un joli sourire, Béatrice Matet.
Dans ce
royaume du jouet et pour cette « Toy's story » un peu particulière, elle 'flashe' avec un appareil photo qui malgré ses prouesses techniques ressemble lui-même à un jouet. Il s'agit d'un appareil polaroid SX 70. Les photos aux couleurs uniques sont automatiquement éjectées de l'appareil et se développent peu à peu en plein jour, comme par miracle. Un joujou extra pour photographier d'autres joujoux.

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Pratique :

Galerie du Chapitre - 10, rue du chapitre 30 000 Nîmes
Site web : http://www.galerieduchapitre.com
Galerie ouverte l'été du mardi au samedi de 10h-12h & de 16h-19h
Contact : 09.50.69.62.26
 

02/08/2010

A Sauve, les arts se bousculent à Muz'art : les toiles de Jean Lombart et les sculptures de Mazel Marzo-Mart à l'affiche

 lombardb12.jpgMu'zart, un lieu de vie unique, près de Sauve (Gard) où les arts se bousculent et s'entremêlent : musique, arts plastiques, théâtre, conte, danse, cinéma, littérature, photographie... Cet espace présente jusqu'au 8 août des oeuvres du "peintre des arbres" Jean Lombard et des sculptures du Catalan Mazel Marzo-Mart.

D'un élan baroque à une peinture apaisée.- A partir de 1930, Jean Lombard séjourna, durant les vacances dans la propriétéde sa belle-famille, à Valcros prés d'Aix en Provence, patrie de Cézanne qui restera son grand homme toute sa vie. Pendant cette période «cézannienne» d'avant guerre, il expose des paysages, des natures mortes et des portraits à la galerie Druet à Paris et régulièrement aux Salons d'Automne, du Sud-Est, et des Indépendants.
Après 1943, il est influencé dans son dessin, par Braque et le cubisme jusqu'en 1950. Pendant cette période de guerre, il va remplacer les cours du soir de dessin qu'il donnait pour les adultes par des cours de peinture pendant le week-end, ce sera «le Groupe du Vert-Bois» qui formera de nombreux jeunes peintres.
lombardtoile.jpgPuis sa peinture devient peu à peu moins figurative, tout en étant «toujours en contact avec la nature» comme il le dira lui-même. Il expose alors à la galerie Synthèse et aux salons de Mai et des Réalités Nouvelles. En 1954, il construit dans la pinède de Valcros un atelier. Un élan «baroque», comme dira la critique, anime alors son oeuvre : Il devient le «peintre des arbres» dont il s'inspire souvent.
Enfin, après 1970, il revient à une peinture plus apaisée, plus réaliste, utilisant des couleurs transparentes et lumineuses.  En 1975, le musée de Montauban lui a rendu un  hommage en organisant une première rétrospective de son oeuvre. Il est décèdé à Paris en 1983. Depuis, plusieurs expositions particulières ont eu lieu à Paris. Les musées d'Art Moderne de la Ville de Paris, d'Aix en Provence, d'Arles, de Belfort, de Dijon, de Lyon, de Montauban, de St. Etienne et « La Piscine » de Roubaix possèdent quelques une de ses oeuvres. Actuellement il est représenté à Paris par la Galerie «53» rue de Seine.

 

catalan2.jpg Sculpteur d'avant-garde.- Sculpteur renommé, Manel Marzo-Mart, a étudié le dessin et la peinture à l'Academie Vilajosana. Il fait partie du groupe „Art Viu" de Manresa, avec lequel participe activement à la création de Xylographies destinées aux catalogues et affiches du groupe. Il réalise aussi des travaux plastiques pour les décors de pièces de théâtre d'avant-garde. 
Cet artiste a obtenu la prestigieuse bourse de la Fundation Juan Marc, qui lui a permis de séjourner à Paris pendant deux ans pour assister à l'atelier de J. Friedlander, un de grands maîtres de la gravure européene de XXº siècle.

catalan.jpg Après avoir ouvert les portes de son atelier de gravure de Bâle gravure aux autres artistes et aux personnes liées au monde de l'art, il sest 'installé à Barcelone, au coeur même du quartier de la Ribera, en face du Born. Cet été, il présente ses sculptures monumentales à Muz'art.

