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13/12/2012

Sérignan : Guillaume Leblon, une seconde peau de plâtre pour repenser l'espace

guillaume leblon

 

Le Musée régional d'art contemporain à Sérignan consacre à l'artiste Guillaume Leblon une importante exposition personnelle sur les deux niveaux du musée. A voir jusqu'au 24 février.
 Formé à l'École des Beaux-Arts de Lyon jusqu'en 1997, Guillaume Leblon (Lille, 1971) a poursuivi ses recherches à la Rijksakademie d'Amsterdam et expose régulièrement en Europe et aux États-Unis. L'artiste ancre ses recherches dans l'héritage conceptuel des années 60.
Il interroge l'œuvre, sa nature et sa structure d'œuvre, sa relation à l'espace. Les stratégies spatiales organisées par l'artiste et le choix même des matériaux visent à mettre en scène des rapports entre l'individu et l'espace.
Entre nature et culture, réalité et fiction, gravité et légèreté, superficie et densité, intériorité et extériorité, l'artiste aux installations et aux médiums protéiformes, crée une œuvre empreinte d’une certaine mélancolie et d’une touche de mystère. Guillaume Leblon, qui se définit comme un artiste d'atelier, travaillant dans l'instabilité, reste évasif : "Je me contente de déconstruire, d’additionner ou de soustraire, en fonction de ce que j’ai sous la main dans l’atelier". Au rez-de-chaussée, un sol en plâtre à parcourir occupe les 550 m², uniformisant tout l'espace. Le plâtre, matériau utilisé dans la construction depuis l'antiquité, unifie l'espace dans une pellicule réparatrice, protectrice. En recouvrant le sol, le plâtre apparaît comme une seconde peau, une manière de re-panser l'espace.

Pratique:
- Muse régional d'art contemporain, Sérignan
- 146 avenue de la Plage BP 4 34410 Sérignan
- Tél: 04 67 32 33 05

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guillaume leblon

19/08/2012

Nicole Pagano présente ses Maritimes à la Halle de Sérignan

Nicole Pagano dont les œuvres ont pu être appréciées par les sétois à Dock Sud et au théâtre de la mer lors de Fiesta Sète , sera à la Halle de Serignan, pour présenter sa série « Les maritimes », acryliques sur toiles et dessins à l’encre. Exposition du 20 au 27 aout, nocturne le mardi jusqu'à 22h. Vernissage le jeudi 23, à 19h

 "Mon parcours, explique Nicole Pagano, est jalonné de moments contrastés, d’ influences multiples : un apprentissage de vie… le temps d’ une maturité pour réunir mes sensations."
Sur l’aplat d’un papier blanc, une gestuelle éclaboussée d’encre noire, du fusain frotté, de la mine de plomb appuyée , des tracés épais au pinceau pour que les couleurs rebondissent.., chaque instrument est un tremplin pour une nouvelle interprétation figurative, ou une autre inspiration graphique.
La matière invite à une technique et un geste. Les sensations prennent corps dans la terre, et les volumes se construisent comme une architecture humaine avec des passages de pleins et de vides.

nicole pagano

02/07/2012

Daniel Buren, Ann Veronica, Janssens Mai-Thu Perret, Veit Stratmann, James Turrell, Felice Varini, Jessica Warboys marchent dans la couleur à Sérignan

Daniel Buren, Ann Veronica Janssens, Mai-Thu Perret, Veit Stratmann, James Turrell, Felice Varini, Jessica Warboys, présentent  "Marcher dans la coleur" au Musée régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon à Sérignan.
Cette exposition réunit plusieurs artistes internationaux de premier plan qui proposent une expérience de la couleur dans l'espace. Avec de nombreuses pièces produites ou réactualisées spécialement pour l’exposition. Une visite qui se révèle un grand parcours de sensations colorées. 
A voir  du 1er juillet au 28 octobre 2012. Vernissage aura lieu le samedi 30 juin.  


Daniel Buren Né en 1938 à Boulogne-Billancourt (France) - Vit et travaille in situ. En 1965, Daniel Buren met au point son « outil visuel » : des bandes verticales de 8,7 cm de large alternées blanches et colorées, répétant ses rayures à l'infini et sur tous les supports. Le choix d'un motif fabriqué industriellement répond à son désir d'objectivité. En 1966, Buren s'associe avec les peintres Olivier Mosset, Michel Parmentier et Niele Toroni, avec lesquels il organise des manifestations très controversées, créant le groupe BMPT. Ce qui lie « BMPT » est la pratique commune de la répétition systématique d'un même motif, ainsi que la volonté de s'opposer radicalement à la scène artistique parisienne, très académique. Ce travail est l'occasion d'examiner non plus seulement les limites physiques de la peinture, mais également les frontières politiques et sociales du monde de l'art. Se posant toujours en théoricien de son propre travail, Daniel Buren accompagne toutes ses installations d'un descriptif, de notes explicatives : de l'emploi dans les premières toiles d'un tissu industriel constitué de bandes égales et verticales blanches, à l'utilisation de ce tissu comme lieu de l'inscription de la peinture, à la peinture comme non-lieu. Buren met très vite au point le concept de travail in situ, c'est-à-dire d'une intervention artistique intrinsèquement liée au lieu dans lequel le travail est programmé et réalisé. Buren procède toujours à une analyse du lieu en révélant ses particularités les plus significatives et les moins visibles. Buren parle lui-même « d'instrument pour voir », car paradoxalement, en se limitant à un motif unique, il parvient à un élargissement du champ visuel du spectateur. L'oeuvre révèle le lieu et ce lieu même la rend intransportable et donc éphémèreensations colorées qui invite le spectateur.

daniel buren

Daniel Buren, Photo-souvenir : Rotation, travail in situ, 2006. Vinyles colorés auto-adhésifs sur 46 fenêtres, dimensions variables. © Daniel Buren, Adagp. Collection Musée régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon, Sérignan. Photographie : Jean-Paul Planchon



 

Ann Veronica Janssens Née en 1956 à Folkestone (Royaume-Uni) - Vit et travaille à Bruxelles (Belgique). La pratique de l’artiste Ann Veronica Janssens pourrait se définir comme une recherche basée sur l'expérience sensorielle de la réalité. Par divers types de dispositifs (installations, projections, environnements immersifs, interventions urbaines, sculptures), Ann Veronica Janssens invite le spectateur à franchir le seuil d'un espace sensitif nouveau, aux limites du vertige et de l'éblouissement. Dans un registre inspiré de processus cognitifs (perception, sensation, mémoire, représentation), ses oeuvres tendent vers un certain minimalisme, soulignant le caractère fugitif ou fragile des propositions auxquelles elle nous convie. Spatialisation et diffusion de lumière, rayonnement de la couleur, impulsions stroboscopiques, brouillards artificiels, surfaces réfléchissantes ou diaphanes sont autant de moyens lui permettant de révéler l'instabilité de notre perception du temps et de l'espace. Les propriétés des matériaux (brillance, légèreté, transparence, fluidité) ou les phénomènes physiques (réflexion, réfraction, perspective, équilibre, ondes) sont questionnés avec rigueur dans leur capacité à faire vaciller la notion même de matérialité. « De façon générale, j’aime cette idée que l’on puisse convoquer et transporter la sculpture, la couleur ou la forme en soi sans qu’elle vous soit imposée par l’artiste. Mon intervention se limitant à créer des conditions minimum, presque rien, à leur expérimentation, chacun reste libre d’agir sur lui-même pour explorer et interpréter le sens de son expérience personnelle. » Ann Veronica Janssens.

ann veronica janssens

 Ann Veronica Janssens, Bluette, 2006. Brume et lumière artificielle, 120 cm de diamètre. Courtesy Air de Paris.



Mai-Thu Perret Née en 1976 à Genève (Suisse) - Vit et travaille à Genève. La production pluridisciplinaire de Mai-Thu Perret, artiste suisse d'origine franco-vietnamienne, se déploie à travers différents médiums aussi variés que la sculpture, la peinture, la vidéo, le son, mais aussi le texte ou même encore la céramique. Marquée par les mouvements avant-gardistes du XXe siècle et par les philosophies orientales, l'oeuvre de Mai-Thu Perret comporte de nombreuses références culturelles, historiques et littéraires. Elle a commencé sa carrière d'artiste à la fin des années 1990, après des études de Lettres à Cambridge tout en dirigeant l'Espace d'art contemporain Forde à Genève. Elle se fait remarquer sur la scène internationale avec son oeuvre The Crystal Frontier (1999), récit autour d'une communauté imaginaire de femmes qui se serait implantée dans le désert du Nouveau Mexique. Elle poursuit la chronique de cette communauté utopique depuis plus de dix ans en créant, pour donner corps à cette collectivité, un journal de bord et des objets qui appartiendraient à ces femmes. Dans son travail, Mai-Thu Perret se plaît à mêler fiction et réalité en glissant des références historiques et littéraires, pour brouiller les pistes et multiplier les interprétations. C'est par la fiction qu'elle revient sur le passé pour interroger le présent. À travers son travail, elle réfléchit à l'héritage de la pensée utopiste dans la société capitaliste contemporaine.

mai thu perret

Mai-Thu Perret, We, 2007. Techniques mixtes. Vue de l’exposition au Bonnefanten Museum, Maastricht, Pays-Bas, 2007. Courtesy de l’artiste & Bonnefanten Museum, Maastricht. FNAC 08-062, Centre national des arts plastiques.

 

Veit Stratmann Né en 1960 à Bochum (Allemagne) - Vit et travaille à Paris (France). La démarche de Veit Stratmann s’articule autour d’une réflexion sur l’espace et sur son utilisation. Ses oeuvres sont généralement en lien étroit avec les lieux où l’artiste est invité à intervenir. Leurs dimensions, la neutralité de leurs formes et de leurs couleurs, les matériaux utilisés, et leur positionnement dans des lieux de passage, donnent aux oeuvres de l’artiste l’apparence d’un mobilier urbain improbable qui engage le spectateur à s’interroger sur ses habitudes perceptives et à remettre en question son appréhension physique de l’espace : « la question des dimensions du corps humain est partout dans ce que je fais, en plus de très fortes références aux normes architecturales. J’utilise des codes comme des informations envoyées au spectateur, des invitations à une action possible ». Car le geste, l’expérience physique du franchissement correspondent, selon l’artiste, à une sorte d’engagement de la part des spectateurs. Les notions liées à l’idée de limites, de frontières et de leur franchissement sont récurrentes dans son travail et le comportement du visiteur y devient déterminant

 

veit stratmann

 Veit Stratmann, Un Sol parisien / A Paris floor, 2010. Moquette, cornières d’aluminium, dimensions variables. Vue de l'exposition « Un Sol parisien / A Paris floor », Galerie chez Valentin, février-mars 2011. Courtesy Galerie chez Valentin. Photographie : Florian Kleinefenn

 

James Turrell Né en 1943 à Los Angeles (USA) - Vit et travaille à Flagstaff en Arizona (USA) et en Irlande. Né dans une famille quaker d'origine franco-irlandaise, son médium de prédilection est la lumière. Depuis la fin des années 60, les installations de James Turrell, appelées aussi « environnements perceptuels », sont réalisées à partir d'un seul matériau : la lumière, naturelle ou artificielle. Mis à part les dessins et les plans qui accompagnent ses oeuvres de plus grande envergure, sa production ne comporte ainsi aucun objet en tant que tel. Ses interventions, ses installations « en chambre » ou à ciel ouvert, procèdent toutes d’une quête artistique qui déstabilise nos relations au réel. En manipulant la lumière, James Turrell sollicite les sens, il se joue de la perception du spectateur, il la bouscule, la trompe : « La lumière m'intéresse en fait comme la révélation même, je ne suis pas un artiste de la lumière, je suis plutôt quelqu'un qui utilise la lumière comme matériau afin de travailler le médium de la perception. » Entre ses mains, la lumière prend une extraordinaire matérialité. Il créé des espaces fictifs, troublants et fascinants.
 

james turrell

James Turell, Red eye, 1992. Installation appartenant à la série des « Wedgeworks ». Tubes fluorescents rouges et bleus, blanc de Titane, placoplâtre. © Collection macLyon © Blaise Adilon
 

Felice Varini Né en 1952 à Locarno (Suisse) - Vit et travaille à Paris (France). S’articulant autour du traitement de l’espace, de l’architecture et de la perception visuelle, le travail de l’artiste suisse Felice Varini prend généralement une forme spectaculaire. Souvent associées à des lieux anciens à l’architecture affirmée ou à des espaces extérieurs, les formes géométriques colorées qu’il peint sont conçues pour être appréhendées selon un point de vue bien précis. « L'espace architectural, et tout ce qui le constitue, est mon terrain d'action. Ces espaces sont et demeurent les supports premiers de ma peinture. J'interviens dans un lieu chaque fois différent et mon travail évolue en relation aux espaces que je suis amené à rencontrer. En général je parcours le lieu en relevant son architecture, ses matériaux, son histoire et sa fonction. À partir de ses différentes données spatiales je définis un point de vue autour duquel mon intervention prend forme. J'appelle point de vue un point de l'espace que je choisis avec précision : il est généralement situé à hauteur de mes yeux et localisé de préférence sur un passage obligé, par exemple une ouverture entre une pièce et une autre, un palier... Je n'en fais cependant pas une règle car tous les espaces n'ont pas systématiquement un parcours évident. Le choix est souvent arbitraire. Le point de vue va fonctionner comme un point de lecture, c'est à dire comme un point de départ possible à l'approche de la peinture et de l'espace. La forme peinte est cohérente quand le spectateur se trouve au point de vue. Lorsque celui-ci sort du point de vue, le travail rencontre l'espace qui engendre une infinité de points de vue sur la forme. Ce n'est donc pas à travers ce point de vue premier que je vois le travail effectué ; celui-ci se tient dans l'ensemble des points de vue que le spectateur peut avoir sur lui. Si j'établis un rapport particulier avec des caractéristiques architecturales qui influent sur la forme de l'installation mon travail garde toutefois son indépendance quelles que soient les architectures que je rencontre. Je pars d'une situation réelle pour construire ma peinture. Cette réalité n'est jamais altérée, effacée ou modifiée, elle m'intéresse et elle m'attire dans toute sa complexité. Ma pratique est de travailler ici et maintenant. » Felice Varin

felice varini

Felice Varini, horizontale, verticale, Sérignan, 2012. Production Musée régional d'art contemporain Languedoc-Roussillon, Sérignan. Photographie : Jean-Paul Planchon
 

Jessica Warboys Née en 1977 à Newport (Royaume-Uni) - Vit et travaille à Londres (Royaume-Uni) et Paris (France). Montagne, soleil, galaxie, créatures du passé, poésie, tous ces éléments se rencontrent et travaillent ensemble. Ombres et rideaux sont des personnages. Le coeur a un langage ; le rythme fait couler l’encre. Une chose est certaine, une autre profondément précaire. Toutes ces pistes convergent pour former une histoire, et vous pénétrerez l’univers de Jessica Warboys. Souvent, elle parvient à capturer les forces invisibles qui fluctuent entre les aspects les plus intimes de l’ego et les territoires extra-humains. Récemment, elle a mis à contribution la mer et le soleil sur une série de toiles grand format. Pour réaliser ses Sea paintings, elle immerge la toile dans la mer, permettant ainsi aux vagues et au vent de traverser les pigments appliqués à la main, laissant la trace de leur mouvement. Dans ses cyanotypes/photogrammes, le négatif de l’image est constitué par l’ombre laissée par différentes formes placées momentanément sur des toiles photosensibles exposées au soleil. Sa manière de représenter des images à la lisière du concret et de l’éphémère fait que ses films et ses constellations d’objets sont habités à la fois par des motifs hautement complexes et des formes visuelles très simples. Dans son oeuvre, elle prolonge le passage nécessaire à la transformation d’une chose en une autre. Au cinéma, comme dans la magie, une simple coupe nous occulte ce mouvement : dans les films de Jessica Warboys, il nous est permis de suivre le processus de transformation. Grâce à cette particularité, la plus grande des transformations se déroule dans notre propre perception et notre propre attente.

jessica  Warboys

Jessica Warboys, Ocean Painting, Portmain, 2010. Collection du Frac des Pays de la Loire, oeuvre produite par le Frac des Pays de la Loire dans le cadre des Ateliers Internationaux. Photographie : Vaida Budreviciuté.

20/03/2012

Crac de Sète et Mrac de Sérignan : une saison estivale de l'art contemporain toute en couleurs et modernité

serignan, sète

La présentation des programmations estivales 2012 du CRAC à Sète et du MRAC à Sérignan s’est déroulée, ce mardi matin à Montpellier, à l’Hôtel de Région. En cette année 2012, ce sont de nouvelles programmations riches en projets inédits et rendez-vous spécialisés. Une nouvelle saison d'art contemporain toute en couleurs et modernité 
Voici les grandes lignes de cette programmation sur laquelle nous reviendrons:

                                       Au CRAC à Sète
-  Du 6 avril au 28 mai :  vernissage vendredi 6 avril à 18h30 "Dialogue"- Sylvie Fanchon: « SF"; Dialogue Morgane Tschiember : « Swing’nd Roll & Bubbles ; Project-Room - Albert  & Verzone: « the Moscow project 1991-2011 » et « Seaeuropeens 1994 »
- Du 29 Juin au 30 Septembre : vernissage vendredi 29 juin à 18h30 : la grande exposition d’été retiendra l’exposition Monographique de Michel François. 

                                        Au MRAC à Sérignan
- Du 11 Mars au 10 Juin : exposition d’Yves Belorgey, « Peintures sur dessins »
- Du 1erJuillet au 28 Octobre : vernissage samedi 30 juin à 18h30 : la grande exposition collective d’été « Marcher dans la couleur"

serignan
Sur la photo de droite à gauche : Noëlle Tissier, directrice du CRAC à Sète ; Fabrice Manuel, directeur de la Culture et du Patrimoine de la Région Languedoc-Roussillon ;  Josianne Collerais, vice-présidente de la Région Languedoc-Roussillon, déléguée à la Culture et au Patrimoine ;  Hélène Audiffren, directrice du MRAC à Sérignan.

10/03/2012

Yves Bélorgey présente ses "façades" à Sérignan (Musée régional d'art contemporain)

yves bellorgey, mrac, sérignan
Yves Bélorgey, Les Avanchets à Genève, architectes Steiger Partner AG, Benjamin Förderer, Franz Amrhein, construction 1973-1977,février-mars 2011. Huile sur isorel, 240 x 240 cm.

 

Grande exposition monographique consacrée à Yves Bélorgey du 11 mars au 10 juin au musée régional d'art contemporain de Sérignan. Sur 1000 m², les peintures viennent dialoguer avec les grands dessins au même format, invariablement 240 x 240 cm, installés sur les deux niveaux du musée. Vernissage le samedi 10 mars 2012 à 18h30.



Le Musée Régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon à Sérignan organise une grande exposition monographique consacrée à Yves Bélorgey. Sur 1000 m², les peintures dialoguent avec les grands dessins au même format, invariablement 240 x 240 cm, installés sur les deux niveaux du musée.
Yves Bélorgey parcourt les banlieues des grandes métropoles, de Marseille à Mexico, en passant par Varsovie ou Istanbul, pour en ramener des photographies d’immeubles qui, plus tard à l’atelier, deviendront des peintures et dessins de grandes dimensions. Ses peintures cadrent et tendent à faire entrer l’objet représenté dans sa globalité.
La construction est donnée par la facture, proposant au regardeur la même monumentalité que lorsque l’on se situe devant l’immeuble lui-même. Les dessins sont plus resserrés, représentant souvent des entrées d’immeubles ou des détails particuliers. Ils ne sont pas des esquisses mais proposent un autre cadrage, davantage dans la quotidienneté.
Les représentations de paysages urbains d’Yves Bélorgey portent un regard sur les édifices de l’architecture moderne. Il les représente dans une frontalité brutale et exhibe l’organisation sociale qui conditionne le système urbain des banlieues. 
Le regard n’est à la fois ni pessimiste, ni optimiste, mais se positionne plutôt sur le mode documentaire.  Ce n’est pas une préoccupation sociologique qui mène Yves Bélorgey à décliner façade après façade mais une fascination pour ce motif, l’immeuble, tant pour sa valeur symbolique de construction universelle que pour ses qualités plastiques, à la fois picturale et sculpturale. Il observe ces immeubles comme les monuments d’un projet social révolu, comme les représentants des ruines d’une certaine époque dont l’ambition - aujourd’hui remise en question - était d’offrir un confort minimum pour tous. Il envisage la peinture comme un enjeu politique et lui donne un sens militant : réaliser des peintures d’immeubles signifie travailler le nombre, la densité et le paysage actuel de la ville ; c’est une façon de faire le pont entre le tableau et l’immeuble, deux oeuvres autonomes isolées. Yves Bélorgey nous amène « à regarder frontalement et sans états d’âme la ville ».

 

yves bellorgey; mrac,sérignan

Yves Bélorgey, Vue des entrepôts de la SERNAM à Pantin, octobre-novembre 2010. Huile sur toile, 240 x 240 cm

 

 

yves bellorgey; mrac,sérignan

 

Yves Belorgey,

Quartier Daugiaaukstis, architecte C. Mazuras, construction 1973 1974 à Vilnius. Avril 2004. Graphite et pastel, 240 x 240 cm (format image), 250 x 270 cm (format papier).

yves bellorgey; mrac,sérignan

Yves Bélorgey, Immeuble de la porte de Pantin, Architecte Paul Chémétov, Construction 1980,Octobre 2010. Huile sur toile, 240 x 240 cm.

 

 

 

 

 

 

28/01/2012

28 janvier Sérignan : la nouvelle et belle saison du Musée régional d'art contemporain

serignan

Le Musée régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon à Sérignan, pour commencer cette nouvelle année, dévoile aujourd'hui samedi 28 janvier (11h) la nouvelle présentation de ses collections.


Une fois par an, le musée renouvelle son accrochage pour mettre en valeur ses dernières acquisitions et proposer un nouveau parcours aux visiteurs. Depuis sa régionalisation, le musée a renforcé sa politique d’acquisitions.
En 2011, il a pu compléter son fonds par l’achat d’oeuvres de Wilfrid Almendra, Dado, documentation céline duval, Didier Marcel, Véra Molnar, Lawrence Weiner, John Wood et Paul Harrison. L’engagement du musée auprès des artistes a conduit plusieurs d’entre eux à réaliser des dons de leurs oeuvres encore cette année : Peter Stämpfli et Ida Tursic & Wilfried Mille.
Aujourd’hui, comptant plus de 400 oeuvres et une centaine d’artistes, la collection du musée offre au public un regard sur la création, des années 60 à la période la plus contemporaine. L’accrochage ne répond pas à des données chronologiques mais propose des rapprochements formels, stylistiques ou poétiques. Avec la diversité des oeuvres présentées (peintures, dessins, photographies, sculptures, installations…), le public pourra découvrir des artistes phares de la scène contemporaine.
L’année 2012 réserve à nouveau une beau programme de rendez-vous et d’expositions. La présentation monographique consacrée à Yves Bélorgey au printemps présentera peintures et dessins sur près de 1000 m². La grande exposition collective d’été « Marcher dans la couleur » réunira plusieurs artistes de premier plan qui proposent une expérience d’ordre sensoriel et/ou questionnent la couleur dans l'espace, avec la production de plusieurs projets inédits d’artistes comme Felice Varini, Ann Veronica Jansens, Viet Stratmann ou Jessica Warboys. L’année s’achèvera avec une exposition personnelle de Guillaume Leblon à l’automne, en parallèle de l’exposition « Alerte Météo 3.

Le programme :
- Yves Bélorgey, peintures sur dessins,  du 10 mars au 10 juin 20;  Vernissage samedi 10 mars 2012 à 18h30.
- "Marcher dans la couleur" avec Ann Veronica Janssens, Mai-Thu Perret, Viet Stratmann, James Turrell, Felice Varini, Jessica Warboys,  Du 30 juin au 28 octobre; Vernissage samedi 30 juin 2012 à 18h30
-  Guillaume Leblon, du 10 novembre au 10 février 2013; Vernissage samedi 10 novembre 2012 à 18h30
- Alerte Météo, du 10 novembre 2012 au 10 février 2013; Vernissage samedi 10 novembre 2012 à 18h30.

 

serignan

21/01/2012

Sérignan : les nouvelles acquisitions du musée régional d'art contemporain

 Une fois par an, le musée régional d'art contemporain de Sérignan renouvelle son accrochage pour mettre en valeur ses dernières acquisitions et proposer un nouveau parcours aux visiteurs. Depuis sa régionalisation, le musée a renforcé cette politique d’acquisitions. 

En 2011, il a pu compléter son fonds par l’achat d’oeuvres de Wilfrid Almendra, Dado, documentation céline duval, Didier Marcel, Véra Molnar, Lawrence Weiner, John Wood et Paul Harrison. L’engagement du musée auprès des artistes a conduit plusieurs d’entre eux à réaliser des dons de leurs oeuvres encore cette année : Peter Stämpfli et Ida Tursic & Wilfried Mille.
Aujourd’hui, comptant plus de 400 oeuvres et une centaine d’artistes, la collection du musée offre au public un regard sur la création, des années 60 à la période la plus contemporaine. L’accrochage ne répond pas à des données chronologiques mais propose des rapprochements formels, stylistiques ou poétiques. Avec la diversité des oeuvres présentées (peintures, dessins, photographies, sculptures, installations…), le public pourra découvrir des artistes phares de la scène contemporaine.
 

wilfrid almendra

Wilfrid Almendra : Wahiawa, 2004; Bois, carrelage, feutre et céramique, 105 x 230 x 110 cm, courtesy Galerie Bugada & Cargnel, Paris

 dado

 Dado (Miodrag Djuric, dit) Les plus belles phrases de la langue française, 1990 Eau-forte et aquatinte sur papier d’Arches. Ensemble de 8 gravures, 28 x 38 cm chaque, courtesy Alain Controu.

 

le don de langue.png 

Le Don de Langue, 1992; Édition contenant 12 gravures; Pointe-sèche et aquatinte sur papier, 27,5 x 34,5 x 4 cm fermé, courtesy Alain Controu.

 

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Rhinocéros III, 1974 Pointe-sèche sur papier, 76 x 56 cm, courtesy Alain Controu

  

serignan 

Néant, 1970 Pointe-sèche sur papier, 76x56 cm, 76 x 56 cm, courtesy Alain Controu

 

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Monténégro, 1973; Pointe-sèche sur papier, 76 x 56 cm, courtesy Alain Controu

 

 

 

16/09/2011

Sérignan: hommage à Dado au musée d'art contemporain

 Le Musée régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon présente, du 17 septembre 2011 au 22 janvier 2012, un hommage à l’artiste Dado disparu en novembre dernier.


Cette exposition au cabinet d’arts graphiques donnera à voir un ensemble d’oeuvres sur papier depuis les dessins des années cinquante de l’ancienne collection Jernej Vilfan, présentés pour la première fois au public, de nombreuses gravures, technique à laquelle l’artiste s’est consacré de nombreuses années, jusqu’aux derniers dessins réalisés pour sa petite-fille Diotime en 2010.
"Dado, immense dessinateur, a toujours considéré ses dessins comme autonomes. Devant ses oeuvres sur papier, on est saisi par sa virtuosité technique, la qualité du trait, la ligne sûre et appuyée, l’intensité des figures d’un seul trait car le dessin ne supporte aucune hésitation", explique Claude Louis-Combet
Une salle, dans les espaces dédiés aux collections du musée, est aussi entièrement consacrée à son oeuvre peint de 1957 à 2005. À l’occasion de cet hommage, une soirée de projections de films de Pascal Szidon sur l’artiste est organisée au Domaine des Orpellières ce vendredi 16 septembre  à 20h. Le site des Orpellières à Sérignan Plage, entre fleuve et mer, est un espace naturel exceptionnel, réserve naturelle pour la faune et la flore typiques des terrains salins. Au milieu de ce territoire, les bâtiments abandonnés d’une ancienne ferme viticole, le Domaine des Orpellières, ont été investis par Dado qui a recouvert les murs et piliers intérieurs d’immenses peintures murales aux couleurs vives et profondes, a accumulé des objets, fétiches de l’enfance. Les fresques, réalisées sur des tags anonymes, figurent des personnages monstrueux, corps mutilés et souffrants, des gueules béantes et yeux globuleux, des organes disséminés, des pantins gesticulant, des visages figés dans une vraisemblable douleur. Eparpillés dans l’espace, des voitures ossuaires, une collection de squelettes, des poupées démantibulées participent à cet univers d’une force créatrice incroyable. Débutée au moment de la guerre des Balkans, cette oeuvre est un véritable manifeste qui dénonce l’horreur de la guerre. Dado a composé un « manuscrit ouvert » sur la violence du monde, une sorte de « Guernica en couleur ».
Suite à un dommage sur la toiture, le site est actuellement fermé au public. Un projet général de réhabilitation et de transformation de l’ensemble de la ferme viticole en « Centre d’interprétation Art et Environnement » est en cours de concrétisation.

Les rendez-vous:

Vendredi 16 septembre  à 20 h, Llancement des Journées du Patrimoine au Domaine des Orpellières à Sérignan-Plage; Projections de films sur Dado en plein air
Samedi 17 septembre à 11h : vernissage de l’exposition Hommage à Dado(1933-2010) dessins, collages, gravures de 1953 à 2010 au cabinet d’arts graphiques.
-  Dimanche 18 septembre à 15h : visite de l’exposition et des collections permanentes dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine

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17/06/2011

Sérignan : à partir du 16 juin, poésie persane, peinture et poterie d'art à la Halle

La Halle de Sérignan accueille une séduisant palette d'artistes. Un joli détour sur la route des vacances entre poésie et peintures.

Du 16 au 20 juin, 10 h - 12 h 30 et 16 h - 18 h 30, la Halle. « La poésie persane l’intrigue et la fascine, en particulier celle de Rumi, Attar, Hafiz, Omar Khayyam. "Ce sont des phrases courtes, percutantes, parfois dérangeantes, qui m’accompagnent depuis toujours. Elles m’ont forcément inspirée, dans tout ce que j’ai pu faire. J’ai longtemps vécu et travaillé à l’étranger, et exercé le métier de graphologue. C’est en rencontrant des artistes peintres, aux Etats-Unis et en Angleterre, que j’ai découvert, assez tard, mon goût pour la peinture. J’ai appris à travailler, avec eux, l’acrylique, les pigments et les techniques mixtes. Par-dessus tout, j’aime peindre et décorer, et comme un caméléon, me fondre dans les couleurs, l’atmosphère d’un lieu, d’une époque, pour en interpréter librement les styles et les formes" explique Béatrice Greatwood qui va séduire Sérignan.

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Du 1er au 10 juillet, 10h-12h30, 16h-20h, la Halle. Vernissage le samedi 2 juillet à 18h30. La peinture et la poterie d’art sont à l’honneur à la Halle du 1er au 10 juillet avec un duo d’artistes primés au salon d’été du Château de Raïssac: Isales, peintre à Montpellier (St Georges d’Orques) et Bogdan Saczkowski, céramiste à Ouveillan dans l’Aude. L’univers poétique des oeuvres d’Isales témoigne de son attachement d’enfant à sa région d’origine du côté de Saint- Céré dans le Lot. Elle réalise ses premiers essais en 1990 dans les ateliers libres de l’université de Göttingen, en Allemagne. Artisan potier des Poteries du Cabirou, Bogdan Saczkowski est un spécialiste de la technique du «Jaspé Mocha Tea». Il travaille l’argile depuis plus de 30 ans pour donner naissance à des pièces uniques. Isales et Bogdan Saczkowski, un subtil dialogue où les formes, la grâce et l’harmonie des couleurs s’offrent aux visiteurs.

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16/06/2011

Au musée d'art contemporain de Sérignan : "C'est l'amour à la plage" du 25 juin au 3 octobre

Le musée d'art contemporain de Sérignan présente, du 25 juin au 3 octobre, une exposition estivale au titre évocateur, clin d’oeil à la situation du Musée installé à seulement cinq minutes de la plage, réunissant des travaux d’artistes qui dialoguent autour de l’imagerie liée aux vacances et questionnent les clichés du soleil, de l’amour et du balnéaire. Depuis les paysages touristiques idéalisés aux détournements de l’iconographie sentimentale de bord de mer, en passant par des images kitch de couchers de soleil ou des horizons contemplatifs, l’exposition oscille entre représentation poétique et hédonisme vulgaire.

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pierre ardouvin.jpgPierre Ardouvin.- Né en 1955 à Crest. Vit et travaille à Montreuil. Les installations, photographies et dessins de Pierre Ardouvin, réalisés avec une étonnante économie de moyen, dévoilent une ambiance incertaine et ambivalente, révélant parfois l’idée d’un bonheur stéréotypé, parfois une violence sourde. À travers les visions idylliques perverties, des éléments festifs incongrus, des intérieurs inhabitables ou désertés, nature et culture se parasitent pour former un monde bancal où semblent s’affronter harmonie et chaos. Par l’image et l’objet, Pierre Ardouvin s’empare des archétypes de notre culture pour créer des oeuvres à la fois ludiques et inquiétantes, qui oscillent entre mélancolie, humour et poésie.
olivier babin.jpgOlivier Babin.- Né en 1975 à Dijon. Vit et travaille à Paris. Le travail d’Olivier Babin s’intéresse à la façon dont l’industrie culturelle, la communication, le marketing économique et politique s’approprient des formes directement issues de l’art abstrait, conceptuel et minimal. Qu’il s’approprie directement des formes historiques ou qu’il rejoue ces formes à travers la culture populaire, les oeuvres d'Olivier Babin font toujours appel à l’humour et au déplacement pour créer des espaces d’autonomie, à la fois poétiques et désenchantés. Olivier Babin construit un paysage ambivalent, psychédélique et lucide, dont l’indéniable séduction se pare d’une idiotie manifeste.

 


davidebalula.jpgDavide Balula.-  Né en 1978 à Annecy. Vit et travaille à Paris. Davide Balula intervient à la fois dans les arts plastiques et la musique en tant que compositeur, musicien et songwriter. Il développe son oeuvre autour de dispositifs visuels, sonores, électroniques et plastiques. Les objets manufacturés de Davide Balula laissent au premier regard, une impression de mécanique froide que la finesse des dessins, la présence de végétaux, d'instruments de musique et de sons font glisser vers un univers fragile et poétique.

veronique boudier.jpgVéronique Boudier.- Née en 1961 à Nantua. Vit et travaille à Bruxelles. Véronique Boudier développe depuis vingt ans une pratique artistique polymorphe mêlant sculpture, installation, performance, photographie et vidéo. Se mettant régulièrement en scène dans ses oeuvres, elle rejoue des moments de la vie quotidienne en y insérant un léger décalage. Elle utilise son corps comme une sculpture vivante et revendique, tout en affichant une attitude légère et désinvolte, une liberté sans limites. Qu’elle se représente en danseuse, armée, parée de diamants ou recouverte de chocolat, elle souligne, avec humour et poésie, la complexité de la figure féminine.


gerard deschamps.jpgGérard Deschamps.-Né en 1937 à Lyon. Travaille à La Châtre. Pour Gérard Deschamps, artiste du Nouveau Réalisme, les jouets de plage, planches à voile et ballons sont des objets d’une société qui apparaît comme celle de la standardisation des comportements et de la fabrication artificielle de désirs promus par le marketing. Les couleurs sont gaies mais l’usage que Deschamps en fait est définitivement plus sombre et grinçant qu’il ne veut le laisser paraître. Il ne s’agit pas seulement du multiple mais d’une multiplication sans fin, d’une production ininterrompue. L’artiste cherche toujours une économie des moyens pour contredire ou contrarier la profusion d’objets, peut-être d’ailleurs pour piéger le principe de production en lui offrant un cadre autre : le supermarché dans le musée et surtout pas l’inverse.

angela detanico.jpgAngela Detanico & Rafael Lain Angela Detanico.- née en 1974 à Caxias do Sul (Brésil). Rafael Lain : né en 1973 à Caxias do Sul (Brésil). Vivent et travaillent à Paris. Angela Detanico & Rafael Lain, travaillent ensemble depuis 1996 et poursuivent une réflexion sur l'image et le langage et jouent avec ce dernier pour mieux le manipuler, le contourner, le penser. Linguistes et graphistes de formation, ils réalisent une oeuvre bicéphale qui se situe aux confins de ces deux disciplines et développe notamment la création d’alphabets incarnés et matérialisés par des objets, des densités d’encre, des quantités de couleurs… Manipulant la vidéo, l’installation, l’image informatique, leurs oeuvres instaurent, à l’évidence, un rapport au paysage, nous conduisant à en faire une expérience tant physique que sensorielle ou tautologique. documentation.

celine duval.jpgCéline Duval.-  Née en 1974 à Saint-Germain-en-Laye. Vit et travaille à Houlgate. documentation céline duval, a été créée en 1998 Constituant depuis plusieurs années un fonds iconographique qui va de la photographie amateur et archives privées aux images de diffusion publique, la documentation céline duval porte un regard sur notre monde à travers sa production d’images. D’abord collectée puis rejouée par sélection, classement ou encore juxtaposition, cette matière visuelle rejoint un projet utopique d’encyclopédie composée sur les stéréotypes photographiques et la récurrence d’éléments révélateurs. Mais loin de circonscrire son oeuvre dans une unique dimension anthropologique, la documentation céline duval révèle l’extraordinaire vitalité des structures qui composent intentionnellement ou culturellement ces images.

nathalie elemento.jpgNathalie Elémento.-  Née en 1965 à Saint-Nazaire. Vit et travaille à Paris. Nathalie Elémento s'interroge sur les objets que nous usons quotidiennement (chaise, table, cadre, bibliothèque…) et qui conditionnent nos gestes. Sa réflexion l'a menée à repenser des formes ou des déformations, à définir une nouvelle architecture d'intérieur où les éléments sont interchangeables et repositionnables. Ses sculptures-meubles nous confrontent aux objets qui nous habitent, aux représentations mentales que nous sommes prêts à adopter et à adapter pour vivre dans notre espace. L’artiste détourne les objets, non pas pour les rendre inutilisables, mais pour révéler leur importance alors que nous n'y faisons plus attention et leur donner une nouvelle dimension.

 

 


pierre joseph.jpgPierre Joseph.-  Né en 1965 à Caen. Vit et travaille à Paris. Pierre Joseph fait partie de la génération d’artistes des années 90, dont la démarche se nourrit d’une multitude de références contemporaines, de la SF à la play station en passant par la culture techno. Le propre de son art est d’explorer et d’expérimenter intuitivement l’univers fantastique qu’offrent les nouvelles technologies. Il ne propose pas d'objets ou de projets figés mais des principes vivants ou des environnements à activer. Pierre Joseph donne un visage onirique et fun à la technique, ce qui était de l’ordre du rêve apparaissant bien souvent sous une forme sensorielle concrète.

 

 


carlos kusnir.jpgCarlos Kusnir.-

 

 Né en 1947 à Buenos Aires (Argentine). Vit et travaille à Marseille. La peinture de Carlos Kusnir est un mélange de fantaisie et de rigueur artistique, de recul et d’infiltration de la vie quotidienne. Ses peintures portent en elles le souvenir de ses déplacements, façades, murs de briques, rideaux, nappes ou papiers peints. Il joue avec les motifs, les couleurs et les formes, sortant souvent du cadre conventionnel du tableau. Il décolle ses peintures du mur, les pose à même le sol, ou les maintient de façon précaire dans l’espace à l’aide d’équerres de bois. Kusnir invite à franchir le décor, à contourner les tableaux et les cimaises, laissant apparaître les piétements, la fragilité de la structure. L’apparente maladresse côtoie la virtuosité technique, toujours entre brutalité et délicatesse.

Laurent Perbos.- Né en 1971 à Bordeaux. Vit et travaille à Marseille. Laurent Perbos travaille à partir d'activités sociales de masse et de divertissement, issues de cultures populaires (le jeu, le sport, les records…). Ses oeuvres tendent à s'interroger sur la manière dont les choses de l'ordinaire, une fois revisitées par les gestes de l'art, et réinjectées dans les lieux qui lui sont dévolus, peuvent se redonner à voir, autrement, comme images. Pratiquant le leurre et le simulacre, l'esthétique de l'échec ou de l'idiotie, il interroge les possibilités interrelationnelles et ludiques de l'art, et s'approprie, avec ironie et dérision, le domaine des pensées collectives qu'il fait support de son travail.




jean-calude Rugirello.jpgJean-Claude Ruggirello.-
  Né en 1959 à Tunis. Vit et travaille à Paris. Jean-Claude Ruggirello travaille essentiellement avec la vidéo et le son, introduisant une dimension sculpturale dans son traitement de l’image. Ses formulations impliquent lenteur et action, description d’une image en mouvement, et mouvement d’une action fixe. C’est le plus souvent dans le contact ou la corrélation d’un corps animé et vivant à des objets environnants que s’inscrit l’action. Si celle-ci est simple et stupide, c’est pour évoquer autre chose qui tient davantage à son absence de causalité qu’à la présence d’une finalité. Le non-événement qui dure, l’extrême lenteur d’un mouvement, la fixité d’un plan annoncent et accusent une petite violence en attente.

ida tursuc.jpgIda Tursic & Wilfried Mille Ida Tursic.-  née en 1974 à Belgrade (ex-Yougoslavie). Wilfried Mille : né en 1974 à Boulogne sur Mer. Vivent et travaillent à Dijon. Les artistes Ida Tursic & Wilfried Mille (ou I&W) ne forment qu’un lorsqu’il s’agit de peindre. Le duo se coltine tous les genres et toutes les catégories picturales. Mais cette virtuosité, loin d'alimenter la confusion, recentre leur problématique sur les questions de la reproduction des images, de leurs modes de diffusion et de leur altération. Leurs sources iconographiques et formelles sont multiples. Ils puisent leurs images dans la télévision, le cinéma, les images numériques ou publicitaires, pour créer un lexique déroutant et sans cesse renouvelé. Pas de distinction des genres, abstraction, figuration, op’art, peinture en 3D, aquarelle, huile, gravure, impression, tout passe au rouleau-compresseur de la peinture.

La cellule (Becquemin&Sagot) Emmanuelle Becquemin.-  née en 1976 à Paris. Stéphanie Sagot : née en 1975 à Royan. Vivent et travaillent à Paris et Montpellier. Les artistes de La cellule (Becquemin&Sagot) créent des fictions artistiques qui abordent les questions de la consommation et de sa mise en oeuvre. Leurs dispositifs cherchent à extraire le potentiel "consommable" d'objets, d’êtres, de situations ou d’activités liées au quotidien et donnent naissance à des formes hybrides, entre sculptures, installations, performances et objets. Le repas et l'espace de la table constituent un de leurs champs d'action privilégiés. En travaillant selon la technique du collage et du déplacement, les deux artistes construisent un monde aux accents surréalistes et aux harmonies improbables dans lequel le vivant acquiert une place particulière.

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Pratique:
- Musée régional d'art contemporain du Languedoc-Roussillon, 146 avenue de la Plage, Sérignan
- 04 67 32 33 05 museedartcontemporain@cr-languedocroussillon.fr http://mrac.languedocroussillon.fr - Ouvert du mardi au vendredi de 10h à 18h; le week-end de 13h à 18h; Fermé le lundi et les jours fériés