Pratique :Mu'zart, centre d'expression artistique, 1 chemin des Garennes, Sauve (Gard).
-Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 19h et le samedi de 9h à 17h 
-Tel. 04 66 93 24
-Site Internet : Muz'art

 

 

 

30/07/2010

Saint-Quentin-La-Poterie : rétrospective pour une grande dame de la terre vernissée

Geneviève Von Fritschen : une grande dame de la terre vernissée, invitée du Musée de la poterie méditerranéenne à Saint Quentin la Poterie

Poterie2 Egouttoir.jpgpoterie 1l.jpg

 

 

 

Geneviève Von Fritschen s'est installé dans le Gard en 1968 et n'en repartira plus. Cette rétrospective présente son travail consacré à la terre vernissée depuis ces années. Plus de 80 pièces sont exposées allant du bol au grand plat. Toutes ces poteries sont utilitaires et tantôt décorées de personnages joyeux et espiègles tantôt de décors à la poire. Cette artiste  participe à de nombreux marché de potiers à Saint-Quentin la Poterie et sa production n'est pas sans rappeler les céramiques traditionnelles de Saint-Quentin la Poteriie.
Cette potière à l'imagination malicieuse et à la technique parfaitement maîtrisée a su renouveler l'art populaire en céramique et redonner vie à la terre vernissée.  Son oeuvre se conjugue avec la vie quotidienne, elle présente des personnages naïfs, des animaux inattendus, des scènes empruntées à l'imagerie populaire, le tout accompagné de plumetis ,bourdons et autres passementeries qu'elle trace avec délicatesse.

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Pratique
Horaires d'ouverture :  tous les jours de 10h à 13h et de 15h à 19h
Tarif : 3 € et 2,3 € (réduit)
Maison de la Terre :14 rue de la fontaine, Saint-Quentin la Poterie
Tel : 04 66 03 65 86
terres.de.mediterranee@wanadoo.fr

 

25/07/2010

Photographies à Masillargues-Atuech : le festival des potiers vus par Emmanuel Perrin

Remarqué pour ses portraits, reconnu dans la région à travers sa collaboration pour le magazine Terre de Vins, Emmanuel Perrin est un photographe free-lance installé dans la région depuis 15 ans. il présente une soixantaine de photos en noir et blanc, et en couleur  à la cave coopérative de Marsillargues-Atuech (Gard). Ces images ont été réalisées durant le festival de la céramique d'Anduze.

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L'exposition raconte avec émotion, ironie, tendresse ou complicité, des moments forts de la préparation du festival, la cuisson monumentale d'Emmanuel Arel, la découverte des oeuvres exposées, les ateliers de création pour enfants et adultes, l'enthousiasme du public, les performances artistiques et techniques de Gilbert Serres ou de Thierry Sivet. « Le travail que j'ai réalisé m'a permis de concilier plusieurs approches qui sont tour à tour les miennes dans ma démarche de photographe »,  explique Emmanuel Perrin. C'est ainsi que l'on peut découvrir aussi bien des portraits, que des vues rapprochées sur une oeuvre sculptée, ou des images de reportage.
Avant d'arriver à Massillargues, cette exposition a été présentée dans le cadre du Fifav (Festival International du Film sur l'Argile et le Verre) à Montpellier, Lodève et Pézenas, où elle a rencontré un vif succès.
L'exposition est accrochée dans un lieu insolite et magnifique : les chais de vieillissement de la Carthagène de la cave coopérative de Massillargues-Atuech. Ces deux immenses caves circulaires semi-enterrées ont en effet été aménagées en galerie d'exposition.
En partenariat avec l'association Planète Terre, le directeur de la cave, Christian Vigne, a relevé le défi et décidé d'aménager ces espaces pour ouvrir ces lieux à des expositions artistiques tout au long de l'année. Et c'est une réussite ! 
Des céramiques présentées dans cette galerie pas comme les autres font écho au photos d'Emmanuel Perrin.

Exposition jusqu'au  1er août 2010
ouverte tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 19h
Cave coopérative, route plaine, 30140 Massillargues-Atuech
www.vin-sud.